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Critique de la Bande Dessinée : Septentrion
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Critique de la Bande Dessinée : Septentrion

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 3 décembre 2012 à 1937

Aquablue a définitivement retrouvé de sa superbe !

Petit résumé de la situation : Avec le tome 12 d'Aquablue (intitulé "Retour aux sources"), le scénariste Thierry Cailleteau avait confié les rênes de sa franchise à Régis Hautière (au-delà des nuages, Dog fights...). S'il était un peu trop tôt pour émettre un avis pertinent sur l'histoire, force est de dire que, visuellement, Reno (Renaud Scheidt) avait réalisé un travail incroyable offrant à chaque instant un plaisir magique pour les yeux. La suite vient de débarquer et va nous permettre de nous prononcer un peu plus en avant sur ce nouvel arc et surtout cette nouvelle approche.

Après qu'une quinzaine d'années se soient écoulées depuis que Nao eut sauvé Aquablue des griffes de terriens mal intentionnés, ceux-ci reviennent s'implanter en ayant pour prétexte une découverte sans précédent : les humains et le peuple d'Aquablue pourraient avoir des origines communes. Suite à cette révélation, les visiteurs se voient accorder l'autorisation de s'installer sur la planète, à la condition de ne pas nuire à la culture des indigènes. Alors qu’en apparence la cohabitation se déroule plutôt bien, des rancœurs perdurent, mais surtout, Nao finit par découvrir que de gigantesques installations commencent à apparaître sans son approbation sur la banquise nord de la planète.

Régis Hautière avait posé quelques pierres fondatrices sur le tome précédent qui pouvait à la fois laisser perplexe tout en amenant un rythme de lecture très agréable et une certaine curiosité. Vers où voulait nous amener Hautière ? Après un an d'attente, on comprend un peu plus la démarche même si le mystère perdure - il aurait même une certaine tendance à s'amplifier. Avec ce deuxième tome de ce nouveau cycle, soyons clairs, il y a bien longtemps qu'une histoire n'avait pas autant captivé et placé l'adepte de séries B et de science-fiction devant un tel plaisir de lecture. Sur les 48 pages, on est totalement immergé (le dessin contribue aussi à cette sensation) dans ce "space opera" dantesque avec combat spatial autour d'astéroïdes, robots Mechas, monstres mystérieux et multiples théâtres d'actions. Mais la cerise sur le gâteau, c'est l'intrigue elle-même, puisqu'à l'instar des héros on ne saisit pas les intentions des terriens qui se sont installés sur cette banquise Nord - pour ce qui est des nouveaux immigrants terriens, lorsqu'il apparaît leur réelle motivation, le lecteur sera certainement peu surpris, mais également enthousiaste sur ce qui risque de se produire dans les trois prochains tomes (normalement cet arc est annoncé pour faire cinq albums). Quand à l'issue de ces 48 pages, Hautière trouve le « cliffhanger » idéal pour que l'attente vers le futur Aquablue soit insoutenable. Régis Hautière prouve donc ici sa grande capacité de conteur et on espère qu'il sera tout aussi capable de nous offrir un dénouement aussi épique et mémorable (en attendant son arrivée, on est déjà convaincu d'être happé par les albums intermédiaires) .

Extrait Aquablue 13

Visuellement, "Retour aux sources" avait impressionné et émerveillé.  Reno continue  dans sa démarche et il est très difficile de ne pas revenir perpétuellement en arrière pour revoir les merveilleux décors et ambiances portés par l'illustrateur sur chacune des pages (un peu comme un équivalent d'Avatar sous forme de bande dessinée). Les plus râleurs et attachés à la vieille école se manifesteront en évoquant que l'aspect informatique de certaines cases (lors d'un atterrissage brutal du vaisseau de Carlo, le Stromboli, on devine clairement que la mer est un montage à partir d'une photo) apparaissent distinctement, mais le résultat est là, c'est beau, globalement magnifiquement monté et cadré et on profite d'un dépaysement, d'une richesse de lieux diversifiés, et d'une ambiance digne des Art of que l'on aperçoit parfois pour illustrer les projets de films, sauf qu'ici, ils sont accompagnés d'une dynamique de mouvement, factice (il faut pas rêver), mais bel et bien psychique.

 

La conclusion de

"Aquablue 13 : Septentrion" est une totale réussite. Le rythme, la richesse visuelle de l'ouvrage, les rebondissements, tout est là pour offrir une lecture épique dans laquelle on se replongera afin de contempler mille fois chaque case. De la science-fiction comme on aimerait en vivre plus souvent où tous les éléments qu'on apprécie dans le registre font acte de présence ici. "Septentrion" c'est un peu comme si on avait le meilleur de Star Wars et d'Avatar. Dire qu'on attend la suite est loin d'être un euphémisme. Croisons les doigts pour que la qualité et le niveau amené ici perdurent.

Que faut-il en retenir ?

  • C'est beau.
  • Le rythme.
  • J'ai déjà dit que c'était beau ?
  • Une intrigue prenante.

Que faut-il oublier ?

  • Vivement la suite !

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