75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du roman : Les Loups de la Calla #5 [2004], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 30 septembre 2005 à 08h19

Qui a peur des méchants Loups ?

Tome 5 de la gigantesque épopée de la Tour Sombre, Stephen King reprend son histoire au moment où le ka-tet (groupe de personnes à la destinée liée) de Roland de Gilead pénètre dans la Vallée du Croissant. Là, ils sont contactés par la population de Calla Bryn Sturgis, une communauté rurale pacifique, qui les prie de les aider à lutter contre les Loups, des cavaliers brutaux qui, à chaque génération, effectuent une razzias et kidnappent les enfants.
Après lecture on peut s’apercevoir que les Loups de la Calla ne s’arrête pas à cet aspect. Le roman est en fait séparé en quatre parties qui s’entremêlent et que l’on pourrait diviser comme suit : - La révélation de Mia, un des autres aspects de Susannah, et l’annonce de sa grossesse. - L’histoire et l’intégration au ka-tet de Callahan, le prêtre de la Calla, ex-alcoolique venu d’un autre monde. - La défense du terrain vague de Brooklyn et de son propriétaire (un libraire du nom de Tower), éléments qui semblent être au cœur du mystère de la Tour. - La lutte contre les Loups proprement dit.
L’auteur s’amuse à mélanger ces quatre récits en un seul, à travers fash-backs et parenthèses. Il nous présente aussi le monde de Roland dans un futur plus lointain, un avenir où le pays de Gilead à disparu depuis longtemps laissant la place aux légendes, et où les humains ne sont plus maître de leur destin et sont retombés à la merci des Loups, ces reliques du passé.
Dans cet ouvrage très riche en information, l’entrée en scène du personnage du père Callahan est l’un des éléments les plus importants. Par la richesse de son récit, tout d’abord. Il nous apprend l’existence des vampires, qui vivent et parcourent les Mondes, et des Ignobles, une race étrange et organisée qui en veut à la stabilité de la Tour Sombre. Le prêtre nous montre aussi que les portes dimensionnelles peuvent être ouvertes avec une clé, la sphère noire, et qu’elle permet de se rendre dans le monde et les temps de son choix, de manière physique, contrairement au Vadasch, cette sorte de transe chamanique qui permet de voyager dans une dimension intermédiaire, au milieu des esprits. L’histoire de Callahan laisse également penser (grâce à l’utilisation du principe de déjà-vu) que chaque dimension, chaque monde, est le reflet d’un autre et qui, soumis à différentes distorsions, évolue de manière quelque peu différente
Malgré une trame principale fortement inspirée des Sept Mercenaires, l’œuvre se rapproche de plus en plus d’un univers de science-fiction. En effet, tous les éléments donnés en réponse aux précédents tomes se posent comme appartenant au domaine scientifique ; le robot Andy, les Loups (qui sont également des robots fabriqués à l’image du Dr Fatalis, un héros Marvel), le Dogan (un avant-poste militaire), la Sphère Noire(un sorte d’artefact électromagnétique puissant), les armes (vif d’argent, sabre laser, fusil). Bien sur, l’élément fantastique reste présent et sous latent, tout d’abord grâce à l’habillage de superstition fournit par l’ignorance rétrograde de la population de la Calla, puis par la présence troublante du personnage de Mia, cette Entité dont on ne sait pas si elle est le fruit de la schizophrénie de Susannah ou si elle bénéficie d’une existence propre, tout comme sa prétendue grossesse – seulement supposée car aucun indice morphologique ne vient la confirmer.
Ainsi, si cet opus donne un grand nombre de réponses, il apporte aussi son lot de nouveaux questionnements, et finit même sur un cliffhanger hollywoodien avec la disparition de Susannah, évènement initié apparemment par les ‘’êtres’’ mystérieux qui vivent dans Tonnefoudre et que le jeune Jack a entendu parlé au microphone dans le Dogan. Il met aussi un point d’honneur à faire ressortir certains aspects de la personnalité cachée de Roland, qui bien que farouche pistolero, sait danser la commala et apprécie la douce compagnie de Rosalita qui, de ses mains habiles, soigne affectueusement son arthrose naissante (le personnage me fait de plus en plus penser au Clint Eastwood de Impitoyable).

La conclusion de à propos du Roman : Les Loups de la Calla #5 [2004]

Nicolas L.
100

Les Loups de Calla représente un tournant narratif de la saga, car Stephen King commence à apporter un bon nombre de réponses. Bien entendu, ces réponses sont incomplètes et plus des indications qu’autre chose, mais cela à l’avantage d’exciter encore plus notre curiosité. Toujours aussi bien écrite et maîtrisée, doté d’un excellent suspense pimenté par des agréables éléments humoristiques, cette œuvre monumentale ne relâche pas la pression, rendant les protagonistes de la Compagnie de Roland aussi attachant que ceux d’un certain Anneau

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario riche et passionnant
  • Personnages attachants et complexes
  • Narration pleine de mystères et de suspens

Acheter le Roman Les Loups de la Calla en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les Loups de la Calla sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de La Tour Sombre

  • Voir la critique de La Tour Sombre [2017] : Shining...
    45

    La Tour Sombre [2017] Avis sur le film par Vincent L.

    Shining... : Des romans de Stephen King, je ne connais que leur réputation flatteuse (a priori LE chef d'oeuvre de l'écrivain) et le résumé sur…
    Temps de lecture : 42 s

  • Voir la critique de La clé des vents : Coup de givre
    73

    La clé des vents Critique du roman par Nicolas L.

    Coup de givre : La clé des vents nous permet de retrouver avec plaisir l’envoutante atmosphère dégagée par cette œuvre monumentale qu’est le cycle…
    Temps de lecture : 4 mn 25

  • Voir la critique de Le chant de Susannah : La transition
    70

    Le chant de Susannah Critique du roman par Manu B.

    La transition : Avant dernier volet du cycle de la Tour Sombre, le chant de Susannah apparaît comme un livre transition, avant la grande déferlant…
    Temps de lecture : 2 mn 8

  • Voir la critique de Les Loups de la Calla : Le retour de Stephen King
    90

    Les Loups de la Calla Critique du roman par Manu B.

    Le retour de Stephen King : Les loups de la Calla sonnent le retour de Stephen King sur ce cycle, qu'il a eu du mal à poursuivre. Son accident, le déclic, a a…
    Temps de lecture : 3 mn 39

  • Voir la critique de Magie et Cristal : Magie et cristal
    90

    Magie et Cristal Critique du roman par Manu B.

    Magie et cristal : Magie et cristal est le roman clé car il nous dévoile les germes de la quête de Roland. Des racines douloureuses et merveilleuseme…
    Temps de lecture : 2 mn 28

  • Voir la critique de Terres perdues : Blain le mono
    95

    Terres perdues Critique du roman par Manu B.

    Blain le mono : Le trio composé de Roland, Eddie et Suzanne s'enfoncent dans les Terres Damnées. Ils vont faire d'heureuses rencontres comme de mo…
    Temps de lecture : 2 mn 60

  • Voir la critique de Les Trois cartes : Roland pioche ses trois jokers
    95

    Les Trois cartes Critique du roman par Manu B.

    Roland pioche ses trois jokers : Le ka-tet prend forme. Qu'il est difficile de parler de ce roman sans tout dévoiler... La Tour Sombre est un cycle qui vous pre…
    Temps de lecture : 3 mn 3

  • Voir la critique de Le Pistolero : L'aventure commence
    95

    Le Pistolero Critique du roman par Manu B.

    L'aventure commence : Le pistolero nous plonge dans le monde de Roland, où l'ambiance est désolée, où le but ultime du pistolero est dévoilé: la Tour So…
    Temps de lecture : 2 mn 31

  • Voir la critique de Le chant de Susannah : Comme-à-commala ou Stephen King, star de la chanson…
    100

    Le chant de Susannah Critique du roman par Nicolas L.

    Comme-à-commala ou Stephen King, star de la chanson… : Véritable exercice de style jubilatoire et dynamique, le Chant de Susannah, est à mon avis le meilleur opus des 6 premiers volume…
    Temps de lecture : 5 mn 34

  • Voir la critique de La Tour Sombre : Magnifique clôture de ce cycle d'anthologie
    95

    La Tour Sombre Critique du roman par Manu B.

    Magnifique clôture de ce cycle d'anthologie : Ce roman est le point d'aboutissement du cycle,voire d'une carrière d'un des plus grands auteurs de fantastique.
    Temps de lecture : 2 mn 27

  • Voir la critique de Magie et Cristal : Il était une fois dans l'est
    80

    Magie et Cristal Critique du roman par Nicolas L.

    Il était une fois dans l'est : Magie est Cristal est un roman d’une lecture facile, bien rythmé, avec une belle histoire romanesque, mais aussi ses moments d’ang…
    Temps de lecture : 4 mn 45

  • Voir la critique de Terres perdues : La vitesse de croisière de Blaine la Peine
    100

    Terres perdues Critique du roman par Nicolas L.

    La vitesse de croisière de Blaine la Peine : Terre Perdue est, à mon avis, le meilleur tome de cette excellente saga. Les personnages sont approfondis, on apprend énormément d…
    Temps de lecture : 5 mn 19

  • Voir la critique de Les Trois cartes : La mise en place de l'intrigue
    85

    Les Trois cartes Critique du roman par Nicolas L.

    La mise en place de l'intrigue : Evolution plus sophistiquée du premier tome, on devine que King commence à avoir une idée de la route à parcourir pour trouver la …
    Temps de lecture : 3 mn 55

  • Voir la critique de Le Pistolero : Une mise en bouche prometteuse
    80

    Le Pistolero Critique du roman par Nicolas L.

    Une mise en bouche prometteuse : Un premier volet un peu hermétique mais à la lecture indispensable si l'on veut mieux appréhender la psychologie de Roland de Gile…
    Temps de lecture : 3 mn 54