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Critique de la bande dessinée : Les Aigles du Crépuscule #4 [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 4 septembre 2011 à 18h14

Retraite sanglante

Russie, 1812. Des déserteurs ont fuit l’armée française en déroute pour suivre un aumônier qui leur promet gloire et fortune. Ancien archiviste du clergé, ce dernier a travaillé au sein de la bibliothèque d’Avignon. Il prétend qu’il y a trouvé un parchemin hérétique précisant l’emplacement d’un fabuleux trésor, gardé par un puissant vampire. Malgré les risques, attirés par l’appât du gain, cet étrange équipée se dirige alors vers un château perdu dans les forêts allemandes. Le groupe accompagnant le prêtre est composé du sergent Rozel, désigné comme le leader du groupe ; Beaumont, un aristocrate déchu ; Kurtz, un colosse bavarois, Enzel et Riwan, des jumeaux bretons, plus un éclaireur et Madeleine, la cuisinière.

Scénarisé par Mikis, Les aigles du crépuscule s’éloigne un peu des précédents opus, qui cultivaient une atmosphère horrifique proche des textes d'Howard Phillips Lovecraftpour se rapprocher d’un fantastique gothique que n’aurait pas renié Bram Stoker. A la lecture de cet album, on comprend ce choix, avec son intrigue qui contient moult éléments narratifs attachés au folklore européen et plus particulièrement allemand. Mikis parvient à marier Edgar Allan Poe, Wolgang Goethe, Bram Stoker, des mythes comme Vlad l’empaleur, la fiancée de Corinthe et la bête du Gévaudan, au sein d’un récit qui cultive horreur et suspense avec une belle précision.

Evidemment, dans ces conditions, l’histoire des Aigles du crépuscule est emprunt d’un certain classicisme et manque donc un peu de surprises. On peut également regretter une certaine linéarité. Mikis compense cependant assez bien ces défauts avec un bon flux narratif, en insistant sur les rapports entre des personnages assez bien travaillés et en dotant les vampires d’un hobby assez incongru : la transformation, via la pose de prothèses, d’animaux sauvages en machines de guerre.

L’aspect horrifique est entretenu par le trait gras d’Enrique Alcatena et surtout la colorisation fortement contrasté de Patrice Duplan, qui force l’aspect gore de l’album. Si la mise en cadre est irréprochable, on peut néanmoins regretter que ce dessinateur de comic books (on lui doit, entre autres, des épisodes de Conan et de Batman) n’ait pas réussi à nous ouvrir un ouvrage… disons, plus européen dans la qualité du trait et la régularité. Au final, graphiquement parlant, l’on se retrouve avec un album moyen présentant quelques fulgurances à travers quelques belles planches (notamment quelques cadres en pleine page).

 

 

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Les Aigles du Crépuscule #4 [2008]

Nicolas L.
65

Un scénario sans grande surprise mais divertissant, un dessin efficace mais peu subtil, avec Les aigles du crépuscule, on se retrouve devant un ouvrage divertissant, sans être remarquable, qui devrait plus intéresser les amateurs d’histoires vampiriques.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario divertissant
  • Un récit spectaculaire et gore
  • Des personnages aux caractères bien trempés

Que faut-il oublier ?

  • Un trait peu remarquable
  • Une intrigue sans surprise

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