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Critique du Musique : BO-OST Coraline
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Critique du Musique : BO-OST Coraline

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 6 juin 2009 à 1623

Au pays des merveilles

Coraline et ses parents viennent d'emménager dans une nouvelle maison dont l'une des portes donne sur un mur en briques. Elle s'ennuie fortement car ses parents ne s'occupent pas assez d'elle pendant cette fin de vacances avant la rentrée des classes prochaine. Un jour, elle ouvre la porte qui ne s'ouvre pas sur le mur de briques mais sur un long couloir sombre...

Bruno Coulais s'est vraiment fait connaître du grand public grâce au film les Choristes dont il est le compositeur de la bande originale. Et pourtant, en 2004, cela faisait déjà onze ans qu'il était dans le métier. Il a reçu notamment un césar et une victoire de la musique pour la bande de Microcosmos (1997) et un césar pour celle d'Himalaya, l'enfance d'un chef (2000). Côté imaginaire, il a commencé avec Belphégor et Vidocq (2001), sombre musique aux accents sporadiques moyen-orientaux. 2009 est l'année de son retour dans le fantastique avec la composition des scores de Lucky Luke et Coraline.

Si le roman de Neil Gaiman (Coraline) est une variation sur le thème d'Alice au pays des merveilles assez sombre, l'adaptation sur grand écran l'est beaucoup moins, au vu des images très colorées du film d'animation d'Henry Selick. Ainsi, la musique de Bruno Coulais, doit se conformer à l'adaptation, même si elle est infidèle à l'oeuvre originale.

L'atmosphère générale n'est pas sans rappeler celui d'un autre compositeur de talent: Danny Elfman, qui sait marier noirceur et féerie avec une grande habileté.
La première moitié du score est assez chaleureuse et assez amusante à écouter, et dans une large mesure, Bruno Coulais atteint le niveau du travail compositeur américain, ce qui est remarquable en soi.
Pour cela, la voix et en particulier celle de Mathilde Pellegrini évoque l'enfance et l'innocence (end credits, dreaming, installation, exploration, the supper et en toute fin the party) et constitue le thème de Coraline. Plus loin, Sirens of the sea est très "Elfmanien" avec ces voix rocailleuses. Il explore d'autres styles de musique assez récréative (celle du cirque dans mice circus et latino dans spink and forcible), ce qui enrichit encore cet univers musical. Enfin, certains de ses morceaux renforcent le mystère spectral du monde dans lequel Coraline s'est perdue (in the bed, it was fantastic), un peu comme dans casper (James Horner).
La deuxième moitié du score est plus spécifique à Bruno Coulais où l'on y reconnaît des morceaux plus Coulaisiens. La musique y est moins chaude (ghost children), le malaise y est plus grand (Wybie that talks, dangerous, the theater, the famous Mister B, the hand) et Coraline se rend compte que ce monde n'est pas aussi féerique qu'elle le pensait. Pour cela, le compositeur mélange les sons, les rend discordants, pour rendre ce mal-être encore plus grand. C'est un peu plus expérimental. The hand en est l'un des morceaux les plus réussis.

Au final, cette bande originale est d'une grande richesse musicale.

La conclusion de

Ce score est une petite merveille. On y trouve tous les thèmes musicaux qui nous replongent en enfance entre le rêve et le cauchemar. C'est une composition qui ferait presque oublier que Bruno Coulais est aussi le compositeur de la célèbre bande originale des Choristes.

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