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Aliens vs. Predator Requiem >

Critique du Film : Aliens vs. Predator Requiem

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 16 février 2008 à 12:08

Mieux que le premier? mouais... de peu...

Dire que j'attendais énormément de ce film serait mentir. Contrairement à Richard B., j'ai tendance à penser que la réunion des deux sagas mythiques que sont Alien et Predator sur grand écran est une mauvaise idée. Avouons le, dans un premier temps, le tâcheron Paul W.S. Anderson m'a entièrement donné raison avec le premier Alien versus Predator, qualitativement très pauvre, et dont les ambitions financières visaient plus les teenagers fans du jeux vidéo que les vieux briscards fans des premiers films.
La question étant simplement : est-il possible de faire quelque chose de réellement bon dans un Alien versus Predator ? ou est-ce simplement une licence prétexte à montrer deux légendes du septième art se mettre sur la gueule pendant quatre-vingt-dix minutes ? Visiblement, Colin et Greg Strause, réalisateurs de ce nouvel opus, ont plutôt été partisan de cette deuxième option ; À tel point qu'à aucun moment ils n'ont caché leur volonté de ne réaliser qu'une série B. Exit donc les rêves d'un film classieux à la Alien ou la Predator premier du nom, tout au plus aurions nous pu avoir un long-métrage du niveau d'un Predator 2, pas exceptionnel donc, mais peut-être efficace et, au vu de la bande annonce, surement très gore.


Peu d'attente et pas d'illusion concernant ce long-métrage, et pourtant, à la fin de la projection, la déception est tout de même de mise. Qui donc, blâmer pour ce naufrage ? Énormément de monde, certes, mais tout de même principalement le scénariste, Shane Salerno, qui nous a livré une histoire d'une pauvreté affligeante apparentant cet Alien versus Predator Requiem à un vulgaire slasher basique. Cette absence totale d'ambition qui entoure l'histoire du film est à ce point affligeante que l'on est très souvent obligé de se rendre à l'évidence : même le script de Paul W.S. Anderson était plus ambitieux, totalement raté certes, mais souhaitant créer quelque chose de bien particulier pour lancer la nouvelle franchise. Ici, point de tout cela, juste une volonté affiché de faire un simple film d'horreur. Jugez plutôt : une ville pleine d'humains destinés à mourir, si possible dans d'atroces souffrances, est assiégée par un groupe d'aliens bêtes à manger du foin ; pour les sauver, un Predator débarque sur Terre pour tuer les dits aliens. Simpliste, le scénario se résume donc à un bête jeu de cour de récréation, le Renard-Poule-Vipère : dans le Predator-alien-Humain, le Predator tue de l'alien, l'alien tue de l'humain et les humains, eux, ne tuent personne et tentent de survivre tant bien que mal (et plutôt mal que bien, évidemment...).
Évidemment, le scénario est à la hauteur de l'histoire racontée, c'est à dire au niveau du sol. Dans ce slasher où les aliens remplacent les habituels boogeyman, les personnages sont aussi travaillé que dans n'importe quel nanar télévisé habituel. Il ne faut ainsi pas cinq minutes pour repérer les trois héros, ceux qui vont mourir mais à la fin, et les victimes en puissances. Écrit sur des confettis, les personnages du film sont à ce point transparents qu'il n'existent même pas. Leur sort nous est tout à fait indifférent, et, au final, seul comptent les beaux effets spéciaux qui émaillent le film.
Seulement, à ce niveau, la réussite n'est pas non plus fulgurante. À l'instar du scénariste, les réalisateur, Colin et Greg Strause, vont preuve ici d'une inexpérience pour le moins consternante. À des années lumières du génie des réalisateurs des Aliens et de l'efficacité des réalisateurs des Predator, ils réussissent l'exploit, pourtant improbable, de se situer sous le niveau de compétence de Paul W.S. Anderson. Mettant en scène l'action du film de nuit, dans une ville sans électricité, ils ont pris le parti de choisir des cadres très serrés. Résultat, le spectateur, bien trop souvent, ne comprend plus rien à ce qui se passe à l'écran et se retrouve obligé de suivre ce qui se passe "aux sons". Une lisibilité bien trop sommaire qui empêche même, un comble, que l'on puisse béatement admirer les beaux effets spéciaux.
Dernier point fâcheux, en tout cas pour les fans des sagas : les incohérences du scénario et de la mise en scène par rapport aux autres films. Ainsi, ici, les aliens ne sont présentés que comme des bêtes méchantes et stupides et le Predator que comme une sorte de Steven Seagal surbourrin. Ajoutez à cela quelques détails fâcheux (la reproduction du Predalien!!!) ou consciemment oubliés (le sang des aliens, acide une fois sur deux suivant s'il s'agit d'un héros ou d'une victime à côté), et il se peut que vous ayez quelques violentes poussées d'urticaires pendant la projection du film.

Au final, qu'est ce qui sauve cet Alien versus Predator Requiem du bide absolu ? Et bien d'une part un jusqu'au boutisme rare dans les productions hollywoodiennes de ce type : homme, femme, enfant, bébé, tout le monde y passe et tout le monde souffre. La scène de la maternité est, à ce niveau, un bon exemple de ce qu'on aurait jamais cru trouver dans un film de ce type (c'est à dire un film sorti au cinéma et pas un direct-to-dvd).
D'autre part, les nombreux clins d'oeil à la saga, aussi bien dans les répliques, les plans de caméra que dans la musique, raviront les fans de la première heure. La fin du long métrage, à ce titre, en est un parfait exemple en ce qu'elle ne s'adresse qu'aux fans et laissera, c'est certain, les non-initiés sur le carreau.

20

Était-il possible de faire pire que le premier opus? Difficilement, et pourtant, les frères Strause sont passés à deux doigts de la catastrophe. Si quelques clins d'oeil destinés aux fans des deux sagas sauvent le long-métrage du naufrage total, reste que le niveau de qualité du tout est particulièrement médiocre. Dommage...

Critique de publiée le 16 février 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Un jusqu'au boutisme rare,
  • Les clins d'oeils à la saga pour les fans.

Que faut-il oublier ?

  • Aucune ambition,
  • Scénario de slasher basique,
  • Réalisation brouillonne,
  • Nombreuses incohérences,
  • Pas si gore que ça.

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