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Critique du Roman : Terres perdues
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Critique du Roman : Terres perdues

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 24 août 2005 à 1200

La vitesse de croisière de Blaine la Peine

Roland, Eddie et Susannah quittent la plage et repartent vers l’Est. Alors qu’Eddie et Susannah se considèrent de moins en moins, puis plus du tout, comme des prisonniers, Roland lui, va de moins en moins bien. Cela n’est pas le venin des homarstruausités qui le mine mais le paradoxe temporel de la mort de Jake (voir Le Pistolero). Dans son New York des années 70, le jeune Jack est sujet à une pareille sensation désagréable, celle d’être à la fois vivant et mort.
Sur leur route, les voyageurs rencontre un ours gigantesque du nom de Mir. Après avoir abattu la créature, les héros (et le lecteur également) ont la surprise de découvrir que le plantigrade géant est en fait un robot. Ils décident alors de remonter le chemin emprunté par la créature et ils parviennent au Sentier du Rayon. Selon Roland, il y a six rayons qui se recoupent en leur centre et en cet endroit est censé se trouver la Tour Sombre. Il suffit donc de suivre le Sentier du Rayon pour l’atteindre.
Pendant ce temps, Jake dans son monde est de plus en plus sujet au malaise. Il fuit son domicile et rencontre dans un magasin, un étrange personnage qui lui remet deux livres, un livre de devinettes et un livre pour enfant qui le terrifie, Charlie le Tchou-tchou (Blaine est peine).
Roland, Eddie et Susannah arrivent alors dans un Anneau de Parole, lieu ou tous les paradoxes sont révolus mais habité par un démon violeur. Là, les héros, après avoir tous couru des graves dangers, parviennent à faire traverser à Jake ce qui est en fait une porte, lui permettant de rejoindre le groupe (le ka-tet). La troisième carte, la Mort (mais pas pour toi, Pistolero) est enfin tirée.
Les quatre aventuriers continuent leur périple durant lequel ils rencontrent un bafou-bafouilleux (hybride entre un chien, un raton-laveur et une marmotte, et en plus ça cause un peu) qui est adopté par Jake, sous le nom de Ote. Puis, après être passé par un village dans lequel Roland est reconnu comme un pistolero, nos amis arrivent dans la dangereuse ville de Lud.
En entrant dans Lud, les héros sont séparés. Roland est à la poursuite de Gasher, l’homme qui a enlevé Jake afin de l’emmener dans les sous-sols à la rencontre de l’Homme Tic-tac. De leur coté, Eddie et Susannah partent à la recherche de Blaine, un monorail dont la course suit le Sentier du Rayon. Après avoir éliminé (mais pas définitivement) l’Homme Tic-tac, Roland et Jake rejoignent leurs compagnons dans Blaine. Le monorail est en fait le dernier maillon émergé de l’immense système informatique situé sous la cité de Lud, un ordinateur blasé dont le seul centre d’intérêt est la résolution de devinettes. Alors que, à bord de Blaine, les héros quittent Lud le long du Sentier du Rayon, l’ordinateur décide de se débarrasser de l’encombrante humanité de la ville en la gazant.
Troisième tome du cycle de la Tour Sombre, Terres Perdues entame un tournant dans cette gigantesque saga. Par un changement de style, tout d’abord. L’ensemble est moins complexe et le style d’écriture se rapproche plus de ce à quoi l’auteur nous a habitué: descriptif, mais direct. En même temps, à mon humble avis, ce tome est le véritable épisode charnière de l’œuvre car il nous éclaire réellement sur la nature du (ou des) univers que traversent les personnages, notamment la région que Roland nomme l’Entre-Deux-Mondes.
Le roman s’attarde également longuement sur le personnage de Jake, cet apprenti pistolero de 13 ans. La mise en avant de l’adolescent renforce encore plus la conviction que King est retourné sur des terrains reconnus avec des thèmes qui lui sont habituels; les peurs d’enfant, l’angoisse naïve devant l’inconnu (certains passages m’ont grandement fait penser à Ça).
Dans cet épisode, on assiste également à la fragilisation et au début de la ‘’re-humanisation’’ de Roland de Gilead. Le personnage rigide et froid du pistolero laisse la place à un homme torturé et rongé par les remords. Souffrance indispensable à sa transformation, cette étape va permettre la naissance d’un homme nouveau, à la manière d’un papillon sortant de sa chrysalide. Les personnages d’Eddie et Susannah Dean voient leur rôle dans le groupe transformé. Tout d’abord prisonniers de Roland, ils s’impliquent de plus en plus dans la quête au fur et à mesure qu’ils apprennent leur fonction dans cette histoire. Ils finiront pas devenir également des pistoleros (la séance d’initiation au tir de revolver est un véritable adoubement, et elle nous laisse à penser que la perte des doigts de la main droite de Roland n’est pas un hasard).
Mais le clou du roman est la visite de la cité de Lud, qui est une véritable mine d’information. Tout d’abord sur le monde de Roland. On est certains désormais qu’il y a eu une grande catastrophe voire une grande guerre, peut-être atomique (pire que ça), et les survivants se sont organisés en communautés rurales. La technologie a été oubliée avec les siècles et les rares machines en état de fonctionnement sont complètement déglinguées. Dans les villes ne survivent plus que des mutants dégénérés et des parias. C’est parmi ces parias que le lecteur va rencontrer une nouvelle facette de Walter (qui porte également de nombreux autres noms), et se rendre compte de sa véritable puissance lorsqu’il redonne vie à l’Homme Tic-tac. Cet épisode nous renvoie directement au roman le plus connu de King, le Fléau, et cela ne sera pas le dernier.

La conclusion de

Terre Perdue est, à mon avis, le meilleur tome de cette excellente saga. Les personnages sont approfondis, on apprend énormément de choses sur le monde de Roland, l’action est bien menée et le suspense est là. On peut dire désormais que la grande quête de la Tour Sombre a pris sa vitesse de croisière.

Que faut-il en retenir ?

  • Personnages fascinants
  • Univers sombre et mystérieux
  • Récit maîtrisé
  • Blaine le mono et la cité de Lud

Que faut-il oublier ?

  • J'ai beau chercher...

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