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Critique du film : L'invasion des profanateurs de sépultures [1956], par Emmanuel G.

Avis critique rédigé par Emmanuel G. le vendredi 21 février 2003 à 11h23

L'invasion des profanateurs de sépultures

Ils sont parmi nous !
Typique de son époque, les années 50 et la guerre froide, L’invasion des profanateurs de sépultures reflète clairement les psychoses du moment. La peur de l’inconnu (et bien entendu du grand ennemi communiste) est en effet à son comble, et nombre de films de SF décrivent alors une invasion extraterrestre en forme de parabole sur les risques de guerre mondiale. Ces films sont clairement l’une des formes de la paranoïa américaines de l’époque, qui trouvera son paroxysme le plus sinistre dans le maccarthysme.
Mais au lieu de décrire une invasion extraterrestre grossière, l’invasion décrite par le film est particulièrement subtile, ne mettant pas vraiment de nom sur la menace. Les extraterrestres déposent dans les maisons de leurs victimes de gros cocons. Chaque nuit, des humains sont remplacés par des doubles parfaits qui se mêlent à la population… A l’exception prêt que ces extraterrestres ne ressentent aucune émotion. C’est donc avant tout la déshumanisation qui est ici à l’œuvre, et cela permet au film de rester efficace malgré les années.
Le film de Don Siegel (le créateur du mythique Dirty Harry) se révèle donc particulièrement angoissant, accumulant les idées stressantes. Dès le début, dans le cabinet du Dr Benell, on frissonne devant cet enfant qui hurle que sa maman n’est plus la même et qu’il ne veut pas retourner avec elle à la maison. Quelques jours plus tard, le médecin s’étonnera de revoir le même enfant en parfaite harmonie avec sa mère… Lui aussi a été « remplacé ». Une fois qu’ils ont compris le système utilisé par les envahisseurs, les héros s’obligent à ne plus dormir, car ils risquent de ne pas se réveiller. L’autre scène impressionnante se joue lorsque les deux héros essaie de sortir de la ville, et se mêle à une population entièrement remplacée en faisant semblant, eux aussi, de ne ressentir aucune émotion…
On l’aura compris, Don Siegel tire le meilleur de l’idée de base, signant par la même un film marquant qui a connu depuis deux remakes : l’un en 1978 signé Philip Kaufman, l’autre réalisé par Abel Ferrara dans les années 90. La grande force du film réside dans la paranoïa permanente qui s’en dégage, ainsi que dans sa noirceur. Ainsi, la fin, malgré ces allures de happy end (le héros a réussi à persuader les autorités de la véracité de son récit), est pourtant assez sinistre. On a vu des camions partir au quatre coins du pays, chargés de cocons : rien ne dit qu’il n’est pas déjà trop tard…
Enfin, notons simplement que le titre français du film reste encore aujourd’hui incompréhensible : on ne trouvera dans ce film nulle trace de sépultures, et encore moins de profanations !

La conclusion de à propos du Film : L'invasion des profanateurs de sépultures [1956]

Emmanuel G.
85

Un grand classique de l'invasion extraterrestre, bourré d'idées angoissantes qui fonctionnent encore parfaitement.

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