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Critique du roman : Le chaos Tome 10 [2006], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 22 août 2008 à 14h15

Cersei, Sansa, Arya, Brienne... les filles de Westeros

Le maitre des pyromants ne grommela qu'un:"Hmmmmmm", puis agita la torche qu'il tenait au poing, et certains des archers juchés sur les remparts bandèrent leurs arcs et décochèrent une douzaine de flèches enflammées en direction des croisées béantes. Un woufff, et la tour s'embrasa. En moins d'un clin d'oeil, ses entrailles s'animèrent, illuminées de rouge, de jaune, d'orange... et de vert, d'un vert funeste et sombre comme la bile et le jade et le pissat de pyromant. "La substance" était le terme que les alchimistes privilégiaient pour désigner le feu grégeois mais les gens du commun qualifiaient celui-ci de sauvage. On en avait placé cinquante pots dans la tour de la Main, non sans leur adjoindre des bûches et des barils de poix, ainsi que la majeure partie des possessions terrestres d'un certain nain dénommé Tyrion Lannister...
Le Chaos est la première partie du quatrième volume du cycle du Trône de Fer, paru en anglais sous le titre de A Feast of Crows (très explicite comme intitulé, n'est-ce pas?). Un volume qui, découpé par les éditions Pygmalion, a vu sa version française divisée en trois livres (Le Chaos, Les Sables de Dorne et Un Festin pour les Corbeaux). Ce livre marque donc un nouveau départ, une rédistribution des rôles, avec la prise d'importance de plusieurs personnages, et figure ainsi comme une sorte de roman de mise en situation. Pour ce faire, l'auteur George R.R. Martin s'attarde à nous présenter plus en détail les familles les plus exotiques de Westeros, notamment les noblesses de Dorne et des Iles de Fer et met un peu entre parenthèses les aventures de Daenerys, qui apparait à travers les commentaires des personnages comme une sorte de personnage légendaire. On assiste ainsi à un sensible glissement des enjeux vers les lieux les plus excentrés du Royaume, au sein de contrées encore peu explorées par l'écrivain.
Ce roman est nettement moins belliciste que les précédents. On en revient en fait au premier atout de la saga qui est cet exceptionnel échéveau politique composé d'intrigues et de complots. Et les femmes, dans ce domaine, y jouent un grand rôle. En effet, sachez que sur les dix-sept chapitres qui composent ce livre, dix sont consacrés à nous exposer les agissements, les passions et les pensées des grandes dames de Westeros. Les Stark sont bien sûrs à l'honneur, avec Sansa et Arya, ainsi que la fascinante et vénimeuse Cersei Lannister (l'une des protagonistes les plus réussies de l'oeuvre), mais Martin n'oublie pas de nous donner des nouvelles de l'attachante Brienne de Torth, qui s'est lancée dans sa propre quête du Graal, et de Asha, équivalent barbare de Brienne, au caractère bien trempé et qui aura, c'est certains, un grand rôle à jouer dans les prochaines étapes de ce Jeu des Trônes.
Au niveau du traitement, la plume de Martin reste toujours aussi travaillée, presque ampoulée. L'auteur, faute de prouesses épiques dans ce tome, a mis de coté les descriptifs brutaux et sanguinaires mais il ne s'est pas pour autant assagi dans son écriture, bien au contraire! Le ton est en effet de plus en plus adulte, fort en détails sexuels, organiques et triviaux, voire orduriers. La méthode peut choquer mais la vulgarité des ligne de dialogue appuie de façon brutale mais efficace l'aspect charnel des personnages, les avilissant pour les rendre encore plus humains. Les Sept Couronnes est un univers dur, plonglé en plein chaos, peuplé par des créatures faites de chair et de sang; une chair qu'ils n'hésitent pas à dévoiler dans leur recherche de plaisirs, et un sang qu'ils n'hésitent pas à faire couler pour assouvir leurs ambitions. Dans ce monde medieval-fantastique, les paladins remplissent le con de petites filles, les enfants éventrent leurs pères et les bébés puent la merde...

La conclusion de à propos du Roman : Le chaos Tome 10 [2006]

Nicolas L.
85

Malgré une trêve dans le registre guerrier, Le Chaos reste une oeuvre très forte, violente et viscérale. Première partie du volume A Feast of Crows, ce livre est annonciateur de grandes choses, avec la prise d'importance de nouveaux personnages passionnants et l'apparition de nouveaux enjeux. Que les fans de Tyrion se rassurent, son absence temporaire ne nuit en rien la qualité de ce tome qui marque un nouveau départ dans cette saga monumentale!

Que faut-il en retenir ?

  • De nouveaux personnages
  • De nouveaux enjeux
  • Toujours aussi cohérent et bien pensé
  • De la fantasy très adulte
  • Une écriture de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Le découpage Pygmalion, très frustrant.

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