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Critique du Recueil de nouvelles : Minority report et autres récits
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Critique du Recueil de nouvelles : Minority report et autres récits

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 24 juin 2006 à 0740

Minority report

"Lorsque Anderton vit le jeune homme, sa première pensée fut: je deviens chauve. Chauve, gros et vieux..."
Philip K. Dick est mort à l'âge de 54 ans, peu connu du public, dans une indifférence relative, et toute sa vie il n'a connu le succès qu'épisodiquement, notamment grâce à son prix Hugo pour le maître du haut château. Et pourtant il aurait bien sourit s'il avait su que ses oeuvres inspireraient autant les scénaristes du tout Hollywood. La première adaptation sur grand écran fut Blade runner, inspiré des Androïdes rêvent ils de moutons électriques , qu'il eu la chance de voir en avant-première mais dont il ne put savourer le succès puisqu'il succomba avant sa projection en salle -à lire dans dernière conversation avant les étoiles. Puis vinrent les films tirés des nouvelles rassemblées dans ce recueil: Total recall -souvenirs à vendre-, Impostor -l'imposteur-, planète hurlante -nouveau modèle- et minority report -minority report. Enfin, d'autres romans furent portés à l'écran: confession d'un barjo du roman homonyme et Substance Mort -substance mort- qui va sortir en fin d'année 2006, après de longues années indécises pour le choix du réalisateur. John Lennon s'était d'ailleurs aussi intéressé à un projet visant à l'adaptation du dieu venu du centaure.
Minority report et autres récits contient donc des textes de référence du cinéma de la science fiction de ces vingt dernières années.
Il est bien évident que les scénaristes ont pris de grandes libertés par rapport au texte initial, et minority report n'échappe pas à la règle, car finalement la nouvelle de Philip K. Dick ne fait que soixante pages autour desquelles Steven Spielberg a dû broder, car à l'origine, le personnage principal est Anderton, le vieux fondateur de Précrime. L'idée essentielle repose sur le fait de connaître l'avenir, ce sur quoi l'auteur a vraiment reposé une partie de son oeuvre. Ici, Anderton a l'initiative entre faire perdurer l'existence de Précrime en tuant ou bien sauver sa peau en ne tuant pas. Cruel dilemme et boucle temporelle qui doit ou non être bouclée. Pour tout dire, la fin de cette nouvelle diffère assez de ce que l'on avait vu au cinéma, mais les implications et la conclusion restent rigoureusement les mêmes. C'est donc une nouvelle à lire dans la mesure où avec un résultat différent (le film et la nouvelle) on arrive au même raisonnement.
Un jeu guerrier est une nouvelle courte qui prouve à quel point Philip K. Dick sait brouiller les pistes et emmener le personnage -ou le lecteur- où il veut pour ensuite l'ébranler par un retournement de dernière minute, la technique consistant à concentrer son attention sur une chose importante, potentiellement dangereuse, un leurre, tandis que le but véritable se tient caché. C'est la nouvelle la plus efficace du recueil, à mon avis.
Ce que disent les morts a presque le format de novella, que Gallimard avait publié dans la collection Folio 2 euros ce que disent les morts, où la notion de semi-vie (ou semi mort peu importe l'appellation) est totalement définie comme une mort définitive retardée. Ce texte a l'intérêt de contenir des éléments qui seront développés de manière magistrale dans les chefs d'oeuvre que sont Ubik et le dieu venu du centaure. Sans vouloir tout dévoiler, je dirais que cette nouvelle pose les bases de toute l'oeuvre de cet auteur autour des thèmes comme l'alternance des réalités, la paranoïa mais aussi son côté mystique qui éclatera avec la trilogie divine.
Ah, être un gélate... est une nouvelle où transparaît l'ironie, voire l'humour de Philip K. Dick, puisque à défaut d'être très présent dans ses romans -sauf dans les clans de la lune alphane où il décrit tous les types de psychopathes possibles et imaginables, qu'il a rencontrés lui-même lorsqu'il fut interné-, c'était un de ses traits de caractère à la ville. A lire pour s'en convaincre: dernière conversation avant les étoiles. Ceci étant dit, cette nouvelle n'est pas exceptionnelle.
Souvenir à vendre est encore une nouvelle où la liberté du scénariste de Total recall a été très importante puisque l'idée de base est sacrément écornée. D'une nouvelle on est passé à un film d'action au message édulcoré sur la planète Mars et l'implantation de la vie sur son sol. Or souvenir à vendre ne traite que de la mémoire du personnage, l'implantation et la manipulation des souvenirs. La chute est impressionnante, le lecteur est complètement décroché avec un tel dénouement.
Dans la foi de nos pères, l'auteur nous fait encore un brillant exercice sur le monde des apparences et sur la véritable appartenance du pouvoir, sur une variation du 1984 d'Orwell, un hommage à l'une des plus grands oeuvres du XXème siècle.
La fourmi électrique est très courte où l'auteur imagine ce que finalement un androïde pourrait faire s'il pouvait contrôler sa réalité. Et pourtant elle comporte quelques longueurs pour cette nouvelle qui a pris de nombreuses rides avec toutes ces cartes perforées pour diriger le programme d'un automate ou bien, ici, d'un androïde. Elle manque de "percussion".
Planète hurlante est un beau film, devenu culte pour certains, difficile pour d'autres inspiré de nouveau modèle. Cette nouvelle est un modèle du genre où Philip K. Dick semble peler les différentes couches des apparences trompeuses de la réalité. Une nouvelle d'un monde post-guerre assez peu optimiste où apparaît l'émergence d'une autre forme de vie. Une nouvelle de haute volée.
Enfin, dernier bijou de ce recueil, l'imposteur dont l'adaptation cinématographique était assez réussie avec une photographie soignée tout à fait en adéquation avec le thème principal: la paranoïa du héros. Comment être sûr de savoir si ce que l'on a en mémoire n'a pas été implanté ? On rejoint quelque peu l'univers de souvenirs à vendre et même celui de blade runner avec ces androïdes qui ne savent pas qu'ils sont des androïdes.
Voilà donc un recueil des nouvelles les plus connues, finalement, du grand public au travers des adaptations de ce maître de la science fiction. Mais jugez ces nouvelles sur le fond plus que sur la forme, cet auteur est loin d'être ce que l'on appelle une grande plume, car pour P. K. Dick, l'essentiel est le concept ou le personnage autour desquels il construit ses univers.

La conclusion de

Minority report constitue un recueil essentiel des nouvelles de Philip K. Dick adaptées sur grand écran. Un indispensable !

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