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Critique du Film : 28 semaines plus tard
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Critique du Film : 28 semaines plus tard

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 24 août 2007 à 0108

Zombies strikes back

28 semaines après que la pandémie de rage, cette étrange maladie très contagieuse qui transforme les humains en bêtes fauves assoiffées de sang, ait commencé à ravager Londres puis l’Angleterre entière, il semblerait que la maladie soit en passe d’être contrôlée. La preuve, la réinstallation progressive des londoniens au cœur de leur cité. Oh, bien entendu, cela se fait dans la prudence, quartier par quartier, au fur et à mesure que s’opèrent les nettoyages, et pour le moment seuls quelques milliers d’individus vivent dans une zone étroitement surveillée par la Delta Force américaine…


28 jours plus tard, sorte de condensé du triptyque de G.A. Romero auquel se greffent des éléments propre à un univers post-apocalyptique tel que celui de Je suis une légende, m’avait moyennement convaincu. J’avais apprécié les innovations apporté par ce nouveau regard porté sur le mythe du zombie mais en même temps regretté l’absence totale de tension, en raison d’une réalisation très nerveuse, ne laissant à guère à la peur l’opportunité d’envahir nos esprits.
Qu’en est-il pour cette séquelle produite, mais non réalisée, par Danny Boyle ? Bien, en fait, on repart sur les mêmes bases techniques, à savoir une réalisation à la DV HD, caméra portée sur les épaules d’un cadreur épileptique dopé au Guronsan et marchant sur des braises. L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle ne nécessite aucun talent de réalisation, ni de montage. La dynamique s’installe toute seule, à grand renforts de successions d’images qui défilent à un rythme stroboscopique effréné (puis un ralenti de temps en temps, histoire de varier les plaisirs). Pas besoin de story-board, ni de chemin de fer (comme l’on disait dans le temps), un chutier d’images numériques bien fourni en alternance de valeurs de plans suffit. Au diable les raccords, de toutes manières, le spectateur, saoulé par ce déluge d’image d’insert et de changement de fréquence, ne finit plus que par s’intéresser qu’à l’instant présent pour l’oublier, aussitôt finie cette séance de mitraillage photographique (attention aux personnes photosensibles, crise d’épilepsie envisageable).
Au niveau du scénario, on passe du survival horrifique affiché par le premier volet au film de guerre. Pas inintéressante du tout d’ailleurs, la vision (plus crédible que celle desFils de l'homme ) de ce ghetto où, se croyant protégée, une masse de civils se trouve en fait réduite inconsciemment à l’état de prisonniers, otage de la condition de leur pays occupé par des troupes étrangères. Mais ce que n’avaient pas prévu « détenus » et « geôliers », c’est que le ver pouvait être dans le fruit (comme dans Alien 3). A ce sujet, il est intéressant de noter l’aspect assez reac de Danny Boyle sur le coup, car c’est la faiblesse et la compassion de l’homme qui va l’amener à sa perte. A méditer. Le film affiche également de nombreuses références liés à des évènements d’actualité (l’Irlande du Nord bien entendu, mais encore plus l’Irak, avec la notion de force de pacification), d’autant plus que les « contaminés », toujours aussi athlétiques, font plus penser à une horde d’invasion ennemie fanatisée qu’à une bande de zombies classique.
On atteint même parfois le cliché de l’épuration ethnique à l’occasion de cette déclaration de code rouge. « Dieu reconnaitra les siens » pourrait ajouter le général, l’œil torve. Mais même flambée au napalm et gazée, la teigne s’en sort quand même et s’échappe de son ghetto, se répandant à nouveau dans les rues de Londres. On parle alors d’infection humaine. Pour faire bonne figure, les scénaristes ont glissé dans la bande de braves gens un militaire, assassin repenti, ainsi qu’un pilote d’hélicoptère (décidemment, les hélicos et les zombis, c’est une histoire d’amour…) au grand cœur. D’ailleurs, l’intervention de ce dernier donne lieu à la scène la plus marrante du film. Après avoir fait une tentative d’évacuation digne d’un film sur la guerre du Vietnam, l’hélicoptère se met à hacher menu à grand coup de pales cette horde de vietcongs londoniens. Complètement stupide, mais très drôle, et parfaitement mise en scène. Et cet aspect grand guignol m’amène à vous dire que, comme dans le premier volet, c’est l’absence totale de peur qui est le plus gros problème de ce film.
Mais attention, malgré ces défauts conceptuels, 28 Semaines plus tard n’atteint pas le niveau d’indigence d‘un… Resident Evil 2, par exemple. En effet, le métrage possède son lot de satisfactions. Tout d’abord, même si l’on peut trouver l’histoire du lâche Don un peu facile et sa traque acharnée (sacré limier le Don-zombie !) un peu tirée par les cheveux, il faut admettre qu’elle a le mérite d’exister et permet d’installer une certaines cohérence dans le développement de l’intrigue. Confier le développement de cet aspect dramatique a des acteurs comme Robert Carlyle et Catherine McCormak est d’ailleurs une bonne idée. Ces acteurs expérimentés amenant une non négligeable dose de crédibilité à leur liaison d’amour vache. Beaucoup plus, d’ailleurs, que la mignonne Rose Byrne, chargée du rôle de l’officier scientifique, et qui n’est finalement qu’une minette de plus dans la grande cour des films d’horreur.
Et je vais finir, une fois n’est pas coutume, sur des compliments. Félicitation au chef opérateur Enrique Chediak (non, non, je vous assure, ce n’est pas un pote !..) qui a effectué un travail exceptionnel sur ce film, notamment sur les prises de vue aériennes qui sont de toute beauté. Ensuite, bravo à John Murphy, auteur de la bande originale de ce film. Le compositeur nous offre là une œuvre d’une qualité rare, collant parfaitement à l’ambiance glauque recherchée par le trop formaté mais consciencieux Juan Carlos Fresnadillo (olé !) avec des variations me rappelant parfois Goblin, le groupe mythique des années 80.

La conclusion de

28 semaines plus tard s’inscrit dans la continuité du travail de Danny Boyle. Normal car le premier volet avait été plutôt bien perçu par les critiques et le public. Il est cependant, à mon avis, légèrement supérieur, grâce à une prise de position moins référentielle que critique et quelques aspects non négligeables, comme une bande originale très marquante. Maintenant, au-delà de ça, je continue à regretter ce choix naïf de secouer la caméra dans tous les sens pour tenter une mise en exergue dynamique du rythme narratif. Bof ! Pour moi, cela ne fait qu’engendrer confusion et agacement…

Que faut-il en retenir ?

  • Apte à satisfaire les amateurs du premier volet
  • Belle photographie
  • Bonne interprétation
  • Excellente bande originale

Que faut-il oublier ?

  • Absence de peur
  • Réalisation sans personnalité
  • Cameraman hystérique

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