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Critique de la Série Télé : Revolution
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Critique de la Série Télé : Revolution

Avis critique rédigé par Andre C. le mardi 15 avril 2014 à 1225

Revolution - saison 1 : Les années terribles

Décidément, la liste des séries qui veulent prendre la relève de Lost s'allonge d'années en années. Nous avions déjà eu The Event et FlashForward, la saison 2012/2013 a proposé Revolution produite par J.J. Abrams et créée par Erik Krypke. La réunion de ses deux noms (l'un est à la tête du studio Bad Robots d'où est sorti Lost justement, l'autre a déjà Supernatural à son actif) suffit à attiser la curiosité de tous les accrocs aux séries télés et le point de départ de Revolution a, à lui seul, de quoi éveiller l'intérêt du téléspectateur lambda.

En effet, Revolution s'inscrit dans un genre peu illustré à la télévision, celui du post-apocalyptique, qui évoque plutôt des films comme les Mad Max. Néanmoins, il semble malgré tout que la présente création de Krypke ait été influencé par Jeremiah et Jericho, des titres moins connus, voire oubliés. Dans le cas de Jeremiah, il s'agit d'une série de J.M. Straczynski, datant de 2002 et adaptée de la bande dessinée franco-belge du même nom. À l'époque, Straczynski venait d'achever Babylon 5 et le rôle-titre est incarné par Luke Perry, sortant tout droit de Beverly Hills, après un passage à Oz. La série se déroule dans un futur très westernien, dans un esprit similaire à The Postman de Kevin Costner. D'un autre côté, il y a Jericho, une série de 2006, qui montre ce moment charnier du basculement entre notre civilisation et une ère de désolation : Jericho est le nom d'une petite bourgade américaine qui se retrouve isolée du reste du monde suite à une explosion nucléaire, mais c'est la prise de conscience des personnages confrontés à un avenir incertain qui est mis en avant.

D'ailleurs, on peut penser à cette dernière que lors de l'épisode d'ouverture de Revolution (réalisé par Jon Favreau, Iron Man) qui nous montre un black-out : une nuit, l'énergie électrique disparaît. Mais, contrairement à Jericho, au lieu de s'attarder sur la manière avec laquelle les populations s'organisent après cet événement brutal, une ellipse nous plonge 15 ans après et nous présente une dizaine de personnages maintenant bien installés dans leur statut de survivant, dans une ambiance similaire à Jeremiah en somme. Autrement dit, nous n'avons même pas le temps de nous attacher à quelques individus que nous voilà propulsés en pleine ère post-apocalyptique.

Cependant, autant l'avouer tout de suite, lesdits personnages en question ne sont pas vraiment d'une originalité folle. On y trouve pêle-mêle le gros geek, la blonde bien maquillée (on a d'ailleurs du mal à croire que de tels personnages puisse exister dans un contexte pareil), le meneur d'homme taciturne et le méchant patibulaire. Le niveau de l'interprétation laisse aussi à désirer : mention spéciale à Tracy Spiridakos, le poids mort du casting. En fait, seul Giancarlo Esposito tire son épingle du jeu alors qu'il en fait le minimum syndical et, pour cause, son personnage semble coulé dans le même moule que celui de Breaking Bad. Pour couronner le tout, le premier axe narratif n'est pas non plus passionnant : un jeune homme est kidnappé, sa sœur (Spiridakos, donc) part à sa recherche tout en voulant venger la mort de leur père et, pour cela, elle demande de l'aide à son oncle, incarné par Billy Burke, la vraie vedette du show.

Néanmoins, le principal aspect qui tire cette saison vers le bas réside dans cette composition en deux parties bien distinctes. Les dix premiers épisodes sont consacrés à la recherche du frère Matheson retenu prisonnier par un tyran, le capitaine Tom Neville (Giancarlo Esposito), et adopte une structure classique de stand-alone : un épisode = une étape. L'intérêt de chaque segment réside dans les éléments traités en filigrane : la nature d'un collier qui peut ramener l'électricité « comme par magie » et les retrouvailles avec de vieilles connaissances, auxquelles se rajoutent des révélations via flashback. Cette construction a ceci de poussif qu'elle donne à Revolution un faux-air de Jeremiah traité à la sauce Lost, comme si les scénaristes du studio Bad Robot ne savaient plus écrire de manière linéaire et ne faisaient qu'adapter les thématiques propres à Jericho (comment chacun a-t-il géré sa vie suite au black-out) dans une trame semblable à Jeremiah. Le résultat est un curieux melting-pot de western sous influence de Stephen King (on pense à la saga Le Fléau) et une pincée d'heroic fantazy (le collier a des allures d'artefact magique) et, dans le meilleur des cas, la comparaison entre la série-phare du studio (Lost, donc) et Revolution en devient inévitable et ne joue pas en faveur de cette dernière : Lost a un concept fort qui rend la forme légitime (isolés sur une 'île suite à un crash, des survivants sont hantés par leur vie passée), alors que les flashbacks de Revolution ne font que cassent le rythme plus qu'autre chose.

Ce constat devient caduque lors de la seconde moitié de la saison, où l'orientation de la série change et se concentre sur des intrigues reléguées auparavant en arrière-plan. Si tantôt, à travers le périple des Matheson, nous assistions aux prémices d'une guerre entre l'armée d'un état totalitaire et un groupe de résistants. Ce conflit est mis en avant dès que nos personnages rejoignent la lutte. À partir de là, le niveau qualitatif de Revolution monte d'un cran : les personnages gagnent en épaisseur (grâce aux flashbacks, devenus légitimes), le niveau de l'interprétation s'améliore et il en est de même pour la mise en scène qui se permet un peu d'inventivité.

Cette structure n'est en rien étonnante de la part de Eric Krypke (créateur, mais aussi showrunner), puisqu'elle est sensiblement la même que Supernatural : une première saison constituée uniquement de « stand alone » avec un vague fil rouge débouchant sur un univers plus vaste. La principale différence entre les débuts de Revolution et de Supernatural concerne l'efficacité de leurs premiers épisodes : ceux de Revolution frôlent l'ennui, alors que Supernatural parvient à rassasier les amateurs de série B d'horreur. Un effet secondaire du mariage difficile entre Krypke et Bad Robots, peut-être ? Les scénaristes au sein du studio ont toujours eu tendance à privilégier le versant intimiste de leur histoire et, ceci, au détriment de l'action.

La conclusion de

Au final, Revolution trouve ses marques en tant que feuilleton westernien pour la trame principale, avec une pointe de SF et une pincée d'heroic fantazy. Dès lors, si les scénaristes ont eu du mal au début à gérer leur influence, d'où le côté melting-pot indigeste, ces mêmes influences réussissent à cohabiter en harmonie dans la seconde partie, allant jusqu'à donner à Revolution le souffle qui lui manquait tant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers original post-apocalyptique, mêlant western et science-fiction
  • Une tension montant crescendo

Que faut-il oublier ?

  • Des personnages qui manquent de charisme;
  • Des acteurs qui peinent à convaincre
  • Un début de saison bien laborieux

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