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Critique du Film : The Invasion
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Critique du Film : The Invasion

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 23 octobre 2007 à 1546

Terriens lobotomisés, film aseptisé…

Elégante quadragénaire, Carol est le véritable archétype de la femme de ce début du 21ème siècle. Indépendante, dotée d’une excellente situation professionnelle, sûre d’elle, divorcée et élevant avec attention son unique enfant, elle mène sa barque comme un chef et passe sans gros soucis les petites turbulences de la vie moderne. Un jour, pourtant, son univers et sa très conservatrice conception des choses va basculer. Cela va commencer par le retour dans son environnement direct d’un ex-mari oublié, un fait qui ne va pas manqué de rouvrir quelques cicatrices affectives difficilement fermées. Puis les choses vont encore plus se compliquer quand elle va se rendre compte que, pareillement à son entourage, l’attitude des gens se modifie de manière étrange….
Je ne vais pas entrer dans le détail et re-développer une nouvelle fois l’argumentation de mes petits camarades Han et Jason tournant autour de la reconnaissance de paternité de ce film hybride à la genèse rocambolesque. Tout d’abord parce qu’ils l’ont très bien fait au cours de leurs chroniques respectives, mais surtout parce que, à mon humble avis, la véritable source génitrice de The Invasion, il faut plutôt la chercher du coté de la personnalité et les goûts de Joel Silver, producteur pétaradant, ludico-comique et vide de substance s’il en est. Car The Invasion joue nettement plus sur les codes de l’actioner hollywoodien que sur ceux du film d’horreur SF traditionnels.


A la base, on pourrait se dire : et pourquoi pas ? En effet, dans le domaine du thriller, de l’horreur et de l’épouvante, tout a été exploré – et bien exploré – à travers les trois précédents métrages mettant en forme le roman paranoïaque de Jack Finney. Par conséquent, aborder ce sujet éculé sous un angle différent ne pouvait qu’être considéré que comme un idée pertinente… A la condition de vouloir y mettre les moyens et d’avoir le cran d’utiliser le ton opportun. Mais hélas, finalement, force est de reconnaître que se contenter d’introduire aux forceps un personnage central féminin et glisser quelques poursuites en bagnoles dans un script convenu, ne suffit pas à relancer l’intérêt d’un spectateur connaissant par coeur ce concept qui date maintenant des années 50.
D’autant plus que tous les aspects d’Invasion apparaissent comme bien trop consensuels et normalisés. Et ce n’est pas les quelques réflexions pseudo-humanistes sur les problème du Darfour et autres activités humaines honteuses délivrés en vrac lors d’un repas à la langouste qui suffisent à changer la donne. En fait, on peut même penser que c’est cette construction formatée qui rend le film bancal, car elle se pose comme l’exacte opposée de l’idée première du script qui met en avant l’idée que l’homme, de par sa nature, est dévoué au Mal. Deux concepts antagonistes qui ont cependant ici le même point commun, à savoir que quelque soit le « courant de pensée » analysé, les raccourcis sont vulgaires et les ficelles utilisées grosses comme des amarres de transatlantique. Une grossièreté retrouvée notamment dans les justifications des actes de Carol, qui lutte non pas pour garder sa conscience humaine (définitivement jugée comme pervertie), mais pour sauver son film immunisé contre la maladie.

Car, contrairement aux précédents volets qui mettaient en forme une pernicieuse attaque extra-terrestre, cette Invasion est traitée comme l’intrusion d’un virus venu du fin fond de l’espace. Un choix logique pour un film conçu à une époque où l’homme frémit dés que les mots « vache folle », « grippe aviaire » ou SIDA arrive à ses oreilles, une époque où « l’autre » se retrouve transposé du statut de congénère à celui de transmetteur infectieux ou toxique. Ce virus là, encore plus vicieux que ceux cités ci-dessus, annihile la personnalité de son porteur, détruit ses facultés d’autodétermination, et le transforme en abeille laborieuse. Adieu la libre entreprise, la branlette intellectuelle (et l’autre aussi d’ailleurs, tiens), l’accessit social et la reconnaissance de ses pairs, toutes ces valeurs si chéries par la bonne société américaine (En pleine guerre d’Irak et de menace terroriste, on se rapproche bien entendu du traitement maccarthiste du film de Don Siegel, réalisé en pleine guerre froide). Ok, malgré les incohérences (quel intérêt un micro-organisme sans âme trouverait-il à transformer son porteur en bête de somme sans émotion ?), admettons que cela soit possible. Fallait-il encore mettre cette initiative en valeur par le biais d’un développement adéquat. Ouaip. Ben, à ce détail qui me semble crucial, il faut croire que scénaristes, réalisateur(s) et producteur n’y ont pas pensé. Ils se sont juste contentés de suivre la quête d’une héroïne canon à la recherche de son fils super-sage, secondé par un amoureux transi.

Dans le rôle de la mère de famille, comme elle occupe 90% de tous les plans, Nicole Kidman se devait de donner le meilleur d’elle-même. Elle s’en sort pas trop mal, même dans les séquences ridicules (comme lorsqu’elle demande à son minot de 8 ans de lui planter une seringue de 20 cm dans le cœur !), mais on ne peut pas dire qu’elle nous offre une prestation mémorable. De toutes manières, elle est nettement plus convaincante que ce merlan frit de Daniel Craig. Lui, il n’est guère plus expressif avant sa contamination qu’après, c’est dire… Je le trouverais dans ma cuisine, je pourrais le confondre avec le réfrigérateur (resterais à savoir s’il a une lumière dedans, mais j’en doute).

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que The Invasion est un film médiocre. Comme bon nombre d’actioner de l’école Joel Silver et consorts, il est loin d’être irregardable mais dénué de toute profondeur dans sa conception et de toute émotion dans son traitement. Nicole Kidman y est mignonne, Daniel Craig aussi expressif qu’une amibe, la réalisation au montage serré est, quoique correcte, ultra conventionnelle et la fin est archi-bâclée, comme si tout le monde avait autre chose à foutre ailleurs… bien loin. Ce qui était peut-être le cas…

Que faut-il en retenir ?

  • Se laisse regarder
  • Une photographie et des prises de vue appliquées

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bancal et sans relief
  • Aspect actioner mal assumé
  • Des personnages guère passionnants
  • Roger Craig, totalement insipide

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