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Critique de la Bande Dessinée : Paris, mon amour
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Critique de la Bande Dessinée : Paris, mon amour

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 18 janvier 2014 à 1048

Dilemme cornélien pour le chef Brisson

Le sergent-chef Brisson se voit confier une énième mission par son état-major. En compagnie d’un militaire et de deux scientifiques, il va être parachuté en Allemagne, près de la base de Peenemunde, où les nazis seraient en train de finaliser une arme de destruction massive, capable de mettre en péril la survie de l’humanité. Mais, une fois sur le terrain, les choses ne vont du tout se passer comme prévues, et le sergent-chef Brisson va se retrouver confronté à un choix mettant sur la balance son devoir de militaire et ses sentiments…

Avec ce septième et ultime opus de la série WW 2.2, le scénariste David Chauvel continue de faire de ce cycle uchronique un devoir de mémoire puisqu’il nous entraine au cœur de l’Allemagne nazie, pour une nouvelle visite des camps de la mort. Prenant bien garde à ne pas se poser comme un donneur de leçon, l’auteur tente de nous faire partager les émotions ressenties par les soldats alliés lorsque, en route vers Berlin, ils ont découvert l’horrible réalité des camps de concentrations. Une nouvelle fois, l’uchronie, si elle est présente, n’est ici qu’un argument pour raconter la véritable Histoire, mais d’une manière moins scolaire qu’à l’habitude. Le récit, qui nous plonge très rapidement dans le cœur de l’action, composé en partie de flash-backs retraçant les malheurs de détenus évadés, est aussi divertissant qu’intelligent et nous expose un homme qui se retrouve devant un choix douloureux, dont il ne connaitra vraiment jamais les conséquences. Au final, David Chauvel nous propose une histoire intéressante, qui, par son choix final et sa prise de position (qui peut déplaire), amène le lecteur dans une démarche introspective, et nous fait un peu oublier son semi-échec du tome 1, de qualité vraiment moyenne.

Au dessin, Hervé Boivin, avec un trait épuré et très réaliste, et une mise en cadre en gaufrier des plus classiques, nous offre des planches efficaces et très faciles à lire. Quelques dessins en pleine page (dont une impressionnante explosion atomique en double planche) appuient les aspects démesurés et effroyables du conflit. Le flux narratif est bien géré, notamment dans les quelques séquences d’action, qui usent d’un découpage cinématographique pertinent. Bref, un travail simple mais de qualité.

La conclusion de

Après un premier tome (La bataille de Paris) qui s’était révélé assez décevant, David Chauvel termine de la meilleure des manières cette série WW 2.2 avec un album qui, s’il n’est pas le meilleur des sept, s’avère de lecture agréable. Le scénario, dont l’uchronie n’est encore ici que prétexte à devoir de mémoire, est intelligent, divertissant, et invite le lecteur à réflexion. Les dessins d’Hervé Boivin, sans fioritures, très réalistes, sont efficaces et au service du récit. Une ultime tome qui conclut de bonne manière une série inégale mais qui mérite que l’on s’y intéresse.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario intelligent et divertissant
    Un devoir de mémoire bien agrémenté
    Des dessins efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Un aspect graphique guère remarquable
    Une prise de position qui peut déplaire

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