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La bataille de Paris >

Critique de la Bande Dessinée : La bataille de Paris

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 13 avril 2013 à 12:06

Paris brûle-t-il ?

Dans WW 2.2, les auteurs posent comme postulat que la mort d’Hitler en 1939 (lors de l’attentat du communiste Georg Elser) n’a rien changé au déroulement de l’Histoire. Du moins dans ses grandes formes. Ils avancent juste le fait que l’assassinat de leur leader n’est que la première d’une série de malchances allemandes, dont la plus préjudiciable est des conditions climatiques exécrables qui ont favorisé l’organisation défensive alliée et empêché la bonne exécution du plan jaune du général von Manstein. La blitzkrieg ayant échoué, le conflit s’enlise dans une guerre de mouvement, avec un front qui menace désormais Paris.

Dans ce premier opus de WW 2.2, David Chauvel et Hervé Boivin (Eric Henninot a été chargé d’illustrer le prologue, qui met en images les confidences d’Elser) nous invitent à visiter le quotidien d’une section d’infanterie française, appartenant au corps d’armée chargé de défendre Paris (ou plutôt de servir d’appât). Après quelques premières pages aux orientations politiques et stratégiques (réunion houleuse d’un état-major allié), ils nous plongent donc dans l’intimité de ces soldats totalement ignorants de la situation générale. Les auteurs témoignent de leurs exploits passés (quelques cases flashback), de leurs doutes, de leurs espoirs. De leurs craintes, même. Leurs intentions sont assez claires : réhabiliter une armée française qui, dans l’imaginaire commun, fut coupable d’actes de lâcheté. L’intention est louable. Cependant, force est de dire que l’exécution risque de décevoir beaucoup de lecteurs, le récit étant nettement moins guerrier que prévu.

En effet, alors que l’on aurait pu s’attendre à un enchainement d’actes héroïques dans les rues de Paris, Chauvel, le scénariste, a préféré se concentrer sur l’aspect humain et, surtout, amener une véritable sensation de réalisme (histoire d’apporter un aspect pédagogique à son œuvre). La guerre est composée de longs moments d’inaction et de violents, mais souvent brefs, engagements.  Cet album également. Et si les personnages sont plutôt assez bien introduits (les membres de la section nous sont présentés un par un, par l’intermédiaire du journal de leur chef), voir des planches entières consacrées à leurs parties de cartes et leurs blagues de dortoirs m’a quelque peu refroidi. Quand à l’affrontement final, les auteurs nous gratifient d’une étonnante ellipse quand, défendant une barricade, le chef de section, touché par une balle ennemie, perd connaissance. Frustrant.

Aux crayons, Henninot (pour le prologue) et Boivin fournissent tous deux de l’ouvrage appliqué mais foncièrement classique. On reste dans le domaine de la bande dessinée éducative, très grand public, même s’il s’agit là d’un récit uchronique. Découpage en gaufrier, flux narratif très lisible (le rythme est même un peu flonflon), dessins très nets, techniques d’encrages traditionnels… Difficile de critiquer, donc, le travail des dessinateurs mais pas de quoi crier au génie. On peut même affirmer que les choix graphiques contribuent à rendre l’œuvre un peu plus ennuyeuse.

55

Difficile de critiquer ce premier album de la série WW 2.2 tant les intentions des auteurs apparaissent comme louables. Mais force est de dire que le récit, qui se veut autant pédagogique que divertissant, oublie en chemin son deuxième objectif. En lisant cet ouvrage, l’on a plus l’impression d’avoir affaire à une bande dessinée académique sur la seconde guerre mondiale qu’une aventure uchronique. Les lecteurs attirés par les aspects sf de la série seront forcément déçus. Quand aux véritables curieux d’Histoire militaire, ils risquent de passer à coté de WW 2.2, pensant avoir affaire à une pure histoire uchronique.

Critique de publiée le 13 avril 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit intelligent et éducatif
  • Des personnages bien dessinés
  • De lecture très facile
  • Un concept intéressant

Que faut-il oublier ?

  • Très peu d’action
  • Des aspect uchroniques mis au second plan
  • Un docu historique « maquillé » en SF

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