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Critique du Roman : Le Chef de la rébellion
Le Chef de la rébellion >

Critique du Roman : Le Chef de la rébellion

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 12 janvier 2007 à 1447

Renaissance d’un peuple…

Le lendemain matin, quand il annonça le plan aux troupes, d’immenses acclamations l’accueillirent. Ils étaient prêts maintenant à renverser le siège du pouvoir. Thrall et Drek’Thar avaient l’accord des éléments pour les aider. La bataille de cette nuit n’avait fait que revitaliser les orcs. Si le plus grand d’entre eux étaient tombé, faibles étaient leurs pertes et beaucoup d’ennemis morts jonchaient à présent les décombres du camp. Les corbeaux qui volaient en cercle leur étaient reconnaissants du festin. Ils avaient plusieurs jours de marche devant eux mais la nourriture ne manquait pas et les orcs étaient déterminés. Quand le soleil emplit le ciel, la Horde, menée par son nouveau chef, s’ébranla, s’avançant tel un fleuve indomptable vers Durnholde…
Dans Le Chef de la Rébellion, le deuxième opus de la série de livres consacrés à Warcraft, l’auteur Christie Golden nous narre l’histoire de Thrall, un Spartacus à la sauce heroic-fantasy qui va parvenir au sommet de la gloire pour s’être libéré de son joug d’esclave-gladiateur et pour avoir tiré son peuple de l’avilissement. De manière très rythmé, avec un style d’écriture très sobre (nécessaire dans cette gamme de littérature plutôt destinée à la jeunesse) mais loin d’être pauvre, elle nous décrit avec moult détails épiques l’ascension de cet orc ‘’humanisé’’ qui parvient à faire retrouver à une nation abattu le sens de l’honneur et sa fierté perdue.
Fières tribus sauvages, les orcs peuvent être ainsi facilement assimilés aux nations indiennes, massacrées par l’impérialisme occidental au cours du 19ème siècle. De part leur condition de vie, avec ces camps d’internement, l’apathie de leur représentants (l’alcool est ici remplacé par une possession démoniaque) et leur style de vie marqué par l’animisme et le chamanisme, il n’est pas difficile de se projeter des montagnes de Azeroth aux plaines du Kansas. Cependant, littérature fantasy oblige, le combat pour leur autonomie se réglera de meilleure manière que celui de Spartacus ou du sioux Crazy Horse, quand bien même Thrall y perdra une grande partie de ses attaches affectives.
Les personnages secondaires qui accompagnent le héros dans ses aventures sont nombreux et variés, même s’ils sont clairement attachés à des stéréotypes. On y trouve le cruel seigneur Blackmoore - accompagné de son mignon Langston -, une sorte de Shérif de Nottingham machiavélique et alcoolique ; le fier Orgrimm Doomhammer, mentor de Thrall ; Hellscream, le fougueux et fidèle compagnon des champs de bataille ; le vieux sage Drek’Thar et enfin la belle humaine Taretha, maîtresse forcée de Blackmoore et amie de notre héros, et qui est également le personnage le plus subtil et le plus shakespearien du récit.
Le plus intéressant, cependant, vient de l’intéressante exposition du mode de vie et de pensée de la race orc de Warcraft, très loin des idées reçues établies dans les esprits des joueurs du jeu vidéo et du MMORPG (et très proche des romans Orcs de Stan Nicholls). Au final, par une nette prise de position de l’écrivain, il en ressort l’image d’un peuple nettement moins barbare et cruel que l’on aurait pu le penser, une nation proche de la nature, aimante de son environnement, opposée à l’impérialisme et la colonisation humaine. Alors, Warcraft, une œuvre politique ? Qui sait…

La conclusion de

Le Chef de la Rébellion est une sympathique œuvre épique destinée en priorité au lectorat adolescent. Il change toutefois un peu la donne en projetant le lecteur dans la peau d’un orc. Il va y découvrir non pas un être sanguinaire, stupide et cruel, mais un rebelle ivre de liberté et proche de la nature. Sans prétention et agréable à lire…

Que faut-il en retenir ?

  • Une vision très intéressante de la nation Orc
  • De lecture très facile
  • Récit bien rythmé

Que faut-il oublier ?

  • Texte manquant de richesse
  • Personnages stéréotypés

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