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Critique du jeu vidéo : Killzone Libération [2006], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 8 mai 2019 à 09h00

Sus aux Helghasts !

La PSP, première console portable de Sony, fut bien plus soutenue par son constructeur que ne l'est la Playstation Vita actuellement. Un constat s'expliquant d'abord par meilleure volonté dans le temps de produire des titres exclusifs à partir de licences fortes comme ce fut le cas en 2006 avec Killzone Libération.

Paru fin 2004 sur PS2, le FPS Killzone fut longuement présenté comme étant la nouvelle grosse licence exclusive de Sony. Un espoir légèrement contrarié par un accueil plutôt tiède de la part des critiques malgré un succès important auprès des joueurs, moi le premier. Quoi qu'il en soit, ce premier épisode devait rapidement se trouver des suites et la première mise en chantier fut justement Killzone Libération prévue pour la PSP histoire d'accompagner le début de vie de cette nouvelle expérience pour Sony. Un projet confié à son studio hollandais Guerilla Games qui est aussi derrière le premier épisode afin de d'étendre cette licence naissante. Une volonté affichée par le studio de développement et par Sony voulant faire de cet épisode PSP un projet ambitieux tant au niveau de l'histoire (suite directe du premier épisode) que du gameplay afin de proposer un type de jeu plus conforme à la console portable.

Pour rappel, la licence Killzone nous plonge dans un monde de science-fiction et un contexte de colonisation spatiale par les Hommes. Le premier épisode raconte ainsi la guerre entre deux colonies quand la planète Vecta est envahie par l'Empire Helghan venant de la planète éponyme. Une planète à l'environnement spécifique ayant fait muter ses habitants dorénavant appelés les Helghasts qui sont plus résistants, rapides et forst que leur ancien patrimoine génétique. Dans le premier épisode, un groupe de quatre héros avait déjoué une invasion plus massive faisant suite à une attaque éclaire destructrice. Malgré la victoire, l'armée ennemie se trouve toujours sur Vecta et compte bien continuer à causer du tort à ses habitants. Notamment le général Metrac qui décide d'attaquer une base où se déroule une rencontre entre VIP de la planète qui doivent être secourus par les soldats Jan Templar et Rico Velasquez soutenus par l'assassine Luger. Malgré le sauvetage, le vaisseau transportant ces personnes s'écrase non loin en territoire Helghast. Une bien mauvaise nouvelle puisque ces VIP sont liés à une arme qui pourrait s'avérer décisive si l'implacable général Metrac met la main dessus. Jan Templar va devoir sauver la situation...

 

Killzone Libération ne propose quasiment pas de scénario développé à part le synopsis présenté ci-dessus. Le reste du jeu se contente de faire déplacer Templar, seul ou accompagné, de plus en plus profondément dans le territoire contrôlé par les Helghasts afin de retrouver les VIP et empêcher les hommes de Metrac de mener à bien leurs plans. Ne vous attendez donc à rien du côté du scénario qui peut s'écrire sur un post-it. On est juste content de retrouvé le déterminé et loyal Templar, le rentre-dedans et colérique Rico ainsi que l'efficace et froide Luger. Ce qu'on retient plus c'est cette nouvelle plongée dans un monde en guerre totale qui s’inspire des plus grands conflits du XXème siècle. Les décors sont ternes, sombres et froids malgré différents environnements entre des tranchées boueuses, une plage fortifiée, des marécages sombres et une base enneigée... Une variété de champs de bataille qui est reliée par une palette de couleurs sombres et un aspect toujours très industriel de l'ensemble. Le béton et l'acier restent rois. Les Helghasts sont toujours aussi implacables dont les armures, les drapeaux et manières de fonctionner rappellent évidement les régimes totalitaires. L'ambiance guerre totale fonctionne donc toujours aussi bien malgré un scénario très anecdotique. La fin façon cliffhanger du pauvre s'explique par un 5ème chapitre qui était proposé en téléchargement peu de temps après la sortie du jeu... Une pratique assez discutable.

Il est évident qu'un jeu sur PSP datant de 2006 a veilli techniquement. Fortement mis en avant à sa sortie pour cet aspect, il est clair que le titre n'a pas très bien vieilli avec un moteur de jeu qui s'en sort quand la caméra est éloignée mais qui affiche des textures et polygones grossiers quand elle se rapproche. La PSP a fait bien mieux par la suite... Néanmoins le jeu est très fluide et nous permet de profiter au mieux de l’âpreté des combats qui peut nous opposer au maximum à une dizaine d'ennemis en compagnie d'un allié. Les animations sont par ailleurs assez correctes. Cela permet d'offrir une ambiance vraiment propre à Killzone et sa guerre sans concession où l'on a toujours plus l'impression de survivre en s'attaquant aux points faibles de l'ennemi que de véritablement le dominer... Un bon point pour Killzone tant cette science-fiction guerrière et industrielle est assez rares sur nos consoles. Le travail sonore est ainsi en adéquation avec cette volonté entre une ambiance (doublages, bruits des combats, armes...) réussie et une musique souvent épique.

 

Vu les capacités de la PSP et l'absence d'un second stick, il était logique que ce Killzone ne soit pas un FPS. Les développeurs ont pris le parti d'en faire un jeu d'action tendance TPS mâtiné d'une très légère couche de stratégie. Le tout en vue du dessus voire 3/4 où l'on fait progresser Jan Templar dans des zones ennemis infestées d'Helghasts. Ne vous attendez pas à un gameplay façon Alien Breed, ce n'est pas la philosophie de la licence qui adapte ici le principe des TPS de l'époque, Gears of War en tête. Il va falloir se couvrir et toujours attendre le bon moment pour se débarrasser des ennemis. Il faudra ainsi souvent maintenir le bouton R sur la tranche pour se baisser et se relever et le bouton L pour viser les éléments du décors comme les habituels tonneaux rouges... Comme dans Killzone, il est fortement déconseillé de foncer tête baissée dans le tas. Il faut être patient, bien observer les ennemis, leur armement pour adopter la bonne stratégie afin de les avoir selon l'armement que l'on dispose. Au pire des caisses dans les niveaux vous apporteront armes, soins, grenades et munitions... L'aspect stratégie se comprend lorsqu'on est accompagné d'un allié car on peut lui demander de se déplacer, de nous couvrir, de s'attaquer à tel ennemi ou de s'occuper de la progression du niveau (poser une charge de C4 pour ouvrir un passage ou appuyer sur un interrupteur pour ouvrir une porte).

Une nouvelle fois, le jeu n'a pas très bien vieilli en ce qui concerne son gameplay. Si la jouabilité s'avère bien huilée adaptant parfaitement l'esprit de Killzone à la PSP, dans les faits les combats s'avèrent finalement assez mous du genou car on a pas l'impression d'affronter une armée mais des soldats éparses remplissant des niveaux assez linéaires avec des objectifs répétitifs et interchangeables. Le tout s'avère efficace ce qui fait qu'on traverse le jeu sans grand déplaisir mais sans grand plaisir non plus. Les développeurs ont tenté de diversifier le gameplay en proposant des phases en véhicules assez ratées et seulement la possibilité d'utiliser un jet-pack s'avère concluant. L'aspect stratégique/tactique est extrêmement réduit et consiste à de simples ordres... Le jeu a parfois un petit côté arcade avec sa progression difficile et ses quelques boss à phases et patterns à bien retenir pour triompher. Autre petite déception, la durée de vie d'environ 6 heures est quand même assez faible...

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Killzone Libération [2006]

Bastien L.
67

Killzone Liberation était une tentative honnête d'adapter un FPS sur la PSP en proposant un jeu d'action à la troisième personne. Malheureusement, le jeu a mal vieilli offrant quand même de bonnes sensations à défaut d'être palpitant. L'univers du jeu est bien retranscrit avec cette ambiance de guerre totale dans un monde de science-fiction urbain où une approche industrielle prédomine malgré une absence de scénario. Un jeu sympathique mais dispensable.

On a aimé

  • Une SF industrielle dotée d'un aspect guerre totale
  • Techniquement très propre
  • Un gameplay bien adapté à la PSP

On a moins bien aimé

  • Pas vraiment de scénario
  • Pas toujours très palpitant
  • La vraie fin en DLC...

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