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Critique du Roman : Le Sommeil du dragon
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Critique du Roman : Le Sommeil du dragon

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 13 mai 2009 à 1818

Pour tout l'or du Rhin... et les faveurs de l'Anneau

Le dieu suprême d’Asgard avait endossé son manteau bleu de nuit et coiffé son chapeau de nuages. A ses pieds, ses deux loups gris étaient couchés tandis que ses corbeaux, juchés sur ses épaules, scrutaient la vallée de leur regard perçant. Loki, quand à lui, avait cette apparence d’adolescent ambigu dont on ne pouvait déterminé ni le sexe ni l’âge véritable. Ses cheveux flamboyaient comme un brasier tandis que ses yeux vipérins regardaient fixement la flottille en arme…

Deuxième tome de la La Malédiction de l'anneau, Le Sommeil du Dragon reprend les principes narratifs du précédent opus. En effet, dans Les Chants de la Walkyrie, c'est Brunehilde, le personnage central, qui, par la nature de ses chants au banquet des dieux, nous narrait la destinée des Ases et de la lignée terrestre d'Odin. Ici, la belle walkyrie étant endormie, derrière des murailles de flammes sur les hauteurs du Rocher de la Biche, c'est Fafnir, géant téméraire et parricide devenu dragon, qui prend le relais, citant les faits à travers ses rêves.

Car les dragons rêvent le monde.

Le livre est donc composé de sept songes révés par le dragon Fafnir. Des songes qui sont consacrés en grande partie à nous conter l'histoire de l'anneau du Nibelung et la jeunesse du héros Siegfied, dernier descendant d'Odin. Ainsi, avec la même simplicité de style et la même élégance que dans le premier tome, Edouard Brasey développe l'univers des mythes et légendes germaniques et scandinaves à travers un excellent travail de synthèse romancée qui se déroule dans un intervalle de temps plus restreint (une petite quinzaine d'années) que lors des Chants de la Walkyrie - qui s'étalait sur plusieurs générations. Jamais pompeux, le récit nous embarque dans un monde qui se trouve très loin du manichéisme qui lui sert en général de cliché (un fait probablement dû à sa proche parenté avec l'heroic fantasy). Siegfred est d'ailleurs l'exemple concret de cette subtilité dans la construction des personnages. Se situant très loin de l'archétype du paladin, parangon de vertus, le héros est un personnage complexe, plus téméraire que courageux, et qui peut se montrer injuste, voire cruel. Quand aux dieux (qu'ils soient Vanes ou Ases), ils ne sont pas plus montrés à leur avantage.Odin, notamment, roi des Ases et des Neuf mondes, est une divinité egocentrique et obstinée qui affiche finalement des comportements extrêmement humains (ce qui n'est pas étonnant si l'on connaît la philosophie de la mythologie nordique).

Ce deuxième tome est donc encore un très bon roman épique. L'histoire de Siegfried (Sigurd en norrois) - bien qu'elle soit nettement plus connue que les premiers versets de la saga Völsunga (saga islandaise qui a inspiré Wagner dans la construction de sa magnifique oeuvre... et J.R.R. Tolkien dans la création du le Seigneur des Anneaux) qui composent en grande partie le premier opus - est très accrocheuse tant l'amour d'Edouard Brasey pour ses personnages (notamment le pathétique géant Regin) et leurs dramatiques histoires se ressent à travers sa plume. On peut juste regretter les quelques redites qui alourdissent un peu inutilement le récit. En effet, Edouard Brasey a peut-être jugé pertinent, pour aider les lecteurs à bien assimiler les composantes de cet univers très touffu, de nous rafraîchir régulièrement la mémoire mais, personnellement, j'ai trouvé la formule un peu trop scolaire. La méthode présente cependant un avantage: celui de rendre la vision d'Edouard Brasey sur cette exceptionnelle saga accessible au plus grand nombre.

La conclusion de

Edouard Brasey continue à faire plaisir aux fans de mythologie nordique avec ce Sommeil du Dragon. Non pas en leur faisant découvrir un conte épique qui leur est certainement très connu, mais en contribuant à sa reconnaissance grand public via une "relecture" à la fois accessible et moderne. Personnellement, bien que connaissant par coeur l'histoire de Siegfried/Sigurd, j'ai pris grand plaisir à lire l'oeuvre de ce spécialiste avisé et passionné, au véritable don de poète.

Que faut-il en retenir ?

  • Une plume moderne et élégante
  • Puisant dans des matériaux d'origine exceptionnels
  • Un texte accrocheur
  • Un aspect accessible et pédagogique

Que faut-il oublier ?

  • Un texte bien connu, qui ne va pas étonner les amateurs de mythologie nordique

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