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Critique du Film : 28 semaines plus tard
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Critique du Film : 28 semaines plus tard

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 24 septembre 2007 à 1436

Inférieur à l'original, mais tout de même plaisant...

Quatre ans après le succès surprise de l'astucieux 28 jours plus tard, le producteur Andrew MacDonald, détenteur des droits du film, décide de remettre le couvert en lançant une improbable suite, et ce alors même que l'épilogue du film de Danny Boyle annonçait très ouvertement la fin de l'épidémie. Une séquelle que l'on sentait d'ores et déjà bien opportuniste, mais qui allait nous offrir une nouvelle occasion de nous frotter à ces contaminés qui avaient en leur temps sérieusement reboostés le filon des films de zombies. Ainsi, ce second - et probablement pas dernier - film se déroule vingt-huit semaines après la première contamination par la Fureur, après que l'armée ait pris les choses en main et que l'Angleterre soit redevenue un pays vivable. Oui mais voilà, les choses vont de nouveau dégénérer...

Et c'est justement là que le véritable problème du film se pose, simplement parce qu'avant même d'entrer dans la salle, avant même le début du film, le spectateur est en terrain connu. Oui, il va y avoir de nouveau contamination et oui, encore une fois, les contaminés vont faire dégénérer la situation... et globalement, si l’on entre pas dans les détails du film, c'est ce qui se passe. Car si 28 jours plus tard était un film de zombis à la structure plus que classique, voire d'un Romeresque assumé, il arrivait à dépoussiérer efficacement le vieux film de zombies en introduisant de nombreux éléments nouveaux : des ennemis véloces, une contamination plus facile et une ambiance de fin du monde assez réjouissante. En se situant hors des sentiers battus inhérents au genre, le film était donc plus oppressant, plus flippant et, fatalement, plus original.

Cette originalité, 28 semaines plus tard ne la possède pas, et c'est clairement ce qui lui fait défaut, ce qui fait qu'il n'arrive jamais à dépasser son prédécesseur. Pourtant, ce ne fut pas faute d'essayer de transcender le premier script. Intelligemment, Danny Boyle et Alex Garland ont passé la flambeau, qui plus est pas à n'importe qui. Juan Carlos Fresnadillo, réalisateur et co-scénariste du brillant Intacto, était un choix extrêmement judicieux. Fort d'un premier long métrage original et ambitieux, le jeune réalisateur espagnol pouvait potentiellement faire du bon travail et ce d’autant plus qu'il amenait avec lui son équipe de scénaristes. Mais il s'avère pourtant qu'au final, le scénario est le plus gros point faible du film.

En effet, le script alterne à la fois de grosses incohérences - et dans son déroulement, et par rapport au premier film - ainsi que des effets gratuits, des retournements de situations prévisibles, des changements de comportements chez certains personnages difficilement explicables et des raccourcis scénaristiques très hasardeux. Ce dernier point, déjà présent dans le précédent long métrage de Fresnadillo, parasite ici énormément l'histoire, à tel point que le spectateur se demande parfois où, quand et comment on a pu en arriver à telle ou telle scène. Si, à première vue, cela peut paraître parfois totalement incohérent – voire complètement débile - il apparaît, en y réfléchissant un minimum, que ce n'est pas forcément le cas ; pas forcément car tout dépend de l'explication qui sera donnée dans d'éventuelles suites…

Pourtant, paradoxalement, ce même script s’avère très qualitatif sur un certain nombre d’autres points : le traitement de l’histoire est original, les personnages sont plus travaillés et plus épais que dans 28 jours plus tard et nombres d’idées sont réellement intelligentes. La reprise de la contamination, notamment, est nettement moins cliché que ce qui pouvait être attendu et le traitement des personnages contaminés prend ici une importance non négligeable : là où ces derniers se désincarnaient dans 28 jours plus tard dès la première morsure – passant ainsi du statut de personnage à celui de simple zombi parmi d’autres – ils restent désormais des personnages à part entière et continuent à avoir leur importance au sein même de la meute de contaminés. Parfaitement servis par des comédiens inspirés – Robert Carlyle est comme d’habitude exceptionnel – ils donnent au film une profondeur que ne possédait pas son prédécesseur.

Enfin, malgré ce scénario très inégal, Juan Carlos Fresnadillo, derrière la caméra, sait parfaitement maîtriser son film. Si l’on sent que les scènes d’actions filmées caméra à l’épaule ne sont pas franchement sa tasse de thé, il impose un traitement de l’histoire parfois hallucinant sur certaines scènes, et ce notamment via une idée brillante : la juxtaposition plans au sol/plans aérien de Londres qui donnent au film un décalage assez surprenant ; lorsque la ville semble aller parfaitement bien vue du ciel, il apparaît finalement que les rues sont en proie à une panique totale. Ce faisant, le réalisateur donne à cette suite cette force dramatique qui manquait cruellement à 28 jours plus tard. Cette même force dramatique est également appuyée par la bande originale particulièrement efficace de John Murphy. Certaines scènes de 28 semaines plus tard font ainsi preuve d’une intensité assez incroyable, et ce à l’image de la formidable séquence pré-générique.

La conclusion de

Sans son script trop inégal, 28 semaines plus tard aurait pu surpasser son prédécesseur et devenir une véritable référence du film de zombis. Tel quel, il n'est plus qu'une suite correcte dans la continuité même de 28 jours plus tard. Pas désagréable, mais terriblement décevant par rapport à son potentiel...

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation intelligente,
  • Un casting de qualité,
  • Une histoire correcte dans la continuité du premier film,
  • Une bande originale efficace.

Que faut-il oublier ?

  • Trop d'incohérences dans le scénario,
  • Des raccourcis scénaristiques génants,
  • Certaines scènes faciles et parfois gratuites.

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