NIFFF 2012, le gagnant est...

Publié il y a 4 ans par Richard B.

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Bien voilà nous avons vu les derniers films de la sélection internationaux, et globalement on peut dire que, malgré une sélection intéressante de films (hormis deux ou trois catastrophiques), trois se distinguent particulièrement : Résolution, Citadel et Maniac. Cependant, pour nous, le prix devrait incontestablement venir à Résolution, qui a réussi amplement à nous surprendre par sa qualité exhaustive (mais rappelons tout de même que nos pronostics sont toujours faux).


Nous avons commencé la journée avec la projection de Citadel, film irlandais traitant, sur un mode fantastique, de la violence des enfants (une thématique récurrente dans le cinéma britannique depuis quelques années). Thomas va bientôt être papa et sur le point de déménager avec sa femme Joanne. Mais un soir, alors qu'il rentrait, il assiste à l'agression de celle-ci qui est laissée pour morte. En réalité la jeune femme étant dans le coma, les médecins arrivent à sauver l’enfant. Traumatisé et agoraphobe depuis cet incident, Tommy essaie tant bien que mal de survivre avec son nouveau-né.

Le réalisateur Ciarán Foy signe là l'un des meilleurs films de cette édition 2012 du NIFFF. L'ambiance est aux petits oignons, on pense constamment à un esprit Clive Barker, et les acteurs paraissent vraiment y croire (en particulier Aneurin Barnard, sosie de Elijah Wood) ce qui nous amène à y croire et à être régulièrement sous pression. Citadel semble aussi confirmer un véritable traumatisme du cinéma anglais vis-à-vis de la violence des jeunes dans les cités. Certes le sujet et son traitement ne sont pas totalement nouveaux, et les diverses explications ne sont pas franchement convaincantes, mais Citadel reste techniquement bien maîtrisé, s'avère assez fin au niveau de son traitement psychologique et dispose de son lot de séquences oppressantes.


Puis, nous sommes aller subir Chroniques de Tchernobyl, nouvelle production de notre ami Oren Peli, qui a ouvert la séance via un petit film enregistré dans lequel il expliquait qu'une large part du film était totalement improvisée (il ne l'aurait pas dit, on l'aurait quand même su). Vous pensiez que Chernobyl était libéré de toute radioactivité? On vous a mal informé, comme vous le montrent ces images on ne peut plus réelles, tournées par de malheureux amateurs…

Comme à son habitude, Oren Peli nous propose un film merdique, déjà-vu et ridicule. Alors le long-métrage à deux bons côtés : d'une part il ne dure qu'une heure quinze, d'autre part ce n'est pas un vrai found-footage (même si c'est presque réalisé comme, la qualité d'image est bien meilleurs). Après, ce ne sont qu'une suite de clichés tous plus moisis les uns que les autres, portés par des acteurs au mieux moyens, et plombé par un twist final d'une grande bétise. Bref, Oren Peli a encore frappé !


Avec Paura 3D l'Italie signe-t-elle son retour dans l'horreur craspec et si classieuse qui fait mal ? Trois jeunes gars portés sur le rap et les belles bagnoles décident de faire une virée et de squatter une luxueuse villa sans y avoir été invités. Manque de chance, le propriétaire finit par pointer son nez et le moindre que l'on puisse dire est que ce dernier à un penchant pour les chaînes et arracher – en autre – les tétons.

On comprend très vite que les réalisateurs Antonio Manetti et Marco Manetti aiment mettre beaucoup de rap dans leur film, filmer et mettre en évidence les foufounes rasées par de gros plans et surfer sur la mode des séquences de tortures. Soyons honnête, à part un relief gadget, quelques jolis effets de perspectives et de profondeurs, un passage gore plutôt amusant provoqué par un coup de fusil et le plaisir d'admirer sur tout tout le long, le physique avantageux de Francesca Cuttica en tenue d'Eve, il ne reste plus grand-chose de positif à évoquer. Le scénario, en plus d'être déjà vu, est d'une platitude qui fait peine à voir, la lumière paraît souvent fade (voir laide), les acteurs sont souvent caricaturaux et certaines scènes sont tellement ridicules que l'on ne peut pas y croire. De notre avis ce n'est donc pas avec ce Paura 3D qu'arrivera le temps attendu retour du cinéma italien dans le film d'horreur.

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