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Critique de la bande dessinée : Aux portes de l'enfer #2 [2013], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 20 juillet 2013 à 12h31

Dans les griffes de l’Anhenerbe


Réchappé prodigieusement d’un crash, l’as allemand Walter Murnau suscite de nouveau la curiosité des chercheurs de l’Anhenerbe nazi, au grand désespoir d’Adolf Hitler qui ne voit en lui qu’une vermine juive. Quelques temps plus tard, sur le front de l’Est, alors qu’il a été affecté au sein de l’escadrille d’avions d’assaut BV P.194 commandé par l’oberst Hans Rudel, un deuxième « miracle » se produit. Intrigué, et soucieux de protéger ce « prodige » de la paranoia de son führer, Himmler réussit donc à transférer le jeune officier dans les rangs de sa SS, avec le titre de pilote d’essai des Wunderwaffen...

Faisant suite à un premier album très satisfaisant, Aux portes de l’enfer amène l’as Walter Murnau sur le front de l’est, champ de bataille faisant fi des conventions et des codes de la guerre. On assiste alors à une montée en puissance d’une intrigue jusqu’alors un peu convenue, avec le développement d’une très intéressante double (voire triple si l’on consiste comme telle les parenthèses londoniennes) trame.  En effet, le jeune héros se voit désormais l’objet d’une lutte intestine au sein du parti nazi. D’un coté Hitler – dépeint par Richard D. Nolane comme un excité paranoïaque - et son chien de garde Goering qui ne voient en lui qu’une menace et de l’autre, Himmler – psychopathe machiavélique - qui pense que cet officier possédant les gènes ancestrales de la race aryenne pourrait servir ses projets mégalomanes. Aux scènes de combats aériens s’ajoutent donc d’autres, entretenant une intrigue de conspiration, se déroulant dans les bureaux de Berlin.

A coté de cela, continuant sur son élan du premier tome, David D. Nolane nous offre toujours un récité guerrier extrêmement réaliste, avec des dogfigths violents et spectaculaires (il n’hésite pas à nous embarquer dans les appareils soviétiques, le temps de quelques cases). L’histoire se déroule en 1946, dans un univers  uchronique où le débarquement allié a viré en fiasco et où le Troisième Reich compense son infériorité numérique par l’usage de Wunderwaffen, appareils avant-gardistes mis au point par les scientifiques. Malgré cette situation purement fictive, il est difficile de discerner le réel de l’imaginaire tant Nolane parvient à marier les deux aspects et entretenir les éléments historiques. Par exemple, le scénariste n’hésite pas à introduire dans son histoire des personnages ayant réellement existé (comme l’as allemand Hans Rudel), et use d'un développement mettant bien en avant des faits historiques (la pression des instances supérieures nazi sur les scientifiques, l’usage des camps à titre expérimental, la concurrence opposant Hitler et Himmler…). Tous ces éléments font de Wunderwaffen un récit des plus captivants.

David D. Nolane bénéficie du génial coup de crayon de Milorad Vicanović-Maza, qui excelle surtout dans la représentation des combats aériens. Son trait réaliste (pour la représentation des appareils, on frôle le dessin industriel) fait alors des merveilles, le découpage entretient un efficace style cinématographique, et les dogfights bénéficient d’une excellente sensation de dynamisme. Maza n’hésite pas non plus à illustrer la violence de ces combats, avec quelques cases au graphisme violent, presque gore. Par contre, même constat que pour le tome 1. Mis à part quelques personnages (pour Hitler, c’est facile, il lui manque un bras et il est défiguré), beaucoup présentent des visages assez similaires et il est assez difficile de les identifier au premier coup d’œil. Si ce n’est guère gênant quand le récit se déroule dans le ciel, cela pose quelques petits désagréments dans les séquences dialoguées.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Aux portes de l'enfer #2 [2013]

Nicolas L.
85

Avec Aux portes de l’enfer, l’intrigue de Wunderwaffen monte en altitude et grimpe même d’un palier. En exploitant avec habileté des dramatiques faits historiques, mariés à sa propre mythologie uchronique, David D. Nolane nous offre au final un récit aussi intelligent (il porte un regard assez pertinent sur les pratiques du troisième Reich) que divertissant. L’action et les combats aériens restent toutefois au cœur du récit. On ne s’en plaindra pas tant le travail du scénariste est magnifié par les superbes dessins de Maza. Un album captivant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario intelligent et divertissant
  • Des superbes combats aériens
  • Une intrigue qui monte en puissance
  • Un univers uchronique intéressant

Que faut-il oublier ?

  • Des personnages aux traits peu marqués

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