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Critique du Film : World War Z
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Critique du Film : World War Z

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 30 juin 2013 à 1822

Brad Save the world

Gerry Lane et sa petite famille se retrouvent coincés dans un embouteillage. Jusque-là, rien de vraiment exceptionnel, après tout cela est souvent le quotidien d'une grande ville. Mais remarquer que des flics courent dans tous les sens et ne prêtent même pas garde à éviter de percuter des rétroviseurs, voilà une chose inhabituelle. Du moins pour un ancien enquêteur des Nations Unies comme Gerry. En fait, il a bien raison, Gerry, car en quelques minutes ce qui paraissait un banal engorgement de véhicules va se transformer en véritable chaos ou des gens vont se mettre à courir dans tous les sens pour mordre toutes personnes a porté d'ouïe. Mais comme Gerry est de ceux qui en ont vu d'autres, il va tout entreprendre pour protéger sa famille, quitte à risquer sa propre vie.

Tout d’abord, une précision nécessaire. Si World War Z est l’adaptation du livre du même nom de Max Brooks, cet avis se concentre sur l'œuvre cinématographique et n’entretient aucune comparaison, puisque – je vais être honnête - je n'ai pas lu le roman.

Brad Pitt et sa famille

World War Z est un projet qui ne date pas d'hier puisque les droits appartiennent à la Paramount depuis 2006 par Paramount. Cette adaptation cinématographique avait tout pour être un projet alléchant puisque confiée dans un premier temps à J. Michael Straczynski, connu pour œuvrer dans l'écriture de quelques comics book mais surtout pour avoir créé Babylon 5 ou écrit le scénario de L'échange de Clint Eastwood. Mais voilà, après en avoir écrit une grosse partie du récit, Straczynski fut remercié et remplacé par Matthew Michael Carnahan (Jeux de pouvoir, le royaume). La rumeur dit que ce dernier prit la décision de s'éloigner quelque peu du récit pour recentrer l'action autour d'un ancien spécialiste de terrain des Nations Unies. Matthew Michael Carnahan finalise donc un scénario validé par Forster, Pitt (qui exerce aussi la fonction de producteur) et la Paramount. Le tournage pouvait donc commencer. Mais en cours de production, les désaccords vont devenir légion et le scénario va être une nouvelle fois retouché, cette fois en passant dans les mains de Drew Goddard (la cabane dans les bois) et Damon Lindelof (Prometheus). On sait aussi que, par la suite, Marc Forster n’eut pas son moindre mot à dire sur le montage (d'après les bruits de couloir, la cause en serait Brad Pitt). Tout ça pour dire qu'une chose est donc certaine, World War Z s'est fait dans la douleur, et à la vue du résultat on peu dire que cela se perçoit quelque peu – même s’il aurait pu être bien pire. En fait, le scénario ressemble désormais plus à un "Brat Pitt Vs World Of Zombies" ou un "Brad Pitt, Man Of Steel". On se retrouve devant un produit familial ultra calibré, vide de toute substance, mais la dose de feu d'artifice est assez présente pour faire illusion et le rythme est assez efficace pour que le spectateur ne sente pas passer les deux heures.

Le monde de Z

Amusant de voir que la substance "zombies", hier élément en or pour films à budget modeste - voire fauchés -  ou réalisateurs décidant de mettre quelques idées politiques dans leurs films, soit devenu aujourd'hui le nouveau jouet des gros studios. Lorsqu'on voit World War Z, on se rend compte que la grosse machinerie est bel et bien en place. On a en effet rarement vu autant de plans larges montrant des morts vivants et des explosions. On a même droit à un incroyable crash d'avion et une conversion 3D totalement inutile. Puis, que dire de ce génial Brad Pitt qui se retrouve seule tête pensante du monde, apte à résoudre toutes les énigmes qui lui sont posées, mais aussi homme d'action plein de courage capable de faire face à tous les dangers. Le personnage de Gerry Lane n'a donc rien à envier à James Bond, voire même à n'importe quel super héros, car même sans gadget ou super pouvoir, il est à la hauteur de toutes les situations, même les plus périlleuses. En fait, si l’on devait de résumer World War Z, on dirait que c'est une sorte de Contagion (de Steven Soderbergh) ou d'Alerte (de Wolfgang Petersen) à la sauce 28 jours plus tard (Danny Boyle) mais avec une approche complètement décérébrée dans la lignée d'un Meurs un autre jour (Lee Tamahori), film dans lequel notre James Bond devenait justement une sorte de super héros. Le problème c'est qu'au passage on perd trois éléments phares, propres au genre "Morts-vivants".

En premier lieu, tout ce qui touche la tension. Hormis Pitt, tous les autres personnages font de la figuration. Du coup, si quelqu'un vient à mourir on s'en fout complètement. De toute façon, on ne s'inquiète du sort de personne, puisque le seul qu'on connaisse réellement c’est ce brave Gerry, et comme il est fort et que c'est aussi « The star », comment croire qu'il pourrait lui arriver malheur ? Ensuite, il y a l'aspect macabre. Le zombie, ça aiment mordre et ça apprécie particulièrement la chair humaine. Et ici, c’est bien foireux. La seule goutte de sang sera vaguement visible sur la joue de Gerry (bah oui, malgré tout, il peut saigner – un peu - notre héros). Enfin, troisième aspect du genre à passer à la trappe, et pas le moindre : l'aspect politique. Il y a bien quelques sous-entendus (peut-être des traces des premiers scripts ou du roman ?) mais on se focalise le plus possible sur Gerry, ce qui a tendance à amoindrir la portée de toute forme de message autre que celui de voir un monde rassemblé prêt à tout pour l'aider. Bref désormais, les Zombies ça court, ça mordillent, ça restent con, mais ont des exigences nutritionnelles… et ça claquent des dents.

un baiser avant de partir combattre des Zombis

Pour le reste, il parait un peu vain de parler technique de réalisation. Celle-ci est appliquée. On voit que le budget ne manquait pas et on retrouve les recettes qui ont déjà marché ailleurs. Aucun risque, aucune innovation ou approche qui vienne à proposer de la nouveauté, mais tout ce qui plaît au public d'aujourd'hui  (dans un sens large) semble mis à l'écran de la manière la plus consciencieuse possible. Il parait que le film est réalisé par Marc Forster (L'incroyable destin d’Harold Crick, Neverland) mais n'importe qui aurait pu être derrière la caméra. On peut en conclure que le réalisateur avait ses impôts à payer, qu'il a encaissé son chèque (en râlant un peu cependant) et a accepté de pauser son nom à un produit qui est de toute évidence tout sauf le sien.

En tout cas, on nous annonce une trilogie, et on a bien du mal à voir comment ils vont meubler deux autres films avec si peu de matière à disposition.



La conclusion de

World War Z est le spectacle familial par excellence. C’est propre, c’est rythmé, Bratt Pitt est beau et courageux, il y a beaucoup d'action, quasiment pas une goutte de sang, et ça regroupe des valeurs nobles telles que l'héroïsme, la famille, et l'aide à son prochain (si l'occasion se présente). Alors, soit vous rentrez dans la salle avec aucune exigence et vous passerez certainement un bon moment, soit vous être venu voir un film de zombies ambitieux qui va avoir un minimum de mordant, et là vous pleurez devant un produit ultra formaté dénué de toute personnalité.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film bien rythmé.
  • Un record de Z à l'écran.

Que faut-il oublier ?

  • Produit ultra formaté.
  • Aucune personnalité.

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