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Critique du film : Week-end de terreur [1986], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 6 octobre 2008 à 16h21

Poissons d'avril sanglants

Bien que peu prolixe dans le domaine, Fred Walton figure aujourd'hui parmi les réalisateurs de slashers movies les plus reconnus, au même titre que John Carpenter, Steve Miner ou Sean Cunningham. Cette flatteuse réputation, ce cinéaste (qui a effectué la plus grande partie de sa carrière dans la secteur de la télévision) la doit principalement à un unique film: Terreur sur la Ligne. Solide thriller horrifique travaillant le spectateur sur le réalisme des situations (comme le fit en son temps Wes Craven avec La dernière maison sur la gauche), Terreur sur la ligne posa à la fin des années 70 les bases de ce qui allait devenir un sous-genre; le survival domestique, plus orienté vers la mise en place d’une atmosphère angoissante ( de type giallo) que la plupart des slashers mettant en scène de manière plus graphique et irréaliste des boogeymen invincibles (Vendredi 13, Halloween, etc.).
Sorti sept ans plus tard, Week-end de Terreur marque le retour de Fred Walton au cinéma de genre après une longue interruption durant laquelle il se consacra aux shows TV "Alfred Hitchock présente". Le scénario, qui peut paraitre aujourd'hui éculé, narre l'histoire d’un groupe d'étudiants qui se rend sur une île, dans une maison isolée, pour y passer le week-end du premier avril (au programme: alcool, sexe et rock n'roll... ah, bah non, pas trop de rock n'roll finalement). Un séjour qui va tourner au cauchemar quand, les uns après les autres, les jeunes gens vont tomber sous les coups d'un mystérieux tueur. Le script respecte ainsi totalement les codes du genre; normal, vu que ce film contribua grandement à leur formulation. Comprenez donc bien que pour regarder avec justesse ce métrage, mieux vaut donc oublier ses aspects datés et convenus, qui mettent fortement à mal son efficacité (notamment lors de période de climax), pour se concentrer sur l'analyse de la mise en scène et le traitement des personnages, qui lorgne du coté d'une narration style "Dix petits nègres" (la comptine, et donc l'aspect ludique immédiat, en moins).


Hélas, même en procédant ainsi, l'on se rend rapidement compte que le film est nettement moins accrocheur que Terreur sur la ligne. Le fait de se consacrer à une bande de jeunes gens mignons et potaches, de les isoler dans une maison pour qu'ils s'y envoient en l'air, bref, de nous éloigner de notre quotidien, prive le script d'une grande partie des éléments qui font la force (encore aujourd'hui) de Terreur sur la ligne. Il ne reste finalement plus qu'une sorte de "huis-clos insulaire" à l'humour noir un peu poussif et à la rythmique métronomique, avec des montées en volume se produisant lors de la découverte des corps horriblement mutilés, le tout appuyé par la peu surprenante musique de Charles Bernstein. Le récit tarde même grandement à décoller, la mise en place trainant en longueur avec des séquences sans grand intérêt, car peuplées de personnages sonnant aussi creux que des calebasses. Ainsi, bien que la réalisation de Fred Walton se montre d'une grande précision et que certaines situations bénéficient d'une mise en place très propre, on s'ennuie un peu pendant une heure... jusqu'à ce que les meurtres s'enchainent à une vitesse exponentielle. Mais même à partir de ce moment, le spectacle reste tiède, peu gore (quelques maquillages de Martin Becker font cependant bonne figure… si j’ose dire) et guère effrayant - d'autant plus que l’on ne compatie pas le moindre du monde avec ces personnages manquant de relief.
Quand au final, assez amusant et qui prend à contre-pied le mythe, il aurait pu être carrément jouissif si Fred Walton, sur le coup, avait fait preuve d’un peu plus de finesse… ou d’un peu plus de folie.

La conclusion de à propos du Film : Week-end de terreur [1986]

Nicolas L.
48

Week-end de terreur est une assez convenable série B un peu datée. Le scénario, aujourd’hui bien trop commun, ne surprend plus mais le film se rattrape un peu par une solide réalisation et une mise en scène consciencieuse. Il vaut cependant mieux visionner Terreur sur la ligne plutôt que ce film très moyen si l’on veut avoir un réel aperçu du talent de Fred Walton.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation solide
  • Classique posant les bases du genre
  • Un final amusant

Que faut-il oublier ?

  • Scénario vraiment daté
  • Personnages sans intérêt

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