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Critique du Film : Warcraft : Le commencement
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Critique du Film : Warcraft : Le commencement

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 27 mai 2016 à 2242

Pour la Horde !

Petit préambule pour signaler que bien qu'étant un gros joueur, je n'ai jamais touché à World of Warcraft mais j'ai énormément joué à Warcraft 2 dans la seconde moitié des années 1990. Il s'agit donc du point de vue de quelqu'un de familier avec la licence mais pas un spécialiste ou un fan...

Depuis le début du XXIème siècle, les gros studios américains n'ont qu'une obsession en tête : détenir une ou plusieurs licences capables d'être des rouleaux-compresseurs du box-office mondial. Pour cela il suffit de trouver la bonne licence à adapter et le bon univers à développer histoire d'offrir le plus de suites possibles et d'en exploiter toutes les possibilités sur n'importe quel média. L'année 2016 est à ce niveau particulièrement riche avec les habituels Marvel, la renaissance Star Wars ou celle d'Harry Potter ou encore avec le début d'un DC Extended Universe (commencé avec le récent Batman v Superman). En ce mois de mai, c'est le tour de Warcraft : Le Commencement dont le titre démontre l'ambition qui lui est donné par Universal après les excellents résultats réalisés par Jurassic World l'année dernière.

Petit rappel pour ceux qui ne jouent pas, Warcraft est une des licences les plus populaires de l'histoire des jeux vidéo pour deux principales raisons. Cette licence créée par le studio américain Blizzard (un géant de l'industrie video-ludique) est d'abord une trilogie de jeu de stratégie en temps réel sortis surtout sur PC entre 1994 et 2003. Mais c'est surtout grâce au jeu de rôle massivement multijoueur en ligne (ou MMORPG pour les intimes) World of Warcraft, sorti en 2004 et toujours joué à l'heure actuelle, que la licence est devenu un véritable phénomène avec plus de dix millions de joueurs revendiqués par Blizzard depuis maintenant douze ans. Une véritable poule aux oeufs d'or qui a depuis longtemps attiré l'attention de l'industrie du cinéma de par sa popularité, mais aussi grâce à un univers riche. Warcraft propose ainsi de l'héroïc-fantasy aux contours assez classiques en mettant en avant un affrontement entre hommes et orcs, faisant intervenir de manière plus secondare des nains, des elfes, des trolls et autres créatures plus ou moins classiques du genre. La licence s'est étoffée avec les années, proposant un univers de plus en plus riche avec une véritable chronologie, des mondes et dimensions différentes exploité bien sûr en jeu, mais aussi en livres et comics...

C'est en 2006 que Blizzard et la société Legendary Pictures annoncent la mise en chantier d'un film qui fut d'abord placé entre les mains de Sam Raimi (en 2009) avant que ce dernier ne quitte le navire pour laisser sa place à Duncan Jones en 2012. Ce dernier s'est fait un nom grâce au plébiscité, mais confidentiel, film de science-fiction Moon puis l'efficace thriller, versant aussi dans la science-fiction, Source Code en 2011. Véritable amateur de jeux vidéo, Duncan Jones a d'emblé mis sa touche personnel sur le scénario en essayant de le rendre le moins manichéen possible.


Le film commence sur Draenor, le mode des Orcs, qui est à l'agonie. Le peuple orc est mené par le puissant Gul'dan (Daniel Wu), utilisant une magie appelée le Fel qui nécessite de puiser dans de la force vitale pour fonctionner. La dernière chance des Orcs semble être l'ouverture d'un portail leur permettant d'atteindre et d'envahir un monde plus prospère. C'est du moins ce qu'espère Durotan (Toby Kebbell), un chef de clan qui attend un enfant et qui souhaite vraiment la sauvegarde de son espèce . Ce dernier ne peut d'ailleurs qu'envoyer qu'une avant-garde qui devra trouver des prisonniers et construire un autre portail afin que tout le peuple orc puisse s'installer sur Azeroth. Cette terre est peuplée de différentes races dont les hommes, les nains et les elfes et qui assistent impuissants aux premiers crimes des envahisseurs. Le chevalier, champion d'Azeroth, Lothar (Travis Fimmel) découvre rapidement en compagnie l'apprenti mage Khadgar (Ben Schnetzer) l'énormité de la catastrophe qui menace le royaume et s'en va prévenir le Roi Llane (Dominic Cooper) qui lui ordonne d'aller chercher le Gardien d'Azeroth, Medivh (Ben Foster) un humain aux pouvoirs très puissants. Lothar, Khadgar et Medivh apprennent rapidement à leur dépend à qui ils ont affaire mais réussissent quand même à capturer l'étrange orc Garona (Paula Patton) qui pourra peut-être les aider à en savoir plus. En parallèle, Durotan s'interroge de plus en plus sur les pouvoirs de Gul'dan. La guerre pour Azeroth a commencé...

​Autant le dire tout de suite, Warcraft est un divertissement efficace mais finalement trop calibré et convenu à cause d'un scénario sans grandes prises de risques. La licence est tellement riche et l'univers tellement vaste que les scénaristes ont judicieusement décidé de surtout se concentrer sur la guerre entre les hommes et les orcs en en présentant le commencement justement. Le départ s'avérait intéressant en nous montrant un peuple forcé à l'exode à cause d'un monde dévasté et devenant des méchants surtout par nécessité. Le film tombe ensuite dans une succession assez phénoménale de clichés tenant autant de l'héroïc-fantasy que du blockbuster américain. Attention, ce n'est pas l'univers qui est cliché mais bien le scénario. N'importe qui étant habitué à ce genre de productions verra rapidement les ficelles de l'intrigue, devinera facilement les péripéties et connaîtra la fin d'une scène avant son milieu... Seules les destinées de quelques personnages réussissent un peu à surprendre... Cela est vraiment dommage car il y avait tellement mieux à faire... Pourtant l'histoire est solide et n'est pas plus incohérente que n'importe quel film du genre si ce n'est une fin un peu trop vite expédiée sur certains points... On aurait tellement aimé être bien plus bousculés mais on sent que des enjeux très importants reposent sur le film qui doit vraiment rester accessible et familier pour que les spectateurs faisant leur premier pas dans l'univers de Warcraft ne soient pas trop perturbés... Cela est aussi une des faiblesses du film qui cherche trop souvent à imposer une nouvelle saga plutôt qu'à correctement raconter l'histoire qui se déroule sous nos yeux aux risques d'offrir une fin complètement ouverte et donc un peu frustrante.


Néanmoins, le film reste quand même plaisant à suivre. Il réussit à présenter un univers cohérent et intriguant prouvant son originalité. Le monde de Warcraft n'est pas un bête ersatz d'ambiances médiévales fantastiques façon Seigneur des Anneaux mais bien un univers propre dont on découvre avec plaisir les différents lieux comme ses habitants. Tout le travail artistique effectué sur le film est ainsi admirable car il réussit autant à reprendre tous les codes de l'héroic-fantasy tout en conservant une touche plus personnelle (un peu comme dans les jeux finalement). Le film se montre donc d'une grande fidélité aux jeux vidéos, du moins dans le souvenirs que j'en ais. Respectant ainsi World of Warcraft, le film est finalement très coloré, brillant de mille feux sous nos yeux ébahis quand on découvre avec émerveillement les armées orcs, la magnifique cité de Hurlevent ou encore la citadelle du Gardien... L'utilisation de la performance capture pour créer les orcs se justifie pleinement, et donne vraiment l'impression de géants par rapport aux humains (permettant ainsi au film de ne pas faire dans la dentelle quand il s'agit de l'action, jamais gore mais quand même bien musclée). La direction artistique est également sublime car le film est visuellement impressionnant de bout en bout. Le scénario permet par ailleurs de nous montrer différentes races et différents lieux par petites touches histoire de nous montrer que les possibilités sont bien là pour d'éventuelles suites. Pour le coup, l'adhésion à un nouvel univers est plutôt réussi.

Il faut quand même avouer que les néophytes pourront avoir plus de mal à entrer dans le film en y voyant peut-être qu'un énième film de fantasy sans pouvoir passer outre son scénario bateau. Un des principaux défis du film a été l'utilisation de la performance capture pour faire des orcs des montagnes de muscles bien plus impressionnants que les humains, tout en étant capables d'offrir de véritables performances d'acteurs puisqu'ils sont loin d'être de simples ennemis dénués de jugement. Cela est évidemment renforcé par des effets spéciaux de qualité et les orcs sont complètement crédibles face aux humains (démontrant une nouvelle fois la solidité de la production d'un point de vue technique). Les acteurs s'en sortent donc de manière très correcte à commencer par ceux jouant les orcs que cela soit Toby Kebbell (Prince of PersiaLes 4 Fantastiques) dans la peau de Durotan ou encore Clancy Brown (Starship TroopersCowboys et Envahisseurs) dans le rôle du terrible Main-Noire... Face à eux, l'athlétique Travis Fimmel (Lothar) échappé de la série Vikings trouve ici un premier rôle où il réussit à tirer son épingle du jeu aux côté de la belle Paula Patton (Mission : Impossible – Protocole fantôme2 Guns...) qui campe avec réussite l'orc Garona. Les seconds rôles s'en sortent aussi que cela soit le moins expérimenté Ben Schnetzer dans le rôle de Khadgar ou du toujours très efficace Dominic Cooper (Dracula Untold) campant le roi. La seule petite ombre au casting est peut-être le choix de Ben Foster (X-Men : L'affrontement FinalPandorum) ayant du mal à donner une véritable épaisseur au personnage complexe de Medivh.


Pour ce qui est de la mise en scène de Duncan Jones, il faut avouer que le réalisateur anglais a plus posé sa pâté sur le scénario que dans la mise en scène, même si sa volonté de rendre le combat moins manichéen transparaît bien. Pour le reste, il livre une mise en scène assez classique, bien rythmé et surtout vraiment lisible lors des combats. Bref, de quoi offrir un réjouissant spectacle ! On se doutait qu'au vu des enjeux derrière la production d'un tel film, il allait être difficile pour Jones de travailler une mise en scène plus personnelle au risque d'être vraiment très académique voire générique. Seuls quelques plans améliorent parfois l'ensemble. Il a aussi le mérite de mettre en lumière tous les personnages importants du film et de toujours les privilégier même lors des scènes d'action. A ce propos, l'action est très présente lors du film lui donnant un rythme plutôt agréable mais faisant évidemment ressortir la banalité du scénario. Entre les embuscades, les poursuites, les batailles rangées, les duels et l'assaut final, il y a de quoi faire et l'amateur de "cinéma pop-corn" sera bien servi. Si les batailles sont bien chorégraphiées et parfois impressionnantes, elle manque quand même cruellement d'intensité ne réussissant pas toujours à complètement nous impliquer dans le sort des personnages puisqu'on a déjà deviné qui allait vivre ou mourir...

La conclusion de

Warcraft : Le Commencement est un sympathique blockbuster qui remplit parfaitement son rôle en ce qui concerne le grand spectacle et la présentation d'un univers qui s'annonce passionnant (si les suites voulues sont bien tournées). Néanmoins, à force de vouloir introduire la licence Warcraft aux spectateurs du monde entier, les scénaristes ont pêché dans l'écriture de ce premier film, qui s'avère prévisible, accumule les clichés et souffre d'une une fin assez décevante. Mais retenons quand même une adaptation de jeu vidéo qui tient vraiment la route, ce qui est assez rare. Après, il faut avouer que le métrage est loin de pouvoir réclamer une place au panthéon de la fantasy au cinéma...

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