75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du roman : La reine des damnés #3 [1990], par Lucie M.

Avis critique rédigé par Lucie M. le mercredi 13 février 2008 à 16h48

Les origines du Don Obscur

Quand Lestat réveille l’une des plus vieilles vampires existantes sur Terre ? Qu’est-ce que cela donne ? À votre avis ? Et bien un énorme remue ménage dans la communauté vampirique d’Anne Rice. Lestat, ce vampire à l’âme rebelle, ressuscite, d’un très long sommeil, la Mère de tous les vampires : la terrible et belle Akasha. Celle-ci endormie depuis des lustres en compagnie de son cher roi Enkil, ne sommeille en réalité que d’un œil puisque sous la garde du très sage Marius elle suit tout ce qui se déroule sur la Terre et particulièrement ce que fait Lestat. Celui-ci devenu une vraie rock star, depuis le tome 2 des Chroniques de Vampires, va grâce à sa musique enchanteresse ranimer Akasha.
Cela faisait une éternité que j’avais lu ce troisième volet des Chroniques de Vampires : La Reine des Damnés. J’étais adolescente, j’étais folle des vampires et je m’habillais tout de noir. Enfin, c’était tout un programme. Je vous raconte tout ça puisqu’actuellement nous sommes en 2008, j’ai bientôt 33 ans et ce roman que je viens de relire est toujours aussi intense. Cette relecture m’a permis également d’avoir une tout autre vision sur celui-ci. On va dire qu’à l’époque de ma première lecture les élucubrations religieuses d’Anne Rice ne m’avaient pas trop marquée puisque j’étais simplement transportée par la découverte des origines du Don Obscur. Bon je ne vais sûrement pas faire une thèse à propos des questionnements religieux d’Anne Rice. Premièrement puisque ce serait à mon avis trop long et je ne suis pas super éclairée à ce sujet et deuxièmement La Reine des Damnés ne se résume pas qu’à cela.
Ce tome 3 fait encore partie de l’époque où la remise en question de la foi d’Anne Rice était de mise. Une remise en question envers le bien-fondé de la religion et de l’existence de Dieu. Un doute survenu au décès de sa petite fille Michèle d’une leucémie en 1972. Cette épreuve que connut Anne Rice n’engendra pas que doute et tristesse, mais également cela lui permit de se plonger dans l’écriture d’un roman au succès internationale : le sublime Entretien avec un Vampire. Cette longue remise en question religieuse dura jusqu’en 2005 avec la parution du dernier tome des Chroniques de Vampires : Cantique Sanglant et fut accompli à travers l’évolution du personnage Lestat De Lioncourt. Anne Rice reprit progressivement confiance en sa foi et dédia par la même occasion une trilogie sur la vie de Jésus toujours en cours d’écriture. Mais dans La Reine des Damnés, sortie en 1988, Anne Rice n’avait toujours pas retrouvé sa foi et elle s’émancipe de cette insatisfaction religieuse par le biais de son personnage d’Akasha qui représente l’incarnation ténébreuse de la Vierge Marie apportant sur la Terre le principe d’une toute nouvelle religion. Une nouvelle religion mise en route dans le sang comme les croisades du Moyen-Âge durant les guerres saintes pendant 3 siècles d’affilés.
Passons outre la religion et concentrons-nous sur le principal : le roman dans son ensemble. Un ensemble harmonieux, mais dont la lecture peut s’avérer dans un premier temps fastidieuse. C’est un des côtés littéraires assez agaçants d’Anne Rice. Elle développe beaucoup trop les pensées de ses personnages faisant face à une quelconque action. En fait, par certain moment cette technique d’introspection cérébrale fonctionne extrêmement bien puisque c’est une manière très efficace pour travailler à fond la psychologie des personnages tandis que d’autres fois cela alourdie le texte et beaucoup trop l’action. La Reine des Damnés sera composé d’un Préambule et ensuite découpée en 5 parties. Le roman commencera par une préface écrite par Lestat puisqu’il est l’auteur de ce récit racontant les origines du virus vampirique. Anne Rice puisera dans les origines de l’ancienne Égypte pour faire naître la légende d’Akasha et d’Enkil ceux qui par convoitise et stupidité feront naître le vampirisme. Ce récit nous sera raconté au fur et à mesure et sera entrecoupé avec une autre légende et la plus réussie je dois dire : celle des jumelles rousses. Là franchement je reste encore bluffée par la construction du roman puisqu’avec toutes ces parties scindées en 5 et racontées par différents personnages cela donne un très bon coup de pouce à l’intrigue principale. Ce roman peut être définit comme une sorte de bible pour tous les vampires, mais là je vous vois venir : oui assez de comparaison religieuse donc je vous conseille de vous laisser porter par le récit des origines du Don Obscure.

La conclusion de à propos du Roman : La reine des damnés #3 [1990]

Lucie M.
85

La Reine des Damnés pourrait se comparer à la bible de tous les vampires puisqu’il raconte les origines et les légendes sur la création du Don Obscure. Pourquoi les vampires existent-ils et pourquoi sont-ils aussi assoiffés de sang ? Anne Rice continue son combat contre sa foi vacillante, mais réussit également un très bon roman à la construction progressive et changeante. Même si parfois certains passages s’avèrent alourdis par sa manie de développer un peu trop les pensées de ses personnages, Anne Rice est une excellente conteuse et elle vit à fond ses Chroniques de Vampires. Donc à lire bien évidemment c'est un récit passionnant et comme Entretien avec un Vampire et comme Lestat le vampire ce troisième opus devient un classique de la littérature vampirique.

Acheter le Roman La reine des damnés en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La reine des damnés sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Chronique des Vampires

  • Voir la critique de Le Sang et l'Or : Marius : témoin de l'histoire
    75

    Le Sang et l'Or Critique du roman par Benoît P.

    Marius : témoin de l'histoire : "Le sang est l'or" brille de tout ce qui a fait le succès des CHRONIQUE DES VAMPIRES : bien que peu innovant par rapport aux ouvra…
    Temps de lecture : 1 mn 4

  • Voir la critique de Cantique Sanglant : Un cantique d’essence religieuse opprimante…
    60

    Cantique Sanglant Critique du roman par Lucie M.

    Un cantique d’essence religieuse opprimante… : Très décevant ce 10ème et dernier tome des chroniques de vampires ; un peu comme le précédent, mais pas pour les mêmes raisons ! A…
    Temps de lecture : 5 mn 29

  • Voir la critique de La Reine des damnés : Mais où sont passées les Chroniques ?
    45

    La Reine des damnés Critique du film par Lucie M.

    Mais où sont passées les Chroniques ? : Il ne faut pas visionner La Reine des Damnés comme la suite directe d'Entretien avec un Vampire puisque ses deux premières adaptat…
    Temps de lecture : 2 mn 12

  • Voir la critique de Le Domaine Blackwood : Le Domaine Blackwood…un roman un peu plan-plan!
    60

    Le Domaine Blackwood Critique du roman par Lucie M.

    Le Domaine Blackwood…un roman un peu plan-plan! : Après la fin de ma lecture je me suis réellement posée la question suivante : Pourquoi encore lire la suite des célèbres Chroniqu…
    Temps de lecture : 3 mn 45

  • Voir la critique de Le Sang et l'Or : Sanglante Elégance
    90

    Le Sang et l'Or Critique du roman par Lucie M.

    Sanglante Elégance : Depuis longtemps attendu, ce fabuleux récit de Marius nous captive du début à la fin et les amateurs d’Anne Rice pourront facileme…
    Temps de lecture : 1 mn 41

  • Voir la critique de Entretien avec un Vampire : Le poids des mots, le choc des crocs
    70

    Entretien avec un Vampire Critique du film par Gil P.

    Le poids des mots, le choc des crocs : Brad Pitt en vampire trop sensible et la découverte de Kirsten Dunst font de cette excellente adaptation une valeur sûre.
    Temps de lecture : 1 mn 22