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Les Loups de la Calla >

Critique du Roman : Les Loups de la Calla

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 30 septembre 2005 à 08:19

Qui a peur des méchants Loups ?

Tome 5 de la gigantesque épopée de la Tour Sombre, Stephen King reprend son histoire au moment où le ka-tet (groupe de personnes à la destinée liée) de Roland de Gilead pénètre dans la Vallée du Croissant. Là, ils sont contactés par la population de Calla Bryn Sturgis, une communauté rurale pacifique, qui les prie de les aider à lutter contre les Loups, des cavaliers brutaux qui, à chaque génération, effectuent une razzias et kidnappent les enfants.
Après lecture on peut s’apercevoir que les Loups de la Calla ne s’arrête pas à cet aspect. Le roman est en fait séparé en quatre parties qui s’entremêlent et que l’on pourrait diviser comme suit : - La révélation de Mia, un des autres aspects de Susannah, et l’annonce de sa grossesse. - L’histoire et l’intégration au ka-tet de Callahan, le prêtre de la Calla, ex-alcoolique venu d’un autre monde. - La défense du terrain vague de Brooklyn et de son propriétaire (un libraire du nom de Tower), éléments qui semblent être au cœur du mystère de la Tour. - La lutte contre les Loups proprement dit.
L’auteur s’amuse à mélanger ces quatre récits en un seul, à travers fash-backs et parenthèses. Il nous présente aussi le monde de Roland dans un futur plus lointain, un avenir où le pays de Gilead à disparu depuis longtemps laissant la place aux légendes, et où les humains ne sont plus maître de leur destin et sont retombés à la merci des Loups, ces reliques du passé.
Dans cet ouvrage très riche en information, l’entrée en scène du personnage du père Callahan est l’un des éléments les plus importants. Par la richesse de son récit, tout d’abord. Il nous apprend l’existence des vampires, qui vivent et parcourent les Mondes, et des Ignobles, une race étrange et organisée qui en veut à la stabilité de la Tour Sombre. Le prêtre nous montre aussi que les portes dimensionnelles peuvent être ouvertes avec une clé, la sphère noire, et qu’elle permet de se rendre dans le monde et les temps de son choix, de manière physique, contrairement au Vadasch, cette sorte de transe chamanique qui permet de voyager dans une dimension intermédiaire, au milieu des esprits. L’histoire de Callahan laisse également penser (grâce à l’utilisation du principe de déjà-vu) que chaque dimension, chaque monde, est le reflet d’un autre et qui, soumis à différentes distorsions, évolue de manière quelque peu différente
Malgré une trame principale fortement inspirée des Sept Mercenaires, l’œuvre se rapproche de plus en plus d’un univers de science-fiction. En effet, tous les éléments donnés en réponse aux précédents tomes se posent comme appartenant au domaine scientifique ; le robot Andy, les Loups (qui sont également des robots fabriqués à l’image du Dr Fatalis, un héros Marvel), le Dogan (un avant-poste militaire), la Sphère Noire(un sorte d’artefact électromagnétique puissant), les armes (vif d’argent, sabre laser, fusil). Bien sur, l’élément fantastique reste présent et sous latent, tout d’abord grâce à l’habillage de superstition fournit par l’ignorance rétrograde de la population de la Calla, puis par la présence troublante du personnage de Mia, cette Entité dont on ne sait pas si elle est le fruit de la schizophrénie de Susannah ou si elle bénéficie d’une existence propre, tout comme sa prétendue grossesse – seulement supposée car aucun indice morphologique ne vient la confirmer.
Ainsi, si cet opus donne un grand nombre de réponses, il apporte aussi son lot de nouveaux questionnements, et finit même sur un cliffhanger hollywoodien avec la disparition de Susannah, évènement initié apparemment par les ‘’êtres’’ mystérieux qui vivent dans Tonnefoudre et que le jeune Jack a entendu parlé au microphone dans le Dogan. Il met aussi un point d’honneur à faire ressortir certains aspects de la personnalité cachée de Roland, qui bien que farouche pistolero, sait danser la commala et apprécie la douce compagnie de Rosalita qui, de ses mains habiles, soigne affectueusement son arthrose naissante (le personnage me fait de plus en plus penser au Clint Eastwood de Impitoyable).

100

Les Loups de Calla représente un tournant narratif de la saga, car Stephen King commence à apporter un bon nombre de réponses. Bien entendu, ces réponses sont incomplètes et plus des indications qu’autre chose, mais cela à l’avantage d’exciter encore plus notre curiosité. Toujours aussi bien écrite et maîtrisée, doté d’un excellent suspense pimenté par des agréables éléments humoristiques, cette œuvre monumentale ne relâche pas la pression, rendant les protagonistes de la Compagnie de Roland aussi attachant que ceux d’un certain Anneau

Critique de publiée le 30 septembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario riche et passionnant
  • Personnages attachants et complexes
  • Narration pleine de mystères et de suspens

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