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Albator, Corsaire de l'Espace >

Critique du Film d'animation : Albator, Corsaire de l'Espace

Avis critique rédigé par Gil P. le samedi 4 janvier 2014 à 12:36

Le voilà, Albator.... ou pas.

Pour qui a été jeune dans les années 80, Albator c'est une référence que tous les garçons (et quelques filles) se partagent. C'est le capitaine corsaire qui n'avait en tête que la justice et qui était multidiffusé par les émissions pour enfants de l'époque. De "78" à "84" (l'adaptation suivante), Albator n'a jamais vraiment changé, même si la chronologie était complètement foirée (très peu de rapport entre 84 et 78), il était notre héros intangible.

Riche d'une kyrilles de spin-off dont une a une carrière télévisuelle à l'époque (galaxy 999), Albator c'est un peu l'histoire de nos médias modernes. On a redécouvert ses aventures en DVD pas cher à Cdiscount avant de pouvoir profiter des spin off sur le cable/ADSL (Game One) jamais vraiment traduits sur une grande antenne ni sortis  auparavant que sont  Gun Frontier et Cosmowarrior Zero (toutes ressemblance avec Yama du film n'est pas fortuite, mais j'y viendrais bientôt)... Et si un diffuseur en voulait il y en a encore plein les cartons de spin-offs divers et variés.

Pour autant, dans ceux que j'ai vu, je n'ai jamais constaté une histoire aussi tirée par les cheveux que le film propose. En imposant un faux rythme, il promet pourtant tout ce qui peut faire d'Albator le héros sans tache:  une mission qui est un idéal de vie, des personnages globalement respectés, une esthétique parfaite, tous les détails que l'on a aimé (notamment une séquence Far West qui rappelle Gun Frontier) et un jeune apprenti héros, qui a une double histoire mais auquel on pourrait s'identifier.

Le film passe même par une scène totalement hors du temps de douche de l'une des membres de l'équipage, en mode "whaaaaaat?" qui est clairement un revival des scènes dénudées qui peuplaient tous nos animés de jeunesse (Cobra, Nicky Larson). Pourquoi pas, mais en dehors de cela le propos plombe d'une manière magistrale le film et on s'ennuie une bonne partie du temps sans jamais pouvoir émerger plus de quelques minutes aux scènes clés et pendant les bagarres, pourtant épiques.

On est passé à côté de quelque chose et c'est très énervant sincèrement. Dans un autre style de foirage, Total Recall était lui aussi passé à côté de son sujet dans l'excès inverse en mettant une histoire simpliste sur un univers connu.

45

Le bonheur de revoir Albator a été de courte durée puisqu'on rentre d'emblée dans un faux rythme pour cette adaptation proche des délires philosophiques de l'adaptation de Final Fantasy. Pour un public averti et probablement différent des fans des séries et des spin off... même si tout y est (les détails), on s'ennuie mollement une bonne partie du film en étant réveillé à l'occasion par quelques dialogues chocs, 3 scènes ultimes et un troll. Un peu dommage de se gâcher Albator comme ça... Du coup je suis moins pressé pour le Cobra.

Critique de publiée le 4 janvier 2014.

Que faut-il en retenir ?

  • Le vaisseau
  • Les batailles
  • la scène de la douche
  • L'équipe et les costumes, énormes

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire de méta-philosophie à se flinguer

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