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Critique du Film : Suspiria

Avis critique rédigé par Christophe B. le mercredi 4 janvier 2006 à 16:44

L'opéra de la terreur

Dario Argento sait magistralement surprendre et secouer les spectateurs. Et principalement dans ce métrage.
Tout d’abord par l’utilisation de décors dérangeants, baroques, tourmentés. D’un romantisme gothique mais relevé à une sauce bien particulière faite de couleurs tantôt agressives ou veloutées et d’éclairages du même acabit. Le réalisateur ne cache pas son admiration pour l’expressionnisme allemand et cela se voit tout au long du film fait d’ombres et de lumières .
Ajoutez à cela une ambiance sonore oppressante et une B.O. électrique magistrale des fameux Goblins ; la recette pour confectionner l’atmosphère générale d’un film horrifique est posée.
Passons au plat de résistance. Il se confectionne au hacheur/broyeur ce plat là. Des séquences violentes, brutales et réalistes, des meurtres sanglants de jeunes filles assaillies par une sorcière, la mère des ténèbres, une entité monstrueuse tapie dans l’ombre d’une institution de danse.
Secouez tout cela dans un shaker, et servez chaud !
Il ne reste plus qu’à déguster des séquences qui vous tiennent en haleine, les moments de pure terreur succèdent à des plans d’une beauté envoûtante, d’une poésie macabre formidable. Ce film est fait pour être apprécié dans la pénombre d’une salle de cinéma, sur grand écran et avec une sono digne de ce nom, sans rien autour pour vous distraire.
Le thème archi-utilisé de la maison hantée, est ici sublimé par les décors et l’éclairage. Le labyrinthique institut de danse parait totalement déconnecté de la réalité, hors du temps extérieur, hors de toute dimension connue. La caméra arpente les couloirs avec une lenteur stressante, s’arrêtant sur des plans improbables... de rideaux, par exemple... Le spectateur n’attend qu’une chose, que ces fameux rideau s’écartent pour révéler l’indicible… en vain.
Le film est construit comme une véritable symphonie, avec des envolées violentes et des moments plus calmes permettant de faire monter l’angoisse, d’éprouver une forme d’empathie morbide envers les personnages. Et la pression monte, inexorablement, jusqu’à un point de non retour et l’explosion finale.

93

Suspiria est le premier film surnaturel ou purement fantastique du réalisateur, dont le nom est plus souvent associé aux giallo, cette forme de thriller italien bien particulière et inimitable. Mais toute la filmographie d’Argento baigne dans une ambiance horrifico-fantastique inédite. C’est pour lui que le terme « Opéra de la terreur » a été inventé. Si vous ne devez voir qu’un seul film de Dario Argento, que ce soit celui-là !

Critique de publiée le 4 janvier 2006.

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