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Critique du Film d'animation : Coraline

Avis critique rédigé par Sylvain T. le mercredi 10 juin 2009 à 23:23

La guerre des boutons

Diffusé à l’occasion du Festival International du Film d’Animation d’Annecy 2009, Coraline fut projetée en 3D, permettant de contempler comme il se doit, le dernier petit bijou d’Henry Selick.

Critique basée sur la version 3D VOST du film.

« Plus de 60 marionnettes ont été utilisées pour réaliser Coraline » et pourtant elles sont toujours identiques, quel que soit le personnage. Plus de 10 ans après L'étrange noël de Monsieur Jack, le réalisateur nous permet cette fois-ci de découvrir un véritable conte pour enfants. Mettant en scène Coraline, une jeune fille comme les autres, qui vient d’emménager dans une mystérieuse maison. Tout a l’air d’aller pour le mieux, sauf que notre Coraline a des parents très absents qui sont pourtant très présents à la maison ! Travaillant pour un site de jardinage, ils ne prêtent pas beaucoup d’attention à leur fille ce qui va avoir pour conséquence de titiller la curiosité de Coraline… qui va faire la rencontre de la famille de ses rêves qui cache ses véritables intentions…

Alors que L'étrange noël de Monsieur Jack était l’une des perles d’animation de Disney (qui l’a produit), Coraline sera celle d’Universal. Pourtant, le scénario n’a rien d’original, on trouve de nombreux éléments propres aux contes pour enfants, de la sorcière à l’ambiance générale, baignant dans des couleurs vives et portées par une musique féérique de Bruno Coulais. Mais dès qu’on s’y attarde un peu, on découvre finalement un univers très personnel, doté de graphismes totalement uniques, on est propulsé dans le film de manière naturelle, comme-ci on s’y trouvait depuis déjà bien longtemps.

Le côté banal de l’histoire permet d’entrer dans un univers connu (en quelque sorte). Le film commence assez simplement, et d’ailleurs, sur 1h20, 45 minutes serviront à vous mettre dans l’ambiance afin de mieux comprendre ce qui va se passer par la suite. Car tout est important dans Coraline, il n’y a pas une minute ou vous devez vous endormir sinon vous perdrez le fil. C’est quelque chose de très sympathique, mais qui oblige le spectateur à une attention constante. Du coup, si vous avez eu le malheur de baisser les yeux une seconde, vous ne comprendrez pas forcément certains faits. Cela dit, ça n’empêche en rien de découvrir le travail minutieux effectué sur chacune des scènes du film : mention spéciale à celle dans le jardin particulièrement magnifique, qui a demandé prêt d’un an de travail à l’équipe de production pour créer, préparer et tourner la scène.

Les transitions entre les différentes poupées et l’action sont particulièrement fascinante et témoigne d’un souci du détail assez spectaculaire, on suit avec attention les larmes qui dégoulinent de manière réaliste, sur les joues de la jeune fille. Les voix (en VO) de Dakota Fanning (Coraline) et de Teri Hatcher (la mère) apportent véritablement quelque chose à Coraline, un plaisir pour les yeux et pour les oreilles en somme. Si l’action met du temps à arriver, c’est notamment pour nous offrir un final impressionnant, à vous en décoller la rétine ! Si l’on connait bien évidemment la fin à l’avance (conte de fées oblige), on se surprend à se demander ce qui va bien arriver à la sorcière et surtout, aux parents de Coraline qui resteront cachés jusqu’à la dernière minute.  Un dernier mot sur la 3D qui surprend lorsqu’il s’agit d’être à la place d’un des protagonistes, lorsqu’un autre se penche vers nous en « traversant » l’écran , ou que la neige nous tombe dessus, ou bien lorsqu’une branche se met devant nos yeux, comme si vous observions la scène de loin. Ça n’a rien de révolutionnaire par rapport à la version normale, mais la 3D apporte ce petit quelque chose en plus qui ravira les plus jeunes.

70

Ah Coraline ! Quel bonheur de l’avoir rencontré pour qu’elle me fasse vivre l’une des aventures féeriques les plus captivantes de cet été. Un peu de légèreté en attendant les blockbusters que sont Transformers 2 ou Harry Potter 6, ça ne fait pas de mal.

Critique de publiée le 10 juin 2009.

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