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Critique du roman : Cartographie des nuages [2007], par Sylvain T.

Avis critique rédigé par Sylvain T. le dimanche 3 mars 2013 à 15h55

Ne pas en perdre une ligne

C’est l’histoire d’un livre, qui parle d’un livre, qui parle d’un livre, et qui nous projette aussi en plein interrogatoire, dans un monde futuriste et complètement fou.

Complexe, Cartographie des nuages est sans doute l’une des œuvres les plus étranges qui m’ait été donné de lire. Long de plus de 700 pages dans sa version poche, ce livre est signé David Mitchell, un total inconnu dans le monde de la science-fiction ou du fantastique. Se jeter dans cet océan est donc loin d’être une tâche facile et on va rapidement s’en rendre compte, car au-delà de l’aspect narratif, c’est aussi quelques passages un poil trop descriptifs qui vont gâcher le plaisir de la découverte. Néanmoins, malgré ces quelques moments d’errances, l’auteur a su, avec un certain talent, jongler entre les différents récits et les époques pour nous captiver jusqu’à la dernière ligne.

Car Cartographie des nuages est un roman complètement à part, où l’auteur s’amuse à nous transporter dans différents univers, et choisissant d’utiliser une narration aux multiples visages. On commence l’aventure en compagnie d’un journal de bord, tenu par un certain Adam Ewing pour ensuite nous engouffrer dans un échange de lettres avec un mystérieux destinataire, en passant par la nouvelle policière mettant en scène une journaliste d’un magazine plus prompt à écrire sur le show-business que sur une centrale pouvant potentiellement faire des milliers de victimes. On s’arrête également du côté de la biographie d’un éditeur anglais, sans oublier le voyage vers le futur, en plein interrogatoire, avec une clone rebelle. Autant de façon de raconter une histoire qui trouble littéralement le lecteur. Le ton change, la narration aussi, l’époque vient compléter le tout, si bien que l’on a parfois l’impression de se perdre. Une structure originale qui a donc ses limites avec une tendance à la description trop pressante. Le découpage du récit est aussi très étrange avec des histoires qui s’entremêlent pour s’arrêter brutalement, avant de reprendre de plus belle quelques centaines de pages plus tard.

Il faut donc avoir le cœur bien accroché, ou plutôt une passion dévorante pour un sujet aussi fascinant que mystérieux : peut-on se réincarner et éviter de refaire les mêmes erreurs ? Cette question ne trouvera pas forcément de réponse convaincante, mais ce n’est pas l’intérêt principal du roman qui se contente de nous faire réfléchir sur différentes situations et des univers très différents ayant comme seul point commun, une tache de naissance en forme de comète. C’est aussi une belle façon de nous montrer la véritable nature de l’homme et si je devais ne choisir qu’un seul récit parmi les nombreuses facettes de Cartographie des nuages, j’aurais une préférence pour « La première enquête de Luisa Rey » qui est un polar haletant, bourré de rebondissements, et qui nous tient en haleine jusqu’au bout. Mais ne vous trompez pas, l’intégralité des récits, quel que soit leur forme, apporte leur pierre à l’édifice.

Si on regrette, comme dit plus haut, le trop-plein de description, il faut quand même avouer que David Mitchell réussit à nous imprégner d’un univers particulier avec ce genre de défauts. On ressort de la lecture changé, grandit même. Il y a tant de chose à dire sur Cartographie des nuages, mais difficile de tout résumer. L’idée de cette critique est avant de vous donner envie de lire cette œuvre d’envergure, complète et vraiment passionnante.

La conclusion de à propos du Roman : Cartographie des nuages [2007]

Sylvain T.
90

En alternant les styles de narrations, David Mitchell nous propulse dans un monde à la fois exigeant et palpitant qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. En choisissant de décrire tout est n’importe quoi, on peut parfois se sentir un peu perdu, un peu ennuyé même à certains moments, mais cela fait partie du jeu. Que ce soit dans le journal de bord, dans la fausse autobiographie, le polar, l’interrogatoire, et même dans l’échange épistolaire, on a bien du mal à se déconnecter de la réalité imposée par l’auteur, pour ne pas en perdre une ligne.

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