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Critique du Film d'animation : Coraline
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Critique du Film d'animation : Coraline

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 10 avril 2009 à 1850

Alice au pays des boutons...

Le nom d'Henry Selick vous évoque t-il quelque chose ? Très honnêtement, cela devrait, car ce réalisateur méconnu du grand public est tout de même à l'origine d'un des films les plus cultes de ces vingt dernières années : L'étrange noël de Monsieur Jack. Ce long-métrage, attribué à tort dans l'esprit de beaucoup à Tim Burton – qui, pour mémoire, n'agissait dessus qu'en tant que producteur - n'est en effet rien d'autre que l'oeuvre de ce réalisateur très discret et, malheureusement, bien peu prolifique. Bien sur, l'amalgame est facile, pardonnable même, tant l'univers même du film semble influencé au plus au point par l'imaginaire burtonnien.

Il suffit néanmoins que l'on se penche quelque peu sur la filmographie d'Henry Selick pour faire voler en éclat cet a priori. De James et la pêche géante à son petit dernier, Coraline, il apparaît assez rapidement que l'influence de Tim Burton ne fut sans doute pas si importante et déterminante que ça sur L'étrange noël de Monsieur Jack. Les deux hommes possèdent en effet un univers visuel et imaginaire sensiblement proche – Les noces funèbres, pourtant réalisé sans l'aide de Selick, semble malgré tout porter sa patte – et il semble que c'est leur idéale complémentarité qui leur à permis d'accoucher d'un tel chef d'oeuvre.

Le cas de Coraline est à peu près identique à celui de Monsieur Jack, Selick s'étant cette fois associé à un autre artiste hors-normes possédant un imaginaire bien particulier : Neil Gaiman. Auteur du roman éponyme, Gaiman a également signé le scénario de ce film qui s'inscrit dans une parfaite continuité de la filmographie d'Henry Selick. On retrouve en effet dans ce long-métrage une thématique déjà récurrente de ses oeuvres précédentes : celle de la banalité et du personnage voulant à tout prix fuir la routine de son quotidien. Coraline dispose ainsi d'une personnalité relativement similaire à celle de James ou de Jack, s'ennuyant fermement dans sa vie et cherchant par tous les moyens à s'en évader.

C'est d'ailleurs, au final, ce qui fait la principale faiblesse du film. Coraline suit ainsi un parcours initiatique très classique, celui typique des contes dans lequel le héros, après être passé par moult aventures trépidantes et après avoir affronté de nombreux dangers, va se dire qu'il n'y a pas de meilleure place pour vivre que chez lui, dans son quotidien doré. Cela n'est donc pas sans rappeler l'Alice du pays des merveilles ou la Dorothy du Magicien d'Oz, cela impose également un déroulement classique, banal même dans sa manière de diviser le film – au début tout est parfait, puis l'héroïne découvre le prix à payer et tente de faire marche arrière – qui ne surprendra malheureusement guère les plus habitué à ce genre d'histoire.

Cette réserve étant établie, Coraline est un succès à pratiquement tous les autres points de vue. Le travail de Selick sur l'animation, faite à l'ancienne, mouvement par mouvement comme dans L'étrange noël de Monsieur Jack, n'est complété par un travail numérique qu'à l'occasion de certaines scènes visuellement bluffantes d'inventivité – tel l'effacement de la réalité - ou, de manière peut-être un peu plus gadget, pour permettre de beaux effets en trois dimensions. Le tout est globalement très fluide et suffisamment hors-normes pour ne pas avoir à subir de la comparaison avec les mastodontes concurrents.

L'univers visuel développé par Henry Selick, enfin, est, à côté de cette performance purement technique, absolument extraordinaire. On y retrouve cette même fantaisie qui a toujours caractérisé ses films, très proche de l'univers burtonnien de la grande époque – le générique de Coraline semble d'ailleurs être un hommage à Edward aux mains d'argent – chaque plan, chaque détail du décor étant très visiblement pensé pour donner à l'univers du film une véritable identité, le tout étant très justement mis en avant par les interactions de personnages hauts en couleur.

La conclusion de

Henry Selick ajoute un nouveau petit bijou à sa filmographie avec ce long-métrage adapté d'un roman de Neil Gaiman. Accessible à tous, petits comme grands, Coraline ne souffre au final que d'une structure scénaristique trop classique qui retire malheureusement toute surprise dans ses divers rebondissements. A côté de cela, le film compense allègrement grâce à la mise en place d'un visuel riche très bien développé qui permet de véritablement créer un univers burtonnien comme même Tim Burton ne sait plus les faire.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers visuel impressionnant,
  • Une animation hors-normes,
  • Réalisation inventive en adéquation avec l'histoire,
  • Des personnages hauts en couleur.

Que faut-il oublier ?

  • Histoire classique dans le fond,
  • Déroulement banal dans la forme.

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