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Critique du Film : 2009: Lost Memories
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Critique du Film : 2009: Lost Memories

Avis critique rédigé par Emmanuel G. le mardi 29 avril 2003 à 0836

2009, Lost Memories

Le maître du haut chateau ?
2009 Lost Memories est un film bien plein, qui brasse de nombreuses idées. C’est d’abord un film d’action très sportif, mais qui prend pour cadre un futur proche doublé d’une réalité alternative dans laquelle le Japon n’a pas perdu la seconde guerre mondiale et a pu coloniser une bonne partie de l’Asie, dont la Corée (comme dans le Maître du haut chateau, le bouquin de Phillip K. Dick). A tel point que le héros du film, coréen mais travaillant pour le JBI (Japan bureau of investigation) ne connaît rien de sa culture d’origine et se voit contraint de lutter contre d’autres coréens, catalogués comme « terroristes » par les japonais. Enfin, le film n’hésite pas dans sa dernière partie à prendre un tournant fantastique très prononcé et très assumé, dont il serait vraiment dommage d’en dire trop ! Ca brasse donc pas mal de choses, et le moins que l’on puisse dire est que le film n’est pas ennuyeux, ni en manque d’idées, même si comme nous le verrons, il a une fâcheuse tendance au maniérisme.
Dès la scène d’ouverture, le ton est donné : ça va défourailler sec et va y avoir des traces sur le mur ! Un groupe terroriste coréen prend d’assaut une exposition d’art, dans un but obscur. Le JBI envoie sur place une escouade de combat et l’on a droit à une longue fusillade, furieuse et sanglante. Ca démarre donc fort et très sèchement.
Par la suite, ce punch ne se démentira pas, puisque le film enquille un certain nombre d’affrontements très stylés. Très ? Oui, même parfois trop ! La mise en scène est clinquante à souhait, et les effets de style s’accumulent, rendant même parfois la lisibilité de l’action un peu difficile. Cet excès de zèle plombe un peu le film et culmine surtout dans une scène à la mièvrerie assumée renforcée par des ralentis bien ringards (lorsque les japonais découvrent le local secret des résistants coréens). Autre problème, si les scènes d’action sont nombreuses, elles n’évitent pas, loin s’en faut, la répétition, et leur accumulation finit par lasser, surtout sur la fin du métrage (heureusement fort bien relancée par l’intrigue). Toujours dans les reproches de forme, les scènes d’actions font parfois preuve de peu de crédibilité, comme celle où les 2 héros affrontent les terroristes autour d’un convoi de camions. Visuellement, le film mange un peu à tous les rateliers, cherchant surtout l’effet de style tape à l’œil.
« Tape à l’œil » est un adjectif qui correspond d’ailleurs fort bien à 2009, véritable blockbuster, qui a des moyens et ne se prive de les montrer ! Après tout, qui s’en plaindra ? Les américains font la même chose à longueur de film, et 2009 n’a franchement rien à leur envier sur ce plan. Les scories de mise en scène passent donc finalement sans trop de difficultés : ça déménage bien et les idées sont bien là.
Mais si la forme, plutôt impersonnelle, permet au film de ressembler à s’y méprendre à une production occidentale, il n’en va pas tout à fait de même du fond. Etant loin d’être un spécialiste de cette partie du monde, je ne m’avancerais pas à juger les choix politiques du film, mais le film surfe clairement sur le nationalisme coréen, construit ici autour d’un seul repoussoir : le Japon. Même si le copain japonais du héros qui finira pourtant par le combattre, n’est pas présenté comme un monstre mais comme un homme broyé par sa propre culture, le film n’évite pas de tomber dans un certain manichéisme : les autres japonais sont montrés comme les pires ordures, n’hésitant pas par exemple à flinguer un gosse à la volée. Au final, cela ne perturbe pas trop la vision du film, surtout pour nous occidentaux.
A part cela, le film se tient donc bien, soutenu par une bonne interprétation qui n’évite pas l’écueil de la pose (le héros qui déprime en regardant la pluie, cigarette en main, sur une musique triste…). On retrouve le thème de l’amitié viril façon John Woo en la personne des deux flics, amis mais qui deviennent ennemis par la force des choses. Sur ce point, le réalisateur tombe plutôt juste même s’il en rajoute quelque peu sur le pathos.

La conclusion de

Ambitieux, 2009 mêle avec efficacité le film d'action bourrin, l'anticipation, l'uchronie, le fantastique et le destin tragique de deux personnages, le tout dans ambiance noire et violente. Ca fait beaucoup, mais ça marche plutôt bien, même si la mise en scène fatigue : tape à l'oeil et clinquante, elle plombe le film par ses effets de style. Malgré tout, un bon rythme et de bonnes idées emportent le morceau sans trop de difficultés.

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