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Critique de la série télé : Angel [1999], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 9 mai 2013 à 19h03

Ange et démons

L'exercice du spin-off dans l'industrie des séries télévisées est autant un marqueur de succès pour la série d'origine qu'un exercice périlleux pour la nouvelle arrivée. Elle se doit d'attirer les fans, mais aussi d'offrir quelques différences pour captiver un nouveau public. C'est ce qu'a tenté de faire cette première saison d'Angel avec plus ou moins de succès.

Angel est une production signée Joss Whedon, le père de Buffy contre les vampires. La série s'articule autour du personnage de vampire ténébreux incarné par David Boreanaz. La création d'une série autour de ce protagoniste permet un double enjeu au niveau de la narration : d'une part faire vivre un peu mieux ce personnage fort en le mettant au cœur de l'histoire; d'autre part faire évoluer le personnage de Buffy, qui prend un tournant après trois saisons centrées sur le lycée. Financièrement, surtout, cela permet à la chaîne The WB d'avoir deux séries sur un univers à l'époque très populaire et qui ne cesse d'intéresser du monde.

Whedon va alors s'associer au scénariste et producteur David Greenwalt, qui a officié sur Buffy, mais aussi sur une bonne partie de la quatrième saison d'X-Files. Il ne reste plus aux deux hommes qu'à compléter leur casting avec, là aussi, des transfuges de Buffy : l'égocentrique reine du lycée Cordelia (la sublime Charisma Carpenter) ou l'observateur un peu coincé Wesley (Alexis Denisof) qui était en charge de Faith dans la troisième saison. A cela s'ajoute un petit nouveau existant pendant la première moitié de saison, l'homme à moitié démon Doyle (Glenn Quinn).

Pour rappel, Angel est un vampire depuis plus de deux cent ans dans la série. Il a longtemps vécu comme une vraie bête assoiffée de sang, multipliant les crimes les plus monstrueux avant de s'en prendre à une gitane. Son peuple décida de le maudire en lui restituant son âme, rendant donc le vampire complètement torturé puisque conscient de ses crimes passés. Et si un jour il devait connaître le bonheur suprême, un reperdrait son âme et de redeviendrait le monstre qu'il était (le fameux Angelus de la deuxième saison de Buffy). Au début de la saison, Angel est depuis peu à Los Angeles. En combattant les vampires, il va faire la rencontre du baratineur Doyle, envoyé par des puissances bénéfiques pour le servir de guide dans sa lutte contre les forces des ténèbres. Les deux hommes vont s'associer, récupérant au passage Cordelia (qui veut devenir actrice malgré ses talents exécrables et va donc servir de secrétaire à l'agence d'Angel).

La série se déroulant donc entièrement à Los Angeles, elle assume pleinement son aspect fantasy urbaine dans lequel Angel va enquêter et combattre dans les allées sombres de la grande ville californienne où les étoiles côtoient les démons. La série se veut un peu plus sombre que Buffy, surtout dans la première partie de la saison centrées sur la destinée dramatique de Doyle. Néanmoins, ce côté sombre s’atténue malheureusement par la suite avec l'apparition du personnage de Wesley, qui multiplie les gaffes un peu lourdes d'épisodes en épisodes. Les épisodes sont d'ailleurs assez indépendants, reprenant bien le concept du "monstre de la semaine" des deux premières saisons de Buffy.

Certains de ces épisodes centrés sur un ennemi sont d'ailleurs vraiment réussis, comme celui sur un homme pouvant détacher des parties de son corps (épisode 4) ou encore un exorcisme dont le résultat n'est vraiment pas celui espéré (épisode 14). On en apprend plus sur les démons et l'on comprend que tous ne sont pas forcément des ennemis, avec quelques situations bien comiques et tragiques (épisodes 7 et 11). Mais la série suit aussi les péripéties de sa grande soeur avec la visite de nombeux personnages venant de Sunnydale et des intrigues se suivant entre les deux séries. Ainsi, la Pierre d'Amarra fait un tour à Los Angeles suivie par Oz et Spike (épisode 3), et le réveil de Faith dans Buffy voit sa conclusion dans les épisodes 18 et 19. On notera aussi un magnifique épisode où Angel redevient humain en présence de Buffy (épisode 8).

Dans l'ensemble, les épisodes se ressemblent donc un peu, avec une enquête menant à un démon puis à un sacré combat à la fin. Néanmoins, les types de victimes ou de démons sont assez intéressants, et suffisamment différents pour qu'on s'intéresse aux différentes intrigues. Certaines réussissent même à transcender un peu le matériel de base en proposant de grandes idées, comme des démons nazis (épisode 9), des combats de démons façon gladiateurs (épisode 16) ou le retour d'un élève très sanglant d'Angelus (épisode 11 avec en guest-star un tout jeune et impecable Jeremy Renner). Ce qui manque vraiment à cette saison est une fin digne de ce nom : pas de véritable grand ennemi (si ce n'est un cabinet d'avocats très puissant et versé dans les forces occultes), pas de montée en puissance d'un grand vilain. Les derniers épisodes sont malheureusement trop centrés sur la préparation de la saison suivante plutôt que sur la conclusion de la première.

La série fonctionne aussi grâce au charisme d'Angel, qui réussit à bien alterner ses envies de solitude, sa camaraderie, son humour détaché et ses accès de fureur lié à sa nature. Par ailleurs, on se dit que les scénaristes gardent un peu trop sous le coude sa transformation en Angelus quand on voit que David Boreanaz est vraiment à l'aise avec les deux rôles. Pour ce qui est de Charisma Carpenter, son joli minois ne saurait faire oublier ses talents limités, on se repose donc plus sur Glenn Quinn, apportant vraiment quelque chose même si son personnage n'existe que pendant neuf épisodes. Quant à Alexis Denisof, heureusement que son personnage prend de l'épaisseur sur la fin car il est vraiment trop caricatural au début.

Les personnages secondaires sont assez solides, et permettent des confrontations intéressantes comme avec la détective Kate (Elisabeth Rohm) ou le jeune avocat ambitieux Lindsey (Christian Kane). On notera aussi, dans les guest-stars des épisodes, les passages toujours appréciés de James Marsters, Sarah Michelle Gellar, Eliza Dushku ou encore une Bai Ling en début de carrière. L'ensemble du casting est donc plutôt correct dans le côté décalé que Joss Whedon sait donner à ses productions et cela fonctionne bien avec les nombreux ennemis se succédant.

Ce qui fait l'attrait de la série, c'est également son rythme effréné, avec un vrai lot d'action à chaque épisode. Les chorégraphies des combats sont souvent brutales et bien lisibles. Pour une série de 1999, le côté action est vraiment satisfaisant et Angel sait donner de sa personne pour se défaire de ses nombreux ennemis. La mise en scène tient aussi la route tout au long de la saison, si ce n'est les montages agressifs qui ponctuent les scènes par moment, faisant plus mal aux yeux qu'autre chose.

Mais ce qui est vraiment réussi est bien sûr l'aspect "monstres" de la série, où les maquilleurs s'en sont vraiment donnés à cœur joie, produisant des créatures bien réelles, que se soient les habituels vampires comme des choses plus crades (à l'instar des vers géants, des membres découpés ou encore un ennemi dont le visage est rempli d'asticots). Les effets spéciaux par ordinateur sont quant à eux plutôt honnêtes pour l'époque, mais ont tout de même un peu mal vieilli. Enfin on peut noter la bonne tenue de l'ensemble sur un grand écran, ce qui n'est pas le cas de toutes les séries télés produites au tournant des années 2000.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Angel [1999]

Bastien L.
70

La première saison d'Angel est donc assez réussie. La série apporte vraiment quelque chose de nouveau par rapport à son point d'origine, tout en offrant aux fans un environnement habituel. Le personnage central torturé est assez intéressant, le côté fantasy urbaine et la multiplication des ennemis réussissent à tenir en haleine, et ce même si on aurait aimé plus d'ambition dans la conclusion de la saison. De part sa production de qualité, Angel est donc un spectacle plaisant, même si pas exempt de petits défauts. Un divertissement plus qu'honnête en somme.

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