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Critique du roman : Kane: Le chateau d'Outrenuit #2 [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 15 septembre 2010 à 16h17

Créatures impies, trirèmes et sous-marins

On aurait dit qu'un orage impensable s'était abattu sur la flotte impériale, sur les mers embrasées de l'enfer. Des éclairs d'énergie vorace dévastèrent l'avant-garde de l'armada, semant le carnage à travers l'orgueilleuse flotte. Des soldats condamnés hurlaient d'horreur en voyant leurs camarades et leurs vaisseaux changés en masses calcinées - en attendant que le prochain éclair de destruction les expédie en enfer. C'était une terreur qu'aucune arme humaine ne pouvait soutenir, aucune défense affronter. Réduits aux abois, les servants des catapultes continuaient leurs tirs futiles - pour recevoir en réponse un déluge de mort étincelante venu des vaisseaux de guerre scylrèdes...

Troisième et dernier roman de Karl Edward Wagner consacré aux aventures de Kane, Le chateau d'Outrenuit (Darkness Weaves) nous entraine à nouveau dans un univers de sword and sorcery sombre et violent où le personnage principal n'est pas un sympathique voleur ou un courageux barbare mais un individu retord, machiavélique, mégalomane et foncièrement mauvais. S'il fallait vraiment dessiner un portrait de Kane, on pourrait assez justement le définir comme un personnage possédant un profil se situant à mi-chemin entre ceux de Conan et d'Elric. Du cimmérien, il possède la force physique et le gout des batailles, du melnibonéen, le don pour les arts occultes et une forte érudition. On peut trouver d'autres points communs entre Kane et le champion éternel créé par Michael Moorcock, comme des tendances criminelles et l'immortalité - deux aspects qui en font un véritable Seigneur du Chaos - mais, dans ce domaine, les ressemblances s'arrètent là car Kane est totalement maitre de ses choix (contrairement à Elric, junky manipulé par le destin) et il prend le plus grand plaisir à faire le mal et semer la terreur autour de lui. Bref, Kane est un être purement maléfique.

Dans ce récit, Kane va frayer avec aussi vil que lui: une horrible sorcière nommée Efrel. Jadis belle princesse admirée de tous, elle est aujourd'hui une invalide écorchée vive, punie pour ses crimes d'adultère et de conspiration. Si Kane cherche la puissance et Efrel la vengeance, si l'un est ambition et l'autre n'est que haine, tous deux présentent toutefois les mêmes absences de scrupule et d'humanité. Stimatisé par cette idylle intéressée génératrice de puissance (dont l'on anticipe aisément la fin sanglante), le duo d'amants démoniaques va donc se lancer dans la conquête de l'archipel de Thovnosie, sur lequel règne le tyran Nétisten Maril, et créer par leurs actes malveillants un maelstrom épique et violent qui va entrainer humains, démons et créatures impies.

Le chateau d'outrenuit est un récit qui a la particularité de voir son intrigue reposer presque exclusivement sur les agissements de protagonistes démoniaques et cruels. D'ailleurs, au milieu de ce nid de vipères et de tordus, Kane, capable de tout pour parvenir à ses fins, n'est pas en reste puisqu'il trouve même du plaisir dans ses ébats malsains avec la répugnante Efrel! Seul le prince Lagès, qui présente un profil assez chevaleresque (une tare dans cet univers puisqu'il sera la principale cause de sa chute), se dégage du lot, bien qu'il n'hésite jamais à achever un adversaire blessé et qu'il ne recule pas, si nécéssaire, devant l'assassinat. Reste enfin M'Cori, l'archétype de la belle jeune femme lascive habituellement rencontrée dans les récit de sword and sorcery. Par abstraction, elle est ici le McGuffin convoité par Efrel et Lagès. On serait donc à même de penser que, devant cette galerie de personnages cruels et antipathiques, le lecteur pourrait ne ressentir que désinteret, voire repulsion, hors non seulement on ne ressent nullement un quelconque dégout mais on finit même par trouver le récit absolument captivant! Il faut dire que Karl Edward Wagner, de sa plume efficace et très expressive, parvient parfaitement à rendre trépidant ce récit riche en rebondissements, en spectaculaires descriptions de batailles et en passages horrifiques riches en détails sordides (avec même un soupçon de SF).

La conclusion de à propos du Roman : Kane: Le chateau d'Outrenuit #2 [2008]

Nicolas L.
80

Si Le chateau d'Outrenuit n'atteint pas le niveau d'excellence de certaines nouvelles de Karl Edward Wagner, ce roman de 300 pages est une oeuvre qui ne va pas manquer de séduire tous les amateurs de sword & sorcery et de dark fantasy. Guerrier, espion et sorcier, Kane est un personnage fascinant et atypique, l'un des rares (sinon le seul) "héros" totalement mauvais oeuvrant dans le genre. Une fois encore, il dévoile ici sa malfaisance à travers une intrigue riche en conspirations, en batailles épiques et en passages horrifiques très efficaces. Un très bon roman, qui tient aisément la comparaison avec les meilleures oeuvres de Howard, Leiber et Moorcock.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers sombre et adulte
  • Kane, un héros atypique
  • La plume énergique de Wagner
  • Récit riche en péripéties

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue assez simple

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