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Critique de la Série Télé : Kaamelott

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 10 janvier 2009 à 09:29

Plus sombre, plus abouti, en un mot : meilleur !

Programme d'access prime-time destiné à marcher sur les traces du format court de Caméra Café, Kaamelott a su acquérir, au fil des ses quatre saisons, suffisamment de succès et de notoriété pour permettre à son créateur, Alexandre Astier, de passer à la vitesse supérieure avec sa cinquième saison. Lancé grâce à deux téléfilms diffusés en première partie de soirée, eux-même relayés par des épisodes de sept minutes, le Livre V s'était imposé comme ambitieux, construit et sombre, mais également comme inégal à cause d'une trame scénaristique buttant contre de fâcheux raccourcis scénaristiques.
Avec sa sortie DVD, le Livre V, présenté sous son format director's cut, se transforme avantageusement pour se diriger vers un format de série télévisée classique. Nous ne sommes ici plus en présence de cinquante épisodes de sept minutes mais de huit épisodes d'environ cinquante minutes construits sur le schéma classique de la série télévisée américaine. Et à la vision de ces épisodes, force est de constater que cette director's cut, en plus de conserver ce qui faisait la force de la diffusion télévisée, pâlie aux quelques raccourcis maladroits et aux inégalités de la trame scénaristique, pour au final imposer cette cinquième saison comme un réel succès artistique.


Ce Livre V s'articule autour de l'abandon progressif de la quête du Graal par le roi Arthur ; séparé en deux grandes parties - pour schématiser l'épée replantée dans le rocher et le royaume sans roi - il s'appuie sur deux thématiques que sont le découragement et le ras-le-bol d'un personnage las de guider ses chevaliers dans une quête sans fin. Tacturne, puis franchement dépressif, Arthur gagne ainsi au cours de cette saison une plus grande profondeur psychologique, mais s'impose également comme un personnage plus sombre et nettement moins amusant. Autour de lui, tout le microcosme kaamelottien est toujours présent, mais eux aussi subissent un approfondissement clairement pas désagréable. De Perceval, qui apparaît comme le seul chevalier loyal au roi, à Bohort, que l'on surprend à devenir courageux, en passant par la reine Guenièvre qui passe de faire-valoir casse-noisette passablement débile à véritable personnage guidé par ses propres motivations ou Merlin qui regagne ici un semblant de dignité, une grande partie de ceux que l'on croyait si bien connaître se révèlent sous des jours nouveaux, nettement moins drôles mais proportionnellement plus construits.
Le tout est de plus très bien mis en valeur par une photographie grisâtre du meilleur effet, ainsi que par la mise en scène réussie d'Alexandre Astier, qui démontre ici sa capacité à sortir des studios pour créer des séries de plans vraiment magnifiques. Tout est donc plus travaillé, plus sombre mais, revers de la médaille, également moins drôle.

En effet, le ressort comique principal de la série - Arthur - allant de mal en pis, les lignes de dialogues ressortant du seul domaine de la comédie vont en se raréfiant au fur et à mesure de la progression de l'intrigue, pour au final être proche de zéro lors du voyage de fin où Méléagan (personnage génial d'ambivalence !) ramène Arthur vers son château. Au final, les parties vraiment drôles viennent bien plus des personnages extérieurs à la série (Le duc d'Aquitaine ou le Jurisconsulte) que des grands rôles récurrents qui sont maintenant bien mieux construits et ne s'apparentent donc désormais plus à de simples machines à gag. A ce niveau, les dernières répliques d'Arthur et Perceval à la table ronde - absentes des versions télévisées - sont au diapason d'une saison qui a su, au final, être aussi surprenante qu'aboutie.
Reste tout de même quelques petits bémols, notamment le running gag avec les personnages de Venec et de ses voleurs, ni très pertinent, ni très drôle, ou la trop grande place accordée au clan des Semi-Croustillants dans la première partie, et ce au détriment d'autres personnages qui auraient pourtant pu avoir leur importance. Reste également le peu de pertinence, mais là difficile de blâmer quelqu'un, d'avoir diffusé cette saison comme deux simples téléfilms alors qu'elle ne prend clairement son envergure qu'avec son format d'épisodes présent sur le DVD.

90

Avec ce livre 5, Kaamelott perd en humour ce qu'il gagne en noirceur, en profondeur et en construction scénaristique. Grâce à son nouveau format - huit épisodes de cinquante minutes - ce qui n'était autrefois qu'un programme court d'access prime-time s'impose aujourd'hui comme une véritable série télévisée de qualité. On pardonnera donc volontiers les quelques maladresses qui émaillent ces épisodes pour finalement ne se concentrer que sur cette pléthore de qualités qui caractérisent cette cinquième et avant-dernière saison. On en redemande !

Critique de publiée le 10 janvier 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • La série prend une réelle envergure,
  • Mix réussi entre humour et noirceur
  • Trame scénaristique travaillée,
  • Personnages approfondis,
  • Mise en scène réussie,
  • Bande originale agréable,
  • Méléagan...

Que faut-il oublier ?

  • Le running gag de Vennec,
  • Trop de semi-Croustillant.

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