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Critique de la Série Télé : Kaamelott
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Critique de la Série Télé : Kaamelott

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 10 juin 2018 à 0900

Saison 1 : Les débuts d'une série culte ? C'est pas faux...

La série télé au format court est un véritable exercice de style qui fut popularisé en France au tournant des années 2000 et dont Kaamelott fut incontestablement le représentant préféré des mordus d'imaginaire.

Ce genre est principalement représenté par des programmes comiques et fut popularisé par deux séries en France. Tout d'abord Un gars/une fille sur France 2, puis Caméra Café sur M6, qui fut produite entre 2001 et 2003. Après la fin de cette série, la chaîne cherche un autre programme court et jette donc son dévolu sur Kaamelott. Ce programme créé, écrit et réalisé par Alexandre Astier va être produit par la société CALT dirigée par Jean-Yves Robin, le pape du programme court sur M6. Mais le projet est cher à Astier, qui avait déjà travaillé dessus à travers son court-métrage Dies Irae dont la série reprend le ton comme une grande partie des acteurs. La série est ainsi lancée sur les ondes début 2005 et acquiert rapidement son statut d'œuvre culte.

Le programme nous plonge dans la Bretagne du Vème siècle (l'actuelle île regroupant Angleterre, Pays-de-Galles et Écosse) dans le contexte plus large de la fin de l'Empire romain d'Occident du fait des invasions barbares. Les différents peuples de Bretagne sont fédérés sous la bannière du roi Arthur (Alexandre Astier) qui a réuni les plus grands chevaliers autour de la table ronde de son château de Kaamelott afin de centraliser leurs faits et gestes dont la quête du Graal. On suit donc leurs (més)aventures à travers les relations qui unissent les chevaliers mais aussi la cour d'Arthur au château. La série s'articule évidemment autour de la mythologie arthurienne popularisée à partir du Moyen-Âge reprenant les personnages principaux de la légende comme la Reine Guenièvre (Anne Girouard) ou les chevaliers Lancelot (Thomas Cousseau) ou Perceval (Franck Pitiot). L'aspect surnaturel et mystique de l'épopée n'est pas oublié puisque des personnages comme Merlin (Jacques Chambon) ou la Dame du Lac (Audrey Fleurot) sont aussi de la partie.

La série est d'abord une comédie qui se base sur ce que le grand public connaît de la mythologie arthurienne, de la chevalerie et la société médiévale en général. Légende arthurienne et humour font tout de suite penser aux Monty Python et leur film Sacré Graal dont Astier a bien repris l'humour très anglais, souvent absurde sans pour autant aller dans les délires totalement abscons de la troupe anglaise. L'humour de la série est donc surtout axé sur des dialogues extrêmement bien écrits voyant Arthur se démener face à une bande d'incapable ou tenter d'avoir de saines relations avec sa femme ou sa belle-famille. Rien que la quête du Graal est une véritable prise de tête étant donné que la mission a été confiée par la dame de Lac qui n'apparaît qu'au roi entraînant des quiproquos quand elle intervient. Ses chevaliers ne comprennent pas grand chose à cette quête et beaucoup d'épisodes tournent autour de la vaine recherche. D'autant plus qu'Arthur est entouré d'une équipe de bras cassés comme Perceval et Karadoc (Jean-Christophe Hembert) faisant parti des personnages les plus hilarants de par leurs bêtises et leurs combines pour tenter de faire plaisir à leur sire. Tous les personnages apportent quelque chose et peuvent déclencher de grands moments de comédie.

L'idée de génie est d'abord d'avoir donner l'accent ch'ti à la reine Guenièvre dont les angoisses et son manque d'intelligence entraînent de véritables fous-rires de la part des spectateurs. D'autant plus qu'Arthur lui préfère ses maîtresses retardant l'arrivée d'un dauphin. Ce qui n'arrange pas les rapports entre le roi et son acariâtre belle-mère dont les élans de franchise sont savoureux. Même idée du côté de son beau-père Léodagan (Lionnel Astier) étant un seigneur puissant et cruel qui contraste bien avec la nature jugée trop bienveillante d'Arthur. Les scènes de repas de la famille royale valent aussi le détour. Tous les personnages sont tournés en ridicule dont le colérique Arthur, le pleutre et sensible Bohort (Nicolas Gabion) et même la noblesse de Lancelot est tourné en ridicule quand il s'agit pour les autres de s'interroger sur son concept « d'amour véritable ». Ce qui apporte beaucoup à la série c'est aussi le décalage entre l'époque représentée et le langage des personnages. Notamment leur grossièreté qui tranche avec leurs vouvoiements mais aussi l'utilisation d'argot très moderne. Chaque épisode se laisse découvrir avec grand plaisir et la majorité réussissent à nous faire rire tout en rendant les personnages attachants. Tous se distinguent et on se retient de tous les citer.

Ce mérite revient d'abord à l'écriture d'Alexandre Astier mais surtout à sa troupe de comédien. Si Kaamelott a autant marqué c'est qu'elle a su attirer un public parfois réticent à l'humour à la française que l'on pouvait trouver à la télévision. Les situations ne sont jamais surjouées et l'humour se veut autant accessible que parfois pointu sur le contexte géopolitique ou les spécificités de l'époque revisitée. Sans oublier les références constantes à l'univers arthurien. Astier ne prend jamais son public pour des idiots et réussit à créer un véritable univers autour de ses personnages même si on regrette quelques incohérences dans l'enchaînement des épisodes ce qui sera gommé par la suite dans la série. Mais Astier ne serait rien sans sa troupe dont la majorité sont des connaissances dont sa propre famille. Le reste se compose de comédiens surtout spécialisés dans le théâtre de la région lyonnaise. Chaque acteur semble être né pour le rôle et s'accapare complètement son personnage.

Alexandre Astier dresse un portrait vraiment comique de son personnage plein de bonnes volontés mais colérique dont les défauts sont bien apparents alors que les qualités sont jugées anachroniques par les siens. Anne Girouard excelle dans le rôle de Guenièvre tant et si bien qu'on imagine mal l'actrice jouer autre chose. Jean-Christophe Hembert et Franck Pitiot nous font rire rien qu'avec leurs mimiques et leur association est une grande force de la série. Lionnel Astier maîtrise parfaitement le côté bourru de son personnage comme Nicolas Gabion le côté sensible du sien. Les décors et les costumes aident aussi à rendre l'ensemble crédible ou encore plus comique. Programme court oblige, les décors ne sont pas très variés mais réussissent à donner l'illusion d'un château médiéval et de forêts lors de champs de bataille. Même idée pour les costumes comme les armures réussissant à donner un côté classe comme ridicule (les couvre-chefs) aux personnages. Enfin l'élément qui nous donne envie de littéralement plonger dans la série est la profusion de bouffe qu'on y trouve et qui confère une ambiance si particulière aux différentes scènes. Même si on sent que l'ensemble est fait avec peu de moyens, on y croit !

Au niveau de la mise en scène, il ne faut pas s'attendre non plus à quelque chose d'ambitieux. Les épisodes durent entre 3 et 4 minutes et tournent souvent autour d'une même idée. De même qu'il y a rarement plus de 2 ou 3 plans par scène et que les acteurs sont surtout cadrés au niveau du buste. Enfin il est rare de voir plus de cinq personnes sur le même plan sauf lors des fameux épisodes où Arthur tente de diriger ses troupes à l'arrière de la bataille. Mais cela reste quand même ce qui se faisait de mieux pour les programmes courts à cette époque. D'autant plus que les effets spéciaux sont plutôt réussis que cela soit la lame magique d'Excalibur ou l'effet de transparence sur la dame du lac. La série s'offre quand même quelques défauts à commencer par son générique plutôt agressif qui peut rendre parfois pénible la vision de dizaines d'épisodes d'affilé. Sinon on peut reprocher à Alexandre Astier d'un peu trop se reposer sur les mêmes gags relatifs à la personnalité de ses héros mais on chipote...

La conclusion de

La série forgée par Alexandre Astier s'était offerte une première saison plus que solide. L'humour fonctionne à plein régime, les comédiens sont excellents et l'ambiance prenante. La mythologie Kaamelott se met doucement en place pour notre plus grand plaisir. Un véritable tour de force à l'époque, une œuvre culte aujourd'hui.

Que faut-il en retenir ?

  • Vraiment drôle

  • Des comédiens excellents

  • Un univers qui prend vie

Que faut-il oublier ?

  • Le générique
  • Quelques répétitions
  • Peu compatible avec le binge watching...

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