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Critique du film : Unborn [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 18 mars 2009 à 16h00

L'exorcisme de Casey Bell

Casey Bell, une jeune étudiante, se voit soudainement harcelée par un dibbouk (esprit de la mythologie juive prenant possession des vivants) sans qu'elle en connaisse les raisons. Ses investigations pour faire le jour sur cet effrayant phénomène vont lui amener d'horribles révélations sur son passé et celui de sa famille...

David S. Goyer, le réalisateur-scénariste de The Unborn n'est certainement pas un inconnu, même en dehors du cercle des purs cinéphiles. Car cet homme, qui a débuté dans l'univers b-movie de Charles Band,  a gravi en une dizaine d'années les marches de la notoriété pour acquérir cette bonne réputation qui est aujourd'hui la sienne. Scénariste, entre autres, de Blade, Dark CityBatman Begins et de Jumper, le personnage affiche désormais une image d'artiste sérieux, capable de prendre en charge des projets ambitieux.

Pourtant, si l'on se penche un peu plus sur la filmographie du bonhomme, on ne va manquer de remarquer que tout n'y est pas rose, notamment dans le domaine de la réalisation. Entre une mauvaise séquelle de Blade et un The Invisible qui mérite bien son intitulé, les essais derrière la caméra de David S. Goyer n'ont guère été, jusqu'à présent, très glorieux. Et ce n'est certainement pas ce The Unborn qui va changer la donne.

Le scénario de The Unborn mélange divers éléments, comme le film de teenagers, la mythologie hébraïque et sa kabbale, le ghost movie à la japonaise, l'occultisme nazi et les mystères de la gemélité dans une soupe qui aurait pu être consommable si la réalisation avait été un tant soit peu plus épicée. Il en effet regrettable qu'en tombant sous la coupe de Michael Bay (producteur de ce film), le cinéaste ait oublié d'amener une touche personnelle à son projet. Il en résulte un produit fade, qui ressemble à un tas d'autres, et on finit par se bouffer du The Unborn comme un The Eye 3 ou un The Grudge 2327bis.

Bourré de clichés (l'usé jusqu'à la corde coup de l'armoire à pharmacie, les visages spectraux déformés par la haine, l'utilisation d'un enfant spectral) jusqu'à l'écoeurement, environné d'une photographie tendance élégante mais privée de toute signature, meublé de jolies comédiennes sans personnalité (avec la superbe Odette Yustman apparaissant plusieurs fois en sous-vêtements, histoire de réveiller les sens des adolescents boutonneux, auxquels ce film est particulièrement destiné),  le récit ne surprend jamais, quand bien même il s'obstine à recycler les vieux artifices comme les entrées brutales dans le champ, accompagnées de violents effets sonores qui font "bouh!". Ca finit même par devenir chiant, à la longue...

De plus, l'intrigue, sans être totalement prévisible, peut voir son mystère dévoilé prématurément par le spectateur attentif (seules, en fait, les incohérences brouillent un peu les pistes). Au final, elle se révèle être assez primaire dans sa construction, David S. Goyer restant très superficiel dans le traitement des divers sujets, notamment sur le développement des aspects ésotériques. En fait, je le soupçonne presque d'avoir piqué dans un bouquins quelques  éléments qu'il jugeait comme "folkloriques" et "sympas" sans approfondir la question ni chercher à en connaître plus sur le sujet (un peu comme le traitement de la Wicca dans Charmed, par exemple). Donc, si vous êtes de ceux qui pensent que Dan Brown ne sait pas de quoi il cause dans son Da Vinci Code, visionnez The Unborn, vous allez peut-être modérer votre mépris envers l'écrivain américain.

Il en ressort donc une impression de "camelote" sensationnelle qui traîne parfois le film sur le jubilatoire terrain du nanar (notamment sur la fin). La séquence d'exorcisme qui part en vrille, avec son parterre "d'érudits" et d'initiés de pacotille est, par exemple, très drôle, à défaut d'être terrifiante. Vous me direz: c'est déjà mieux que se faire chier. Entièrement d'accord, mais il n'est pas certains que tous les spectateurs seront du même avis (ma chère et tendre, par exemple, s'est tendrement assoupie). De plus, ces moments de joie restent assez rares. La plupart du temps, suivre ce récit c'est un peu comme se balader sur une morne plaine. Un peu plus de folie n'aurait pas été superflu et à force d'hésiter entre nous offrir un nanar assumé et un film horrifique sérieux, David S. Goyer nous fait présent d'une bouse.

La conclusion de à propos du Film : Unborn [2009]

Nicolas L.
30

Film d'horreur pour ados sans aucun intérêt durant une bonne heure, The Unborn verse dans le nanar dans sa dernière partie et devient ainsi nettement plus divertissant (du moins, si vous êtes amateur du genre). Finalement, je me demande où David S. Goyer voulait en venir en réalisant ce film qui ne présente aucun argument intéressant hormis la plastique de la superbe Odette Yustman. Dans tous les cas, même si vous êtes un fan de la belle, je ne vous conseille pas de dépenser votre argent dans un ticket de cinéma pour ça. Attendez la sortie en DVD et repassez-vous plusieurs fois les séquences où elle se balade en sous-vêtements.

Que faut-il en retenir ?

  • Pur nanar dans sa dernière demi-heure
  • La belle Odette Yustman

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation sans aucune personnalité
  • Scénario sans intérêt

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