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Critique du film : Profanations [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 9 juillet 2008 à 11h23

Ghost Story sans surprise

Harris, Sid et Kira, anciens potes de fac, se retrouvent quelques années plus tard, mais dans de dramatiques circonstances puisque c’est pour les obsèques d’un ami commun, tué dans un accident de voiture. Ces retrouvailles ne sont pas sans poser de problèmes puisque Harris et Kira ont entretenu une longue et passionnée relation amoureuse, ce qui ne manque pas d’attiser la jalousie d’Allison, la femme d’Harris. Le soir, alors que le trio d’amis a beaucoup bu, il se rend au cimetière et effectue des danses (et autres cajoleries) sur des tombes, tout en lisant un papier trouvé là par hasard. Malheureusement pour eux, ces tombes ne sont pas celles de gens recommandables, et ce papier n’est pas qu’un simple poème…


Houla, c’est le come-back de Mike Mendez, l’un des plus incontrôlables cinéastes de sa génération et rien que repenser à son Couvent me fait encore frémir. Mais bon, il ne faut pas juger un film que pour son concepteur mais aussi pour son matériau, fruit d’un travail d’équipe et notamment d’un scénariste. Hélas, mille fois hélas, il semble bien à la vision de ce film que le dicton « qui se ressemble s’assemble » prouve une fois encore sa véracité.
Le pitch de départ est d’une stupidité sans nom. Voir des trentenaires responsables faire les cons sur des tombes (pas de strip-tease à la Linnea Quigley, hélas) est déjà dur à croire (même s’ils sont un peu saouls). Mais, qu’en plus, ce cimetière ait un coin réservé pour y enterrer les gens « peu fréquentables » et que ces débiles décident d'y déclamer une incantation entre deux roulages de pelle et une gorgée de pinard, une nuit de pleine lune (très important détail), là on atteint vraiment le summum du crétinisme. Bref, ces incantations involontaires réveillent trois poltergeist (un pour chacun des membres du groupe) aux agissements différents.
L’un est un jeune pyromane, l’autre une maniaque de la hache et le troisième un sadique sexuel (ça tombe bien, c’est celui réveillé par la fille). Mike Mendez va traiter la première heure à la manière d’un film d’horreur atmosphérique. Le problème, c’est que pour ce faire, il récupère tous les poncifs du genre comme le piano qui joue tout seul, les portes qui claquent et les fulgurantes et très brèves apparitions. Rien de nouveau en fait, ni de bien surprenant, on évolue en plein déjà vu. Parfois Mike Mendez nous surprend agréablement, comme lors de la séquence d’exhumation, et tend à nous prouver qu’il peut se révéler particulièrement doué pour poser une atmosphère. Mais cette impression est immédiatement gâchée par la séquence suivante, trop prévisible ou carrément incohérente (pourquoi le fantôme destiné à Harris s’en prend d’abord à Allison, par exemple ?).

Le film pompe aussi allégrement Poltergeist dans son déroulement et après une mise en situation un brin longuette (un effort louable est cependant fait pour dessiner la psychologie des personnages), on passe dans le domaine du spectaculaire. Réfugié chez un couple de parapsychologue, le trio va subir les assauts de plus en plus violents de leurs fantômes respectifs. Guères sectaires, les spectres vont aussi régler leur compte à tous les gens qui se dressent sur leur route. C’est assez gore, souvent stupide (les fantômes peuvent traverser les murs, mais pas toujours…), pas trop réussi du coté des FX mais c’est surtout pas innovateur pour un sou !
Du coté des acteurs, si Dominic Purcell développe un jeu aussi fougueux qu’un Steven Seagal sous Prozac, tous les autres (sauf l’exécrable brune parapsychologue) s’en sortent assez bien, notamment Tcheky Karyo, donc le jeu posé arrive à faire passer ses quelques lignes de dialogue débiles. Les spectres, quand à eux, sont assez réussis et lorgnent vers les maquillages des années 80 (notamment vers le Kane de Poltergeist ou le Tall Man de Phantasm), dommage que le reste des effets visuels, trop cheaps, ne suive pas.

La conclusion de à propos du Film : Profanations [2008]

Nicolas L.
30

Film retenu pour faire partie du After Dark Festival (huit films distribués dans les salles américaines et édités ensuite dans une même collection DVD), Gravedancers n’est pas un film totalement désagréable ou mal réalisé mais il pêche vraiment trop par son manque d’originalité. Tout dans ce métrage respire le déjà-vu, ce qui rend le déroulement prévisible et rend inefficace tous les effets chocs. Si à cela, on ajoute un scénario qui ose un peu trop la facilité…

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bonnes séquences
  • Des personnages aux profils assez fouillés

Que faut-il oublier ?

  • Dominic Purcel, aussi expressif qu’une amibe
  • Un scénario sans surprise et souvent peu crédible
  • Rien de neuf au pays des esprits frappeurs
  • Des effets un peu cheap

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