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Critique du Film d'animation : Renaissance
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Critique du Film d'animation : Renaissance

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 28 septembre 2006 à 0427

Si Paris m’était conté… en 2054

En 2054, la ville de Paris est devenu un impressionnant labyrinthe architectural, produit de la fusion entre les constructions classiques de style Haussman et l’ingéniosité moderne, à base de verres et de matériaux high techs. La population, affairée et égoïste, vit une existence linéaire sous le regard de milliers de caméra de police, à l’ombre d’un Sacré Cœur aux allures de Capitole. C’est au sortir d’une de ces multiples boites de nuit dans lesquelles les parisiens oublient leur fade existence que sera kidnappée Ilona, une brillante et ravissante scientifique employée par la société de cosmétiques Avalon. Le capitaine Karas, un flic aux méthodes quelques peu, marginales, se voit confié par ses supérieurs la mission de retrouver la jeune fille.
Le scénario de Renaissance nous plonge au cœur d’un véritable film noir américain. Tous les éléments de la grande période de la Warner y sont introduits ; le flic pessimiste, la femme fatale, le caïd de la pègre, les supérieurs obtus, etc. Tous les personnages, et même le ton de la narration, qui se veut posé, presque nonchalant et fataliste, renvoient donc aux écrits d’un Raymond Chandler ou d’un Dashiell Hammett. Seuls quelques arguments futuristes, s’appuyant sur le débat éthique face à l’immortalité, cautionne cette couche un peu artificielle composée d’imagerie et d’atmosphère hard science (les amateurs de Philip K. Dick ou de Maurice G. Dantec y trouveront leur compte). Un ajout qui, au regard du scénario, n’était pas réellement indispensable dramatiquement, mais nécessaire pour initier cette débauche graphique.
Car Renaissance est avant tout un concept artistique. Construit à base de Motion Capture et d’aplat de jeux de noirs et blancs fortement contrastés, l’animation et les décors déploient un effet saisissant et harmonieux. La ville de Paris, notamment, est magnifiée. Les auteurs sont parvenus à y glisser des aspects futuristes sans pour autant la priver de son cachet classique et de son identité. Un exercice de style périlleux mais parfaitement maîtrisé qui aboutit à un véritable ravissement pour l’œil. A cette qualité purement graphique s’ajoute une réalisation parfaitement maîtrisée (avec notamment une superbe poursuite en voiture sur les quais de Seine). Rien à redire à ce niveau, on en prend plein la vue durant toute la durée du film. Mais est-ce que cela suffit pour faire un bon film ? Rien n’est moins sûr.
Car dans les années 40-50, plus que l’aspect purement technique et l’expressionnisme photographique, ce qui faisait surtout la force des films noirs étaient la qualité d’interprétation des comédiens et la forte dose de sentiments dérangeants (perfidie, abandon de soi, passion vaine, vengeance, cupidité) qui se dégageaient de thèmes très graves comme la manipulation et la trahison. Quel cinéphile qui se respecte peut avoir oublié les scènes à couteau tiré et les échanges dramatiques de Lauren Bacall et d’Humphrey Bogart dans le Faucon Maltais ? Et la dualité trouble entre Veronica Lake et Alan Ladd dans La Clé de Verre ? Ici, point de tout ça. Emotionnellement parlant, c’est même le clame plat.
En fait, piégé dans ce traquenard esthétique, les auteurs n’ont pas réussi à donner une âme à leurs personnages, un échec amplifié par des lignes de dialogues sans réelle consistance et un montage mécanisé manquant de substance dramatique. Au final, le regard du spectateur reste neutre, sans implication, une position détachée pouvant même ouvrir grande les portes de l’ennui. Heureusement, je ne connu pas personnellement cette sensation extrême, ayant porté mon attention sur les performances techniques. J’en connais d’autres qui n’ont pas eu cette chance…

La conclusion de

Renaissance est un petit polar doté d’une esthétique époustouflante. Une Série Noire gonflée à coup de motion capture et d’arguments graphiques très réussis. Si l’on peut donc regretter le manque d’émotion que dégage ce film, on peut cependant se réjouir de la performance technique, symbole d’un véritable sursaut de l’animation française

Que faut-il en retenir ?

  • Esthétisme superbe
  • Animation et réalisation réussies dans l’ensemble
  • Renaissance de l’animation française

Que faut-il oublier ?

  • Scénario mainstream
  • Manque d’émotion dramatique

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