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Critique de la bande dessinée : Le Mangeur de chagrin #1 [2011], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 23 janvier 2012 à 13h05

À la recherche d'un nouveau trésor.

2020. Shun, un vieil aviateur, se rend dans un port du nord de la Russie pour tenter de trouver un marin capable de le conduire en mer alors que la météo se montre désastreuse. Yiya, une jeune orpheline, lui propose les services de son "amoureux", à la condition que le vieil homme accepte de le sortir de derrière les barreaux. Une fois le jeune homme libéré, Rogo et Yiya tiennent la promesse donnée et amènent Shun en mer. Au beau milieu de la traversée, Shun fait stopper le bateau et malgré une mer très agitée, souhaite plonger à un endroit précis. Alors qu’il se prépare, renversé par le tangage du bateau, le vieil homme est victime d’une chute mortelle. Rogo, très intrigué par l’attitude de Shun, qui a pris des risques énormes, décide à son tour de plonger. Mais une fois dans les profondeurs, Rogo ne refera pas surface. Dès lors, Yiya va s'acharner à vouloir retrouver le corps de celui qu'elle aimait tant.

Yiya Tome 1 extrait

Que dire de cette nouvelle série écrite par Daniel Pecqueur (Golden City, Arctica, Tao Bang...) ? Il faut l'avouer, pour l'instant peu de choses. Si Yiya semble s'inscrire dans des thèmes proches du scénariste : expédition en mer, aventure dans un contexte futuriste, une pointe d'écologie, cette nouvelle œuvre manque parfois de piquant pour vraiment nous mettre l'eau à la bouche. Non pas que le petit dernier soit mauvais - je suis très loin de penser ça —, on peut même suivre l'aventure avec un certain enthousiasme et plutôt facilement. En effet, arrivé au bout de cette introduction de 48 pages, il n'y a rien qui ait vraiment retenu notre attention ou créé un attachement qui nous amènerait à vouloir connaître impérativement la suite. Daniel Pecqueur semble n'avoir pas réussi en un seul tome à accoucher d’une œuvre accrocheuse et aux éléments mémorables, capable de nous entrainer sur le long terme. Pourtant, l'aventure que nous propose le scénariste ne manque pas de voyager dans le passé de ses personnages - via des "flashbacks " - et essayer de créer des liens avec eux via des situations périlleuses ou supposées tragiques. Peut-être que la note d'espoir laissé en fin de tome, et les enjeux ne laissant jamais craindre le pire (on est quasi persuadé que l'héroïne arrivera à ses fins) sont la raison pour laquelle la sauce ne prend jamais complètement. L'autre aspect qui peut avoir pour conséquence un manque d'attachement avec le récit est celui de nous présenter des personnages éphémères. Yiya donne ainsi l'impression de faire des rencontres qui ne toucheront en rien son évolution psychologique, mais qui auront juste pour but de faire perdurer l'aventure en créant un obstacle partiel. On espère donc que par la suite Daniel Pecqueur arrivera à créer quelques surprises qui viendront enrichir et pimenter ses aventures.

Yiya Tome 1 extrait 2

Visuellement c'est Vukasin Gajic (Le Monde Alpha (aux éditions Soleil)), frangin du génial Aleksa Gajic (le fléau des Dieux), qui va assurer les visuels de cette toute nouvelle série. Si, au premier regard, on peut trouver les couleurs de Vukasin Gajic assez froides, on est à l'inverse très vite séduit par son coup de crayon. Le dessinateur se montre très persuasif lorsqu'il s'agit de donner des expressions ou donner du mouvement à ses personnages. Les lecteurs apprécieront tout aussi bien le découpage que les angles choisis pour illustrer les cases. Les arrière-plans et le travail sur les décors ne sont pas en reste, et les yeux pourront s'attarder avec plaisir sur les petits détails. Le travail de Vukasin Gajic est d'ailleurs la raison première qui nous donne envie de laisser une chance à la série. On vient à se dire que décidément chez les Gajic le dessin semble une recette de famille particulièrement rodée.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Le Mangeur de chagrin #1 [2011]

Richard B.
65

Yiya tome 1 - Le Mangeur de chagrin est un premier tome qui séduit plus par son aspect visuel que scénaristique. Si on suit l'aventure assez facilement, le manque de surprises et le côté prévisible empêchent de rentrer complètement dans celle-ci. Cependant, le travail de Vukasin Gajic mérite aisément le détour et on attendra de voir ce que nous réserve Daniel Pecqueur sur la suite pour porter un jugement plus certain quant à la nature de l'histoire.

Que faut-il en retenir ?

  • Un très beau trait made in Vukasin Gajic.
  • La lecture est facile.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire qui manque de surprises
  • Certains passages font pièces rapportées.

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