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Critique du Film : Donnie Darko

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 16 janvier 2006 à 05:47

Brillant !

Voilà un film étrange ...
A dire vrai, c'est avec appréhension que j'ai commencé à regarder ce film et dès les premières images, la musique m'a mis dans l'ambiance. C'est une atmosphère très étrange sans toutefois tomber dans le piège du film à suspense, fantastique, d'horreur ou bien SF "classiques". Ce film est vraiment à part, que l'on ne saurait classer dans un genre particulier.
Malgré l'enveloppe budgetaire serrée, le jeune réalisateur, très doué en l'occurence, a su trouver des acteurs à la hauteur de son projet, avec la présence d'acteurs et d'actrices comme Drew Barrymore, Mary McDonnell et Patrick Swayze.

Donnie Darko: Jim Cunningham (Patrick Swayze), Kitty Farmer (Beth Grant), Bob Garland (David St. James), Kenneth Monnitoff (Noah Wyle) et Karen Pomeroy (Drew Barrymore)
Donnie Darko: Jim Cunningham (Patrick Swayze), Kitty Farmer (Beth Grant), Bob Garland (David St. James), Kenneth Monnitoff (Noah Wyle) et Karen Pomeroy (Drew Barrymore)
La première scène avec le lapin est hallucinante. Voici donc un garçon qui a des troubles psychologiques, dont l'ami imaginaire est un lapin nommé Frank (un nom important tout au long du film) au visage horrible, et qui va lui sauver la vie. La voix est très troublante, particulièrement en VO. Jack Gyllenhaal est troublant de folie et d'intelligence. Remarquez qu'il ne cligne pratiquement pas des yeux. Mais qui est cette créature ? A quel dessein Donnie est il donné ?

Donnie Darko: Donnie Darko (Jake Gyllenhaal) et Frank
Donnie Darko: Donnie Darko (Jake Gyllenhaal) et Frank "le lapin" (James Duvall)
Stephen Hawkins. Une oeuvre littéraire a une grosse importance dans ce film, c'est une brêve histoire du temps de Stephen Hawkins. Stephen Hawkins est probablement le plus grand astrophysicien du XXème siècle, capable de vulgariser la physique pour nous simples mortels et nous faire comprendre les mécanismes de la physique avec des mots simples. Je me souviens avoir été émerveillé par ce livre qui a développé en moi une forte attirance pour le domaine de l'astrophysique à partir de ce moment. L'embryon d'intérêt pour cette dernière étant déjà latent, cela l'a catalysé purement et simplement. L'intérêt de ce livre n'est pas simplement la physique pure et dure, avec formules et équations. Ce livre montre à quel point la physique théorique est si proche de la philosophie. Car à ce niveau d'abstraction, ces deux disciplines semblent traiter de sujets adjacents, et se recouvrir partiellement. Ainsi, il est curieux de constater que le voyage dans le temps soulève des questions métaphysiques "bouclées". Si l'on nous faisait entrevoir le futur, si l'on nous montrait que l'on devait se trouver à tel endroit à un moment précis du futur, quelle serait notre réaction ? Irait-on à l'endroit donné, pour comprendre ce qu'il représente, ou bien fuirait-on, sachant au fond de nous que les événements se passeront de toute façon ? Si l'on décide d'y aller, pourrait-on dire que c'est le bouclage du futur vers nous qui nous a poussé ? Dans ce cas, a-t-on réellement notre libre arbitre ou bien tout est déjà prédéterminé ? Dans ce cas, quel est l'intérêt de vivre si nous sommes déjà programmés et que nous n'avons pas de libre arbitre? Ce film ne fait donc pas innocemment référence à ce livre de Hawkins, car la réflexion du prédéterminisme est la notion importante à voir, à comprendre. Les scènes entre le héros et son professeur de science, ainsi que les scènes entre le héros et sa psychanalyste sont à revisionner pour en comprendre la portée.
Donnie Darko: Rose Darko (Mary McDonnell), Samantha Darko (Daveigh Chase), Eddie Darko (Holmes Osborne) et Elizabeth Darko (Maggie Gyllenhaal)
Donnie Darko: Rose Darko (Mary McDonnell), Samantha Darko (Daveigh Chase), Eddie Darko (Holmes Osborne) et Elizabeth Darko (Maggie Gyllenhaal)
La place de la religion. Et ce sont les dialogues avec la psychanalyste qui vont mettre en relief la place de la religion dans ce film. Outre le fait que le voyage dans le temps est possible en théorie, qu'elle est donc cette volonté, qui donc est responsable de la possibilité de voir ce qui va se passer dans 28 jours, 6 heures, 42 minutes et 12 secondes ? Le réalisateur n'a pas voulu donner la réponse au spectateur, mais Donnie et la psy vont en proposer une, tout de même. Qui d'autre que Dieu pourrait le faire ? L'ambiguité réside dans le fait que Donnie se sent seul et se croit athée, alors qu'il n'est que agnostique: la possibilité d'une puissance n'est pas exclue. Et c'est ici que le lien entre la science et la philosophie se fait: si Donnie sait ce qui se passera dans 28 jours, pour quelle raison le sait il, pourquoi lui ? Par certains côtés ce film me fait penser à l'univers de Philip K. Dick.
Donnie Darko (Jake Gyllenhaal), Gretchen Ross (Jena Malone) et Frank
Donnie Darko (Jake Gyllenhaal), Gretchen Ross (Jena Malone) et Frank "le lapin" (James Duvall)

90

Donnie Darko est un film à voir et revoir, car une fois le dénouement passé, on ne peut s'empêcher de le revoir en y recherchant les détails à côté desquels on était passé. Chaque scène comporte des indices qui peuvent nous aiguiller à deviner cette fin. C'est pourquoi Donnie Darko est un film au scenario et à l'intrigue brillant, avec des acteurs attachants dont la performance est surprenante. A voir d'urgence !

Critique de publiée le 16 janvier 2006.

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