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Critique du Film : 28 jours plus tard

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 24 octobre 2005 à 09:47

Une assiette anglaise appétissante mais un peu indigeste

Lors d’une opération commando, un groupe de militants écologistes libère involontairement un virus extrêmement virulent qui transforme les malades en zombis assoiffés de sang. L’Angleterre entière est rapidement contaminée par la maladie. Dans Londres, 28 jours après le début de l’épidémie, Jim se réveille d’un profond coma et il s’aperçoit qu’il se retrouve dans une ville complètement abandonnée par ses habitants. Il rencontre alors deux autres survivants qui comme lui, essayent d’échapper à la furie des zombis.
Danny Boyle, ex-petit génie du cinéma ‘’underground’’ britannique (Petit meurtre entre amis, Trainspotting) retourne dans son pays natal quatre ans après s’être égaré dans les méandres de la comédie américaine. A cette occasion, il décide de se rattraper de ses errances en revenant au cinéma de genre et en se frottant au mythe des morts-vivants, mais en abordant le thème de la manière la plus personnelle.
Il entreprend en premier lieu de donner au métrage le plus de réalisme possible, en abordant la technique particulière de la DV HD qui donne au film un aspect documentaire. Rappelons-nous que cela est exactement la même démarche qu’accomplit il y a plus de trente ans George A. Romero (ex-technicien issu du milieu de l’actualité, ne l’oublions pas) en tournant en noir et blanc sa Nuit des Morts-Vivants, qui était alors le standard du format télévision, alors que la plupart des films étaient en technicolor.
Ensuite, au niveau de la réalisation, Boyle s’engage volontiers sur le sentier du film catastrophe, à grand renforts d’effets spéciaux réussis – comme l’explosion du début – et de plans aériens sur la ville désertée. Des images apocalyptiques très efficaces et frappantes filmés de manière neutre et réaliste qui laissent libre cours à l’imagination, car on n’assistera jamais de fait à la propagation de la maladie.
Au niveau du scénario, le cinéaste réalise une synthèse de la trilogie de Romero, sur une trame narrative longuement inspirée – les 2/3 du films - du Survivant de Boris Sagal (lui-même adapté de la nouvelle de Matheson). En effet, en ce qui concerne l’adaptation de Sagal ; on peut s’apercevoir que ces zombis n’en sont pas ; ils courent, mordent, frappent et sont puissamment athlétique, de la même manière que les goules qui essayent de nuire à la vie de Charlton Heston dans le Survivant. Les errances de Jim dans la ville désertée y font également penser, ainsi que lors de sa rencontre avec les survivants, parmi lesquels un des personnage, l’actrice noire, nous renvoie sans hésitation à Lisa, l’héroïne du film de Sagal.
La comparaison avec les trois films de Romero est également amusante à faire, car lorsque l’on y fait bien attention, on s’aperçoit que Boyle fait référence aux œuvres du maître d’une manière très révérencielle, et de plus dans un ordre chronologique ! D’abord, on assiste à l’assaut sauvage de la maison qui renvoie à La Nuit des Morts-vivants. Puis il s’en suit la séquence de shoping dans laquelle les survivants se servent à volonté, ce qui nous fait bien évidemment penser aux scènes dans le supermarché de Zombie. Enfin, pour finir, la conclusion dramatique dans le QG des militaires qui rappelle invariablement le Jour des Morts. On peut même y voir un lointain parent du célèbre Bubba, sous la forme d’un zombi enchaîné dans un enclos.
Bref, les références fusent, le rythme est élevé, et on ne s’ennuie pas une minute. Mais a t’on vraiment peur ? En ce qui me concerne, je dois admettre que je n’ai pas frissonné une seule seconde. Je pense que cela vient en fait de plusieurs choses. Tout d’abord, le style des créatures qui finalement ne sont pas plus impressionnants qu’une bande de loubards super entraînés, et deuxièmement, l’absence d’atmosphère paranoïaque qui fait en général l’efficacité de ce genre de films. En effet, ce style très speed de réalisation, aussi punchie soit-elle, empêche l’installation d’une ambiance propice à la peur durant une grande partie du film. On a uniquement le temps de s’intéresser qu’à ce que l’on voit, sans pouvoir se préoccuper du hors cadre, ce qui empêche le mal à l’aise, et le suspense, de voir le jour.
Mais le pire est la dernière partie qui se déroule dans le bunker avec une sorte de chassé croisé ‘’amoureux’’ entre les différents protagonistes. Un enchaînement de séquences maladroites et presque ridicules, à mi-chemin entre le vaudeville et un épisode de Scoubidoo. La franchement, j’ai complètement décroché… Danny Boyle ne maîtrise rien ; les personnages, qu’ils soient méchants ou gentils, sont à la limite de la caricature et le climax qui se veut glauque et malsain est juste exubérant. Et si à ces séquences finales quelques peu ratées on ajoute un happy-end complètement incongru et d’une naïveté absolue, je dois avouer que je n’ai pas du tout aimé la dernière demi heure du métrage, malgré la présence de quelques scènes d’actions bien maîtrisées.

55

Sorti en pleine période Resident Evil, 28 Jours plus Tard pouvait être considéré comme un véritable bol d’air artistique, loin des standards vidéo-clippés américains. Il n’en est pas pour autant un excellent film. Certes, le travail est bien fait, la ville désertée superbe, les scènes d’action sont réalistes et impressionnantes et le tout se tient durant une grande partie du métrage. Mais un scénario pas très original, une absence gênante de peur - voir même de malaise - et une fin complètement ubuesque rend le tout bancal et donne au résultat final une impression mitigée.

Critique de publiée le 24 octobre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Photographie superbement réussie
  • Scènes d’action très efficaces
  • Nombreux hommages au genre

Que faut-il oublier ?

  • Scénario pas très original.
  • Créatures peu impressionnantes
  • Dernière demi-heure ratée
  • Happy-en niais

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