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Critique de la Bande Dessinée : Retour aux sources
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Critique de la Bande Dessinée : Retour aux sources

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 7 novembre 2011 à 1238

Retour – immersif - sur Aquablue.

Et bien, non, pour rappel, James Cameron n'a pas le monopole des extra-terrestres bleus (Avatar étant au demeurant un film fantastique!). Bien avant lui, en 1989, Thierry Cailleteau et Olivier Vatine créaient Aquablue, planète presque entièrement couverte d'eau et peuplée par des extraterrestres à la peau bleue vivants en harmonie avec la nature. Mais voilà, après le premier cycle de la série (constitué de 5 tomes), les 3 autres péripéties de Nao se déroulaient toutes hors de la fameuse planète, à tel point que la série n'aurait plus dû s'appeler Aquablue, mais « Nao » ou encore, « Les aventures de Cybot », bref tout sauf « Aquablue », la planète n'étant même plus le centre des thématiques abordées. Alors que nous pensions la série terminée (le onzième tome date de 2006), un cinquième cycle sort en ce mois de novembre 2011 et va même jusqu'à s'offrir un « retour aux sources ».

Ce douzième tome prend place alors qu'une quinzaine d'années se sont écoulées depuis que Nao a sauvé Aquablue des griffes de terriens mal intentionnés. Après avoir parcouru l'espace et sauvé diverses civilisations en danger, Nao décide enfin de rentrer sur Aquablue pour retrouver sa femme Mi-nuee et son fils, Ylo. Mais ce retour n'est pas fortuit. Nao accompagne un scientifique du nom de Maurice Dupré qui voudrait pouvoir, avec son équipe, examiner la planète afin de découvrir les origines de peuple d'Aquablue.

Aquablue 12

Guy Delcourt a confié la lourde tâche à Régis Hautière (au-delà des nuages, Dog fights...) de reprendre l'écriture de la série et à Reno (Valamon, Womoks) d’en illustrer l'univers. De cette reprise, on pourra apprécier en premier lieu, ce fameux « retour aux sources » promis. Il est très agréable de retrouver la planète d'Aquablue qui à l'instar de Pendora, permet de découvrir des décors paradisiaques et des créatures gigantesques. La base de ce retour peut par contre laisser plus perplexe puisque Régis Hautière décide de sous-entendre que le peuple d'Aquablue et les humains pourraient avoir des origines communes. Si ce postulat de base laisse songeur, cassant même un peu de la magie (pourquoi vouloir à tout prix rattacher l'homme à tout?), Régis Hautière arrive plutôt bien  à faire passer la chose à travers des personnages attachants et des enjeux qui remettent Aquablue au centre d'un potentiel conflit. La plus belle réussite de Régis Hautière étant de générer suffisamment d’interrogations sur ce nouveau cycle pour nous faire attendre la suite avec enthousiasme et impatience afin de visualiser vers quelle route il veut vraiment mener son affaire.

Scénaristiquement, s’il est encore un peu trop tôt pour émettre un avis pertinent, visuellement, il en est tout autrement. Dès ce premier tome, Reno (Renaud Scheidt) nous offre dépaysement et plaisir des yeux. Certes, en jouant au râleur, on peut reprocher une main paraissant disproportionnée ou encore une ou deux cases avec des personnages prenant la pause, mais il en ressort surtout qu'on revient régulièrement sur chacune des cases pour en apprécier les cadrages, les ambiances, les couleurs et les décors majestueux. Reno voulait être à la hauteur de l'une des séries phare de chez Delcourt et son pari est réussi. Il nous offre manifestement un nouveau souffle épique – voir cinématographique – que l'on espère voir perdurer tout au long de ce cycle.

La conclusion de

Si certains choix scénaristiques peuvent venir à choquer ou paraître « faciles » pour un fan de la série, les enjeux posés, le rythme, et le fait que nous revenions sur Aquablue attisent notre curiosité - et à vouloir connaître la suite avec une assez grande impatience. Du côté visuel, le pari semble déjà gagné et Reno nous permet de découvrir 48 pages de dépaysement total. Avatar n'est peut-être pas pour rien sur cet aspect « paradisiaque », mais, la série ayant eut plus de 15 ans d'avance sur James Cameron, on comprendra et approuvera ce retour aux sources.

Que faut-il en retenir ?

  • Le rendu visuel de l'ensemble.
  • Le plaisir de retrouver Aquablue.

Que faut-il oublier ?

  • Des retournements de situations qui peuvent tuer un peu de la magie.

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