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La clé des vents >

Critique du Roman : La clé des vents

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 4 octobre 2012 à 22:47

Coup de givre

Il s’agissait de six bafou-bafouilleux assis sur un arbre de fer tombé à terre, le museau levé vers le croissant de lune. Leurs yeux brillaient comme des joyaux. Il était rare que l’on aperçoive un troken à proximité de l’Arbre, et cela était censé vous porter chance. Tim n’en avait jamais vu de sa vie. Certains de ses amis prétendaient en avoir surpris en train de jouer dans les prés ou dans les bosquets de florus, mais il était sûr qu’ils racontaient des craques. En découvrir une demi-douzaine comme cela…

Cherchant à s’abriter d’une terrible tempête, Roland et son ka-tet trouvent refuge dans l’un des bâtiments d’une ville fantôme. Là, en sécurité, installés devant un réconfortant feu de camp, les compagnons du pistolero lui laissent l’occasion de s’adonner à l’art du conte...

La clé des vents se positionne chronologiquement entre les tomes 4 (Magie et Cristal) et 5 (Les Loups de la Calla) du cycle de La Tour Sombre. Ici, Stephen King renoue avec son œuvre préférée à travers un récit à la construction originale pouvant se poser comme une sorte de mise en abyme romanesque. Un roman à la structure «poupée russe» qui, tout compte fait, n’apporte pas grand chose à la mythologie extraordinaire mis en forme par l’écrivain, si l’on écarte le fait qu’il positionne le lecteur sur un nouveau point de vue, à la fois familier et dépaysant. Deux petites pierres ajoutées au monument qu’est le cycle de La tour sombre.

En fait, ceux qui espéraient, en lisant cette Clé des vents, en apprendre plus sur la personnalité du pistolero ou des ses amis, en seront pour leurs frais - mais restait-il encore beaucoup de chose à connaitre sur le passé de Roland, Eddie, Jake ou Susannah? En effet, il vous faut savoir que cette œuvre de (seulement) 284 pages se présente plus comme une chronique de l’Entre deux mondes que comme un épisode de La tour sombre. Et si le texte débute avec le ka-tet de Roland de Gillead, qui, en route pour Calla Bryn Sturgis, arpente le Sentier du Rayon, on le quitte assez rapidement, pour découvrir deux histoires se déroulant dans un temps passé. La première est un épisode de la jeunesse de Roland, la deuxième un célèbre conte - La clé des vents - qui a pour héros Tim, un jeune paysan de l’Entre-deux-mondes.

Si l’on peut donc regretter de ne pas suivre de nouveaux les agissements de notre groupe de voyageurs favori, on retrouve toutefois toute l’atmosphère envoutante du cycle. Un monde mourant, aux allures de western post-apocalyptique, à la civilisation vacillante, avec une faune et une flore en pleine mutation. Un univers mêlant technologie oubliée et magie (une magie qui n’est peut-être d’ailleurs qu’illusion, les habitants de l’Entre-deux-mondes étant pour la plupart des gens assez rustres). Un environnement changeant, véritable terrain de jeu pour un Stephen King qui peut, une nouvelle fois, y exprimer toutes les facettes de son imaginaire et de son sens de l’humour noir, et qui entraine le spectateur dans des situations surprenantes, mêlant féérie, aventure et horreur.

La première nouvelle, Le garou, s’avère être la moins intéressante. On peut s’en étonner quand l’on sait qu’elle met en scène un Roland débutant dans ses fonctions de pistolero. Mais force est d’admettre que l’intrigue, excessivement simple et doté d’un final peu surprenant, est loin d’être ce que Stephen King nous a offert de mieux. En fait, son principal intérêt est d’être le déclencheur de la seconde histoire, quand Roland se prend à raconter au jeune Bill le conte de La clé des vents (d’où sa qualification de recueil de nouvelles a structure imbriquée). Un récit - sous forme de quête - nettement plus accrocheur, doté de personnages forts (on retrouve Maelyn, le Collecteur et l’on cause du Roi Rouge), de rencontres étonnantes, et d’un héros sympathique que l’on croirait sorti d’un récit des frères Grimm. Bref, un récit bien divertissant, même si, là encore, on peut penser que le romancier n’a guère eu à forcer son talent.

73

La clé des vents nous permet de retrouver avec plaisir l’envoutante atmosphère dégagée par cette œuvre monumentale qu’est le cycle de La tour sombre. Cependant, force est de dire, que cet ouvrage, principalement composé de deux longues nouvelles, n’atteint pas le niveau de qualité des autres romans du cycle. La lecture est loin d’être désagréable, certes, mais au-delà du fait que ces textes ne s’appuient pas sur les agissements du ka-tet de Roland de Gallead, on était en mesure d’attendre un peu mieux de la part de Stephen King, notamment pour ce qui concerne Le garou, la nouvelle la plus faible.

Critique de publiée le 4 octobre 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers fascinant
  • Des personnages attachants
  • Un habile mélange de genre

Que faut-il oublier ?

  • Des textes « mineurs »

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