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Critique du Film d'animation : Renaissance
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Critique du Film d'animation : Renaissance

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 7 février 2006 à 2025

Tout simplement noir et blanc...

2054. Nous sommes à Paris où vit Llona Tasuiev. Cette dernière a tout pour réussir. Elle est belle, intelligente et elle est employée par la société Avalon en tant que scientifique. Néanmoins, cette jeune femme de 22 ans a un petit défaut. Elle est trop curieuse. Curieuse car elle demande à une connaissance de sa grande sœur, Bislane, de lui fournir un dossier secret. Bientôt et suite à cette demande dangereuse la belle Llona sera kidnappée. C’est le policier Karas, spécialiste des affaires d’enlèvement, qui sera amené à retrouver la trace de Llona. Karas est un homme taciturne et casse cou. Bientôt, il subira la pression d’Avalon désirant plus que tout qu’il retrouve très vite la disparue. Malgré cela, il saura prendre sur lui cette mystérieuse et dangereuse enquête tout en gardant son libre arbitre. En compagnie de la séduisante Bislane, il découvrira finalement que Llona est bien plus qu’une simple scientifique fouineuse.


L’action de Renaissance se déroule dans un Paris futuriste. Très proche de celui de 2006 en ce qui concerne l’architecture, on retrouve avec plaisir des monuments ou des quartiers tels que le Sacré Cœur, La Tour Eiffel ou La Grande Arche de la Défense. Sans oublier tous les immeubles haussmannien qui sont quand même agrémentés de structures de verre leur donnant une touche high-tech. Ensuite, la constitution même de la ville a changé puisqu'on distingue que son centre est réhaussé - dont le point culminant est le Sacré Coeur - ce qui lui confère une allure de labyrinthe. On peut également distinguer beaucoup de panneaux publicitaires, sur les toits parisiens, où sont diffusés des flashs informatifs sur les produits miraculeux de la société Avalon. Cette dernière est très présente dans la vie quotidienne des parisiens. Elle est également au centre de l’intrigue de Renaissance.

Une intrigue avec malheureusement beaucoup d’incohérences et qui manque de sentiment. D’ailleurs, la technique cinématographique innovante dessert énormément le déroulement de l’histoire et il est très difficile de faire la part des choses entre ce qui est de suivre l’histoire et de regarder les images qui défilent à l’écran. Je dois avouer que je me suis un peu perdue dans ce vaste labyrinthe qu’est devenu Paris en cette année 2054 et également dans cette histoire policière. J’étais constamment subjuguée par les images. Bien que le scénario ait été imaginé par deux personnes Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière puis écrit en compagnie de deux autres Patrick Raynal et Jean-Bernard Pouy. Ce qui aurait pu laisser présager une plus grande ouverture d’esprit et une plus grande innovation en ce qui concerne les thèmes abordés. Car ces thèmes ont été mille fois exploités. De manière différente, soit, cependant la peur du vieillissement ou le périple d’une enquête policière où une belle doit être sauvée par un valeureux flic fait dans le réchauffer. Même si la peur du vieillissement est à notre époque un mal récurrent que subit chacun de nous.

Bien sûr certains diront qu’il est triste de chipoter devant une telle réunion de prouesses techniques au visuel artistique fort. Néanmoins, le scénario pêche par manque de profondeur et dans une durée de 1h45 une seule scène m’a fait ressentir quelque chose. Pendant un court instant je me suis sentie transporter par ce que vivaient les personnages de Renaissance. Pendant un instant j’ai été émue. C’est peu malheureusement. Bon, nous ressentons également le plaisir des yeux devant ce rendu noir et blanc parfait. Parfait grâce à la technique développée et employée par Marc Miance et son équipe au sein d'Attitude Studio. Le tout a été traité par motion capture – technique d’animation souvent utilisée pour les jeux vidéos - ce qui veut dire que derrière la 3D se cachent de véritables acteurs tous choisis de façon pointilleuse pour correspondre à la morphologie des personnages et à leurs mouvements. Ce qui a également allégé le budget du film qui contient quand même 90 lieux différents où la centaine de personnages – sans compter les foules - évoluent de manières souples, une course poursuite dans les rues de Paris et nombreux décors. Le tout filmé en prises de vues réelles et rehaussé par l'emploi d'un éclairage blanc.

La conclusion de

Ma note de 85%, après vous avoir énuméré le constat des points négatifs de cette œuvre, vous paraîtra sûrement énorme. Néanmoins, pas du tout parce que là je félicite le travail technique et le rendu visuel qui est sublime. De ce point de vu là, j’ai réellement aimé. Je regrette même que ce procédé ne se soit pas appliqué à l’adaptation de Sin City de Franck Miller parce que là vraiment on avait le rendu exact du noir et blanc de cette bande dessinée. Bon on va dire également que je pourrais faire preuve de chauvinisme puisque Renaissance est un film d’animation français néanmoins je reste convaincue de la valeur artistique forte qui se dégage de celui-ci et qui doit être récompensée

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