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Critique du Film : The Thing
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Critique du Film : The Thing

Avis critique rédigé par Christophe B. le vendredi 9 juillet 2004 à 0605

Un film paranoïaque et claustrophobique

Avant toute chose il faut bien évidemment préciser que ce film de John Carpenter est un remake du film "La chose d'un autre monde" datant de 1951 et réalisé par Christian Nyby. Ce film est lui-même tiré de la nouvelle "Who goes there" d'un auteur de SF nommé John W. Campbell. A cette époque le film est produit par Howard Hawks, génialissime réalisateur de quelques-uns des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Il est même fort probable que Hawks ait réalisé le film lui-même. Carpenter est un féroce admirateur de Hawks, c'est une des raisons qui l'ont poussé à réaliser ce remake.
L'histoire est simple : un groupe de chercheurs se retrouve bloqué dans un camp scientifique au beau milieu du pole. Un monstre extra-terrestre insaisissable et pouvant prendre n'importe quelle forme organique s'attaque à eux de l'intérieur sans qu'ils puissent attendre l'aide d'aucun secours.
Le personnage principal de "The Thing", on pourrait pratiquement dire que c'est l'enfermement, la claustrophobie du spectateur prisonnier avec les personnages dans un espace clos, un espace ou le danger mortel réside autant à l'intérieur (la chose), qu'a l'extérieur (l'immensité et le froid polaire). "The Thing" c'est une espèce d’huis clos cauchemardesque voué tout entier à l'art cinématographique de l'émotion. La sensation tangible de la paranoïa… le film réussi à instaurer le malaise de la première à la dernière image sans ménager le moindre temps de respiration.
On pourrait facilement comparer "The Thing" à "Alien", le postulat de départ est le même : un monstre s'introduit dans un espace clos et décime les êtres humains. Mais la comparaison s'arrête là.
Les différentes transformations de la chose sont là pour rappeler au spectateur qu'il a bien affaire a l'indicible, au sens « Lovecraftien » du terme. Le choix du réalisateur est simple : montrer, montrer et encore montrer. L'horreur est bien réelle, le monstre aussi. On peu très justement et très largement louer le génie absolu des effets spéciaux de Rob Bottin à qui Carpenter a laissé une liberté totale et qui a su retranscrire à l'écran ses pires cauchemars. Cependant, et c'est aussi une grande force du film, la chose apparaît sous tant d'aspects différents qu'elle ne se montre jamais finalement sous son vrai visage. La chose peut être n'importe quoi.
Les qualités indéniables du film résident aussi dans l'exécution visuelle du sujet. Carpenter manipule la caméra en maître. Le camp, et ses hommes prisonniers de l'enfer blanc, est un spectacle d'une rare force.
Une grande partie de l'atmosphère de claustrophobie et de paranoïa qui se dégage du film doit être portée au crédit du talent qu'a Carpenter de planter un décor. L'éclairage, la musique (signée Morricone) et les travellings du réalisateur distillent une ambiance fantastique. La caméra semble flotter, comme suspendue, conférant une notion d'irréalité à ce qui se produit à l'écran. Le travelling est une véritable marque de fabrique de Carpenter depuis "La nuit des masques". Chaque mouvement de caméra qui suit un des héros pose la question au spectateur : effet de style ou présence mortelle ?
C'est la grande force de "The Thing" : La présence induite et incessante du monstre capable de prendre la forme de n'importe lequel d'entre eux, qui semble poursuivre les personnages comme une malédiction, exprimant ainsi la dimension inéluctable de la mort qui s'attache aux héros impuissants.
Le montage est lui aussi un véritable personnage du film. Carpenter utilise de rapides ruptures de plans, passant par exemple brutalement de l'immensité lumineuse d'un plan extérieur à un gros plan intérieur et dans l'ombre. Le spectateur est surpris et déstabilisé, il ne contrôle pas ce qui se passe à l'écran. De même, la caméra peut s'attarder sur des détails. Il filme par exemple pendant dix longues secondes un chien en gros plan, faisant naître le doute dans l'esprit du spectateur. Ce faisant, le réalisateur crée une atmosphère inquiétante et décalée propre aux rêves ou aux cauchemars.

La conclusion de

Ce film est un modèle de narration pensé dans un souci d'efficacité totale.

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