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Critique du Film : Robocop
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Critique du Film : Robocop

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 25 février 2006 à 0424

Moitié homme moitié robot

Murphy est un bon flic. Et dans les rues où la criminalité est galopante, les bons flics sont une denrée rare. Ceci est d'autant plus vrai que la multinationale OCP, du moins une partie, a pour projet de remplacer les policiers par des robots, cette compagnie gérant les ressources de la police. Le projet semble fructueux. L'autre partie de cette organisation a un autre projet: l'utilisation de cyborgs, hommes et machines à la fois, qu'ils veulent mettre en place rapidement pour en montrer l'énorme potentiel. L'occasion se présente lorsque Murphy est sauvagement agressé par une bande de voyous, qui le laissent pour mort...

Robocop: Officier Alex J. Murphy Peter Weller et Officier Anne Lewis (Nancy Allen)
Robocop: Officier Alex J. Murphy Peter Weller et Officier Anne Lewis (Nancy Allen)

La cybernétique.
1988, c'est aussi une grande période pour le cyberpunk. William Gibson avait écrit neuromancien quatre ans plus tôt, Bruce Sterling Schismatrice en 1985, et Walter Jon Williams Câblé en 1986. Les scénaristes se sont inspiré -une fois n'est pas coutume! Que serait le cinéma sans la littérature ?- de ce courant de la littérature pour pondre un scénario dans cet univers. Sauf que, autant le cyberpunk est bien sombre, aux perspectives bien pessimistes et aux slogans 'no future', aux personnages évoluant dans l'illégalité, autant le héros est ici un policier auquel on va inculquer des règles qu'il sera bien obligé de faire respecter, puisque l'interface informatique neurale va au-delà de ce qui lui donne son propre jugement et sa propre conscience, puisqu'elle asservit véritablement son être à sa partie machine. Il ne reste plus de l'homme qu'une partie de son cerveau, sa colonne vertébrale et.. c'est tout ! Le Robocop n'est donc presque plus qu'une machine. Mais ce qui va se produire ensuite est la partie la plus intéressante du film, à savoir la lutte qui a lieu entre sa partie biologique et sa partie digitale. une tentative de corruption va avoir lieu, comme un virus envahit votre disque dur. Ainsi, alors qu'à ses débuts en tant que robot-flic, les sentiments et scrupules ne l'embarrassait pas vraiment, petit à petit la conscience et la morale vont l'envahir et le pousser à se poser des questions sur le bien fondé de ses actes.


Robocop: le vieil homme (Dan O'Herlihy), Richard 'Dick' Jones (Ronny Cox) et Robert Morton (Miguel Ferrer). Robocop (Peter Weller). Leon C. Nash (Ray Wise) et Emil M. Antonowsky (Paul McCrane)
Robocop: le vieil homme (Dan O'Herlihy), Richard 'Dick' Jones (Ronny Cox) et Robert Morton (Miguel Ferrer). Robocop (Peter Weller). Leon C. Nash (Ray Wise) et Emil M. Antonowsky (Paul McCrane)

Le justicier.
Définitivement deuxième degré, comme d'autres de ses films -Starship troopers, entre autres-, Paul Verhoeven se livre à une critique acerbe de la société, de notre société, qui a tendance à de dégrader. En renforçant le côté justicier, il montre à quel point ce que le respect de la loi, si l'on se tient au stricto senso de son interprétation, a de pervers. Robocop incarne peut-être aussi ces flics aux USA qui, au nom de lois parfois strictes, commettent des bavures... Peut-être... Verhoeven aime la polémique, de toute façon. On rapproche souvent Robocop de Judge Dredd qui, à sa façon, est aussi une machine de guerre sans sentiments puisque 'la Loi c'est lui', et n'accepte pas de "circonstances atténuantes". De même, la loi était respectée en bas par les bras armés de la Loi, alors que dans les hautes sphères les luttes pour le pouvoir faisaient rage. Qu'est ce que l'abus de pouvoir ? Qu'est ce que la violence gratuite ? Doit on punir les contrevenants de la loi sans explications ? Voilà un débat intéressant.

Robocop: Robocop (Peter Weller) et Officier Anne Lewis (Nancy Allen)
Robocop: Robocop (Peter Weller) et Officier Anne Lewis (Nancy Allen)

Le fait est que Robocop fut un grand succès, car un nouveau super-héros était né, loin de tous ces super-héros lisses comme superman, par exemple. Robocop un film violent ? Oui, assurément. Une violence gratuite ? Non, car au deuxième degré, cela a permit de dénoncer certains abus. Ce film sera suivi de deux épisodes, de moins bonne qualité. On notera la belle composition de l'acteur Peter Weller, dans le rôle du flic robot. A noter qu'il est le héros du mythique planète hurlante.

La conclusion de

Robocop a été comme une bombe dans le cinéma de science fiction, autant dans le domaine scénaristique, que sur le ton, car Verhoeven avait pris le parti de prendre Hollywood à revers.

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