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Critique du Film : Aliens vs. Predator Requiem
Aliens vs. Predator Requiem >

Critique du Film : Aliens vs. Predator Requiem

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 7 avril 2008 à 1257

OK Corral bourrin pour duellistes galactiques

Sur un scénario d’un crétinisme absolu qui ne recule devant aucune incohérence et transgression des mythes, on assiste au retour de la baston Aliens vs Predator. Dans ce deuxième volet, dirigé par deux frangins néophytes mais que l’on devine passionnés, la Terre doit faire face à une invasion d’aliens dont le chef de file est une improbable mutation entre ces saloperies de l’espace et un predator. La chose, logiquement, prend alors le doux sobriquet de Predalien, et, en compagnie de ses copines bêtes et méchantes, elle entreprend d’éradiquer de la surface du globe la population d’une paisible bourgade américaine.
Dans leur tentative désespérée de survie, les humains vont se trouver « aidés » par un Predator, qui, attiré par l’odeur du sang, s’arrache de son logis paumé au fin fond de la galaxie et se pointe sur Terre à grand renfort d’explosions et d’esbroufe théâtrale. C’est qu’il se la pète sévère le Predator, à travers un risible festival de pantalonnades apte à dérider même les spectateurs les plus coincés ! Bon, il ne se prend pas pour un plouc mais il faut dire aussi qu’il est vachement balaise, bien plus que ses potes d’ailleurs. Ainsi, il massacre de l’alien, pauvres créatures réduites ici à des rôles de chair à pâté, avec une facilité déconcertante, et bien entendu, sur son chemin, il n’arrive pas à résister à la tentation d’éviscérer ou d’écorcher un ou deux humains (on ne se refait pas).


Ah oui, et les humains alors ? Car ce film se déroule sur Terre, nom d’un petit bonhomme ! Eh bien, sachez que nos congénères (ici, un conglomérat d’archétypes sortis tout droit d’un show TV débile style Dawson Creek) ne sont pas en reste. Ils tentent tout d’abord d’opposer une résistance à cette invasion alien - en vain bien entendu -, avant de recevoir «le soutien » de la Garde Nationale. En fait, les braves représentants des forces civiles américaines serviront plus à détourner les aliens de leur préoccupation primaire en se transformant en kebab pour créatures extra-terrestres, laissant un peu de répit aux citoyens. L’affaire semble donc très mal engagée pour tout le monde mais, heureusement, par le plus grand des hasards, parmi les habitants de cette petite ville se trouve quelqu’un qui sait conduire un char et piloter un hélico. Sacré coup de bol, n’est-ce pas ?
Ce scénario - qui pourrait avoir été écrit par un enfant de dix ans - nous réserve cependant quelques petites surprises sympathiques. La mort d’un gosse tout d’abord, assez surprenante dans ce type de film. Efficace même si elle est filmée hors-cadre, ainsi que cette scène se déroulant dans la maternité d’un hôpital, d’une rare cruauté. Puis l’irruption du Predator dans la ville, et la baston qui s’en suit, très orientée actionner HK ou 80’ (on se demande d’ailleurs d’où sortent toutes ces voitures retournées, en flamme sur la chaussée) avec un gros déchainement pyrotechnique et bourrin (on s’attend presque à voir surgir un Chuck Norris au détour d’une rue) . La fin, également, est assez amusante, avec un clin d’œil vers Le Retour des Morts-Vivants de Dan O’Bannon croisé avec un plan à la Michael Bay. Bref, toute une petite dose de détails sympathiques qui permettent de mieux encaisser ce script primaire et idiot, rempli de personnages stéréotypés et inintéressants.

Au niveau de la réalisation, on ne peut pas vraiment dire que Colin Strause et Greg Strause ont raté leur affaire. Si l’on était méchant, on pourrait leur reprocher une photographie trop sombre et un excès de cadrages serrés ( c’est la mode en ce moment dans le cinéma, pour limiter au maximum les faux raccords) qui ne sont pas compensés par des plans de mise en situation plus larges – gênant un peu la compréhension des chorégraphies martiales – mais le film se rattrape bien par un montage bien rythmé et une atmosphère « état d’urgence » assez bien rendue. Bien entendu, au niveau esthétique, les deux cinéastes n’hésitent pas à mettre en valeur le charisme des deux espèces extra-terrestres, et surtout le Predalien, au design très bien réussi (à la vue de son look terrifiant, j’attendais d’ailleurs de lui un peu plus de combativité). Bref, vous l’avez compris, c’est un film avec une efficacité basée plus sur le visuel que sur la dramaturgie (ce qui est finalement dans l’esprit du jeu vidéo éponyme).

La conclusion de

Bon, que penser de cet Aliens vs Predator ? Le scénario est nul, c’est certains, et les personnages inconsistants. Au point de vue dramatique, ce film n’a donc strictement aucun intérêt. Cependant, si l’on appréhende le métrage à la manière d’une pétaradante attraction de foire, on peut y trouver quelques sources de satisfaction. Je serai donc (pour changer un petit peu) cette fois-ci moins sévère que mes petits camarades en considérant le film des frères Strause comme un divertissement idiot mais sympathique à mater en DVD… à la condition, bien entendu, de mettre pour l’occasion son cerveau en mode « off ».

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation consciencieuse
  • Un montage efficace
  • Le design du Predalien
  • Crétin mais divertissant

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario crétin et bourré d’incohérences
  • Des personnages insipides
  • Des aliens sous estimés
  • Avec pareille matière, on peut faire 1000 fois mieux

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