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Critique de la Série Télé : Kaamelott
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Critique de la Série Télé : Kaamelott

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 30 septembre 2018 à 0900

Saison 4 : Kaamelott, c'est la vie !

Attention, cette critique spoile évidemment les événements des saisons précédentes.

Quand on démarre la saison 4 de Kaamelott, on s'attend en quelque sorte à la saison de la maturité tant Alexandre Astier nous a fait comprendre que le registre comique n'était pas seulement ce que son œuvre avait à offrir. Cette saison 4 apporte la division et le doute chez des personnages qui vont cette fois-ci nous émouvoir.

Si on aime Kaamelott c'est bien sûr parce que la série nous fait rire. Un humour finalement très anglais, très bien écrit tantôt absurde tantôt légèrement engagé mais aussi très référencé sans jamais avoir peur de taper en dessous de la ceinture. Mais on adhère à chaque fois tant l'ensemble est bien ficelé et qu'on s'attache vraiment aux différents personnages. Un humour qui pour l'époque était vraiment rafraîchissant dépoussiérant les séries comiques et qui ne trouve pas encore de véritable équivalent aujourd'hui, du moins à la télévision. Cet humour de qualité est bien sûr l'intérêt principal de cette quatrième saison de Kaamelott, on est tout de même content de voir apparaître un registre plus sombre, plus dramatique en dessous de la surface comique. Le créateur de la série (réalisateur et scénariste de tous les épisodes) Alexandre Astier a décidé de ne pas capitaliser seulement sur les recettes qui ont fait le succès de la première saison mais de faire vivre ses personnages avec plus d'ampleur et la série devient finalement plus feuilletonante pour le plus grand plaisir de ses fans.

Le royaume de Bretagne est divisé au début de la saison 4. Lancelot (Thomas Cousseau) a initié un mouvement séparatiste en décidant de se détacher de Kaamelot et du roi Arthur (Alexandre Astier) car il se juge plus digne de découvrir le Graal et de faire honneur à la chevalerie. Il a été rejoint par Guenièvre (Anne Girouard), la reine, pour qui il nourrit une brûlante passion. Loin de s'en inquiéter, le roi Arthur semble se réjouir du départ de sa femme et ne rien faire contre ce mouvement séparatiste. Plutôt que de se remettre en question, il continue sa gestion perfectible de son royaume comme sa liaison avec Mevanwi (Caroline Ferrus) la femme du chevalier Karadoc (Jean-Christophe Hembert) ce qui va rapidement créer quelques problèmes. Les chevaliers et les royaumes fédérés sont déchirés entre eux car chacun choisit son alignement. Léodagan (Lionnel Astier), roi de Carmélide choisit de rester fidèle à Arthur tandis que le roi Loth d'Orcanie (François Rollin) préfère changer de camp. Dans ce climat de quasi-guerre civile la vie à Kaamelott semble rester la même entre les réunions de la table ronde, les invasions étrangères et les quêtes difficilement menées. La vie n'est pas plus glorieuse pour Lancelot qui a bien du mal à organiser son camp et sa rébellion. La passivité d'Arthur aura même quelques conséquences divines...

C'est avec grand plaisir qu'on retrouve toute cette galerie de personnages qui font face à de nouveaux enjeux. Les premiers épisodes sont très agréables à suivre rien que pour voir les réactions des différents protagonistes. La série offre ainsi plusieurs fils conducteurs qui transparaissent au-delà des épisodes : la division du royaume et des chevaliers, les conséquences de l'amour entre Arthur et Mevanwi et la construction du camp de Lancelot. On apprécie de regarder une véritable saga comique et non une simple succession de sketchs. Encore une fois, Astier rend ses personnages plus humains que jamais en apportant cette épaisseur à chaque protagoniste qui s’insère parfaitement dans la saga arthurienne qu'il tisse depuis 4 saisons. La division permet d'apporter plus de dramaturgie avec des épisodes plus sombres ou plus touchants comme quelques-uns mettant en scène l'attachement des chevaliers à leur roi, Perceval (Franck Pitiot) en tête. Certains épisodes se détachent ainsi des autres car ils permettre de vraiment faire avancer l'histoire avec des conséquences importantes tandis que d'autres restent vraiment dans le registre comique tout en offrant du classique aux fans : les jeux de Perceval, les traités de paix avec le roi Burgonde, l'inutilité de Merlin (Jacques Chambon) ou l'immaturité du tandem Yvain (Simon Astier)/Gauvin (Aurélien Portehaut). L'humour est toujours aussi efficace sur la base de ce qui a été dit dans le premier paragraphe. Pour l'histoire, on regrette cependant une accélération des événements à la fin de la saison de manière un peu trop brusque. Des personnages changent de caractère un peu trop vite et Astier n'a pas étalé sa conclusion sur assez d'épisodes...


On regrette aussi le manque de véritables nouveautés que cela soit chez les personnages ou pour les décors. Seul le soldat Ferghus (l'excellent Alban Lenoir) se détache apportant encore plus de moments comiques en lieutenant dépassé par son rôle. Pour ce qui est des décors, on voit que la série dispose d'un budget plus important, ou d'un meilleur savoir-faire, avec quelques nouveaux lieux comme l'extérieure de la taverne ou une tour de guet où sont envoyés Yvain et Gauvin. Dans l'ensemble les décors habituels disposent de plus de détails et les scènes à l'extérieure sont ainsi plus nombreuses avec un fond plus habillé et plus de figurants. La mise en scène devient aussi plus ambitieuse avec plus d'angle de caméra, des champs plus larges et aussi une volonté de bien mettre en scène quelques combats ce qui est bien plus réussi qu'auparavant. Mais encore une fois, la série ne réussit pas totalement à transcender son format. Que l'histoire principale soit plus importante influençant ainsi la plupart des épisodes convient si le format d'un épisode n'est pas de moins de 5 minutes. L'ensemble se révèle donc parfois dissolue voire frustrant d'où la multiplication d'épisodes en deux parties sur cette saison. On sait que par la suite, Alexandre Astier va disposer d'un format plus convenable pour la saga qu'il a imaginé mais pour la saison 4, le format court nuit parfois à son ambition. Sans oublier le même générique agressif qui peut toujours rebuter la vision de nombreux épisodes les uns après les autres.

La conclusion de

La saison 4 de Kaamelott reste une réussite. L'humour est toujours aussi efficace et les changements d'ambiance apportés par l'intrigue fonctionnent à merveilles. Cela repose avant tout par un grand talent d'écriture et un casting impeccable. Le royaume de Bretagne et ses protagonistes n'ont jamais été aussi attachants. Seul véritable bémol : un format de moins en moins adapté à cette grande saga.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue bien plus intéressante
  • Un humour toujours aussi efficace
  • Une galerie de personnages incroyable

Que faut-il oublier ?

  • Une ambition limitée par le format
  • Une fin précipitée
  • Le générique...

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