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Critique du Téléfilm : L'Anneau sacré

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 20 février 2006 à 1729

Une Terre froide mais des cœurs brûlants de passion

Le royaume de Burgonde est en danger, menacée de destruction par les actes criminels du dragon Fafnir. Armé de son épée forgée par les dieux, le jeune Siegfried, ivre de conquête et de gloire, va à son encontre. Victorieux, il connaît la renommée et la reconnaissance de ses pairs, il s’attache également l’affection de la reineBurnhild, avant de la trahir, prisonnier des ses tentations et de ses engagements. Puis il va apprendre à ses dépends que l’argent et la gloire ne fait pas forcément le bonheur…
Rendue immortelle outre-Rhin grâce à la célèbre tétralogie de Richard Wagner, qui s’en inspire directement, la légende du trésor des Nibelungen est en fait une récupération allemande de la saga skaldique norvégienne intitulée Volsunga Saga. Cette histoire raconte la dramatique histoire de Siegfried et de ses proches qui succomberont tous sous le terrible pouvoir de l’anneau, un artefact récupéré dans le trésor des Nibelungen, une peuplade à l’identité incertaine (Il est a signaler qu’au milieu du 20ième siècle, un professeur britannique du nom de J.R.R. Tolkien, fasciné par cette romantique et triste légende, s’en inspire pour créer son célèbre ouvrage, le Seigneur des Anneaux). Pour reconstituer une telle épopée (qui ressemble fortement à la légende entre Achille et Atalante) qui met en cause de nombreux personnages importants, le réalisateur Uli Edel dispose de 23 millions d’euros, une coquette somme pour un téléfilm, même si celui-ci doit durer plus de trois heures. Il s’attarde tout d’abord à épurer le plus possible le texte originel, extrêmement complexe et aux forts enchevêtrements mythologiques, tout en essayant de garder l’esprit de cette fable dramatique. Il supprime donc dans un premier temps toute description précise (et tout développement) sur la première partie de l’histoire originelle (la constitution de l’or du Rhin par les Ondines) et rejette le coté divin du texte (exit les convoitises des dieux Odin, Freya, la quête de l’Anneau par Odin et les Géants, et la descente du Roi des Dieux en Nibelheim pour affronter le perfide Alberich, c’est cette partie qui a inspiré Tolkien). Il épure également le personnage de Brunhild, en lui enlevant tout rapport avec le Walhala et en la rendant beaucoup plus humaine et fragile. En fait, le cinéaste décide de consacrer son film au triangle amoureux maudit Siegfried, Brunhild et Kriemhild.
Pour cela, il était nécessaire de trouver les bons interprètes. Si l’on peut s’étonner sur le choix du peu viril Benno Fürmann (il ne faut pas oublier que Siegfried était un viking, de la noblesse du Danemark), on doit admettre que le casting féminin est d’une qualité irréprochable, avec une mention toute particulière pour Kristanna Loken dans le rôle de Brunhild, la reine d’Islande (et la Walkyrie préférée d’Odin dans la saga). Elle est vraiment superbe, avec un mélange de prestance royale et de beauté sauvage, l’incarnation parfaite de l’indomptable déesse qu’elle est censée interpréter. Les seconds rôles sont également bien tenus, avec un excellent Samuel West dans le rôle du roi Gunther, assisté par le toujours aussi charismatique Julian Sands dans la peau de l'impétueux Hagen. Si à ces comédiens talentueux et bien imprégnés de leur rôle, on ajoute les prestations remarquées de Max Von Sydow (Eyvind) et de Richard Pattison (Giselher), on comprend bien que la distribution est pour beaucoup à la qualité du film.
Au niveau de la réalisation, Uli Edel fait dans le sage. Pas d’effet saisissants, pas d’esbroufe, ni de tonnes de figurants. Il oriente son effort sur une multiplication des prises de vue que l’on sent minutieuses, et fait montre d’un réel souci pour créer des décors et des costumes réalistes et agréables. Et le résultat est très supérieur aux habituels téléfilms qui inondent les réseaux câblés. Grâce à son honnêteté et son sens du travail bien fait, le réalisateur parvient à faire ressortir toute la dramatique contenant dans l’œuvre, même s’il met en avant plus le coté romanesque de la version allemande que l’aspect épique et fataliste du la version eddique. La puissance de l’œuvre originale, si elle n’est certainement pas mise en exergue, est cependant bien illustrée. Bien sur, cela n’est pas parfait. Les reconstitutions des duels sont assez molles et pleines de ralentis inutiles, le dragon Fafnir ressemble à un iguane géant, et comme je l’ai dit plus haut, le fadasse Bunno Fürmann n’est vraiment pas à sa place.

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que 80 ans après le grand Fritz Lang, Uli Ledel réussit son pari de retranscrire à l’écran la plus grande des légendes nordiques et saxonnes. Bien entendu, cette œuvre n’a pas la grandiloquence majestueuse de son ancêtre, mais le résultat est honnête et travaillé, l’esprit originel est préservé et l’interprétation est de qualité. Une bien belle histoire d’amour maudit qui pourrait bien faire pleurer dans les chaumières.

Que faut-il en retenir ?

  • Esprit de l’histoire originelle conservé
  • Réalisation appliquée
  • Interprétation de qualité, dans l’ensemble
  • Kristanna Loken, magnifique

Que faut-il oublier ?

  • Bunno Fürmann, trop fade
  • Combats pas terribles
  • Fafnir ridicule

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