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Critique du Film d'animation : L'Étrange pouvoir de Norman
L'Étrange pouvoir de Norman >

Critique du Film d'animation : L'Étrange pouvoir de Norman

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 8 août 2012 à 0807

Tales of Norman

Blithe Hollow serait une petite ville comme les autres si elle n'avait pas été, il y de quelques 300 ans, le théâtre d'une chasse à la sorcière. Et il n'est pas rare que les conséquences passées affectent le présent. Par exemple, Norman Babcock n'est pas qu'un passionné des films d'horreur, il a aussi le don de voir et communiquer avec les morts (espèce humaine au potentiel assez rare, à regarder de près), mais surtout, Norman sera bientôt le seul être de la planète à pouvoir stopper un sortilège capable de sortir les morts leur tombe, fruit de la vengeance d’une sorcière.

Il n'y a pas à dire, c'est dans les vieilles recettes que l'on trouve le plus souvent ce qui se fait de meilleur surtout si on y ajoute quelques éléments « maisons ». On doit la technique du Stop-Motion à un certain Californien du nom de Willis H. O'Brien (le monde perdu, King Kong), puis, par la suite, le procédé fut perfectionné par un autre monsieur du nom de Ray Harryhausen (Jason et les Argonautes). L'animation, via tout d'abord des courts métrages ou des séries, ne mit pas très longtemps à tirer profit de ce procédé. Si de mauvaises langues ont annoncé la fin de l'animation en image par image avec l'arrivée de l’infographie 3D, des œuvres telles que Wallace et Gromit le mystère du lapin-garou, L'étrange noël de Monsieur Jack ou encore, dernièrement, Coraline, ont montré que ce procédé était loin d'avoir dit son dernier mot. Le Stop-Motion a pour lui, via ses personnages faits main, ses décors réels, sa mouvance naturelle, la capacité d'insuffler naturellement plus de charme et de vie qu'une image numérique artificielle. Pour autant, les projets construits autour de cette technique restent rares (même si 2012 a aussi pu profiter de la sortie des Pirates ! Bons à rien, Mauvais en tout) et c'est avec bel enthousiasme que nous attendions de découvrir les aventures de Norman, cela même si les noms de Sam Fell ou Chris Butler étaient loin de nous être familiers.

ParaNorman image 1

En effet, bien avant l'aspect technique, c’est l'aspect "geek" de l'entreprise et son scénario-hommage à l'horreur - et plus particulièrement aux " Contes de la crypte " - qui pouvaient plus sûrement nous attirer. Ici, l'esprit des comics book (édité chez EC Comics de 1950 à 1955), voire de la série, se retrouve autant dans les choix typographiques que dans l'aspect visuel ou les décors. Pour le reste, les références cinématographiques des films d'horreur (en particulier des années 80) sont tout aussi nombreuses, sinon plus. Cela se situe jusque dans les choix de placement des caméras (parfois l’esprit Sam Raimi n’est jamais trop loin) et pléthore de références plus marquées comme un téléphone ayant pour sonnerie le thème d’Halloween ou encore des zombies s'exclamant "braiiiinnn !" comme dans le Retour des morts-vivants. L'étrange pouvoir de Norman ne s'adresse pas pour autant qu'à un public "geek" adepte d’horreur. Si les fans de ce genre sauront de toute évidence capter au mieux un certain esprit du scénario, le film est avant tout un spectacle familial, une fable aussi belle qu'envoûtante, intelligemment écrite, capable de jouer sur de multiples niveaux de lecture, capables de s’adresser aux jeunes de la famille, comme à l’âme d’enfant qui sommeille en l’adulte. C'est un peu la formule et l’esprit des productions Amblin que l'on trouve ici, parfaitement adaptés (l’hommage – intentionnel ou pas - semble bien mieux réussi que sur Super8). Sans trop témoigner de cette connexion - pour ne pas trop en dévoiler—, on y retrouve ce mélange entre aventure, sentiment et humour, sans oublier qu’il s’agit d’un enfant devant faire face au scepticisme de ses proches et surtout des adultes peu enclins à ouvrir leur horizon. En terme d'esprit, on peut ne peux pas oublier d’évoquer "les crados", tant le design de quelques personnages vient aussi à nous y faire penser.

ParaNorman image 2

La technique n’est pas en reste, il y a même de quoi être impressionné quand on connaît la difficulté et la patience que demande un film réalisé en stop-motion. Lorsque la production se vante à dire que « tous les tabous du stop-motions ont été transgressés », elle n’est pas loin de la vérité. Car le constat est bien là, parfaitement visible à l’image, on y découvre des scènes de foule, des mouvements de caméra ultra complexes (il y a même des courses poursuites), de la bave et autres choses gluantes, avec des expressions de visages poussées comme rarement nous avions pu le voir jusqu’à présent. Et lorsqu’on regarde de plus près les CV de l’équipe, nous trouvons une belle explication à la réussite du projet. Ainsi, les producteurs sont déjà associés à des noms comme Wes Anderson, Henry Selick, le directeur de la photographie a travaillé sur Wallace et Gromit de Nick Park ou encore Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson, et Chris Butler (scénariste et réalisateur) se chargea par le passé du story-boad de Coraline.

ParaNorman image 3

Malgré tout, même si Norman est une très belle réussite pouvant prétendre comme étant l’un, voir le meilleur film d’animation de cette année 2012 (cependant, elle n'est pas encore terminée), nous n’arrivons pas à atteindre la perfection et l’enthousiasme d’un étrange noël de Monsieur Jack ou quelques-unes des premières œuvres de Pixar. Cela est dû en partie au fait que le film de Sam Fell et Chris Butler ne profite pas d’un bestiaire aussi riche et attachant que, par exemple, sur le film d’Henry Selick . Si Norman, son copain Neil, la soeurette Courtney, le malabar Alvin, GrandMa (la grand-mère de Norman) ou encore le juge zombie fonctionnent très bien et il que l’on éprouve une réelle affection pour ces personnages, les villageois, les parents de Norman, l'oncle, ou les Zombies secondaires paraissent assez fades et, plus encore, le professeur de théâtre, Mrs Henscher, finirait presque par agacer par son côté ultra forcé et caricatural. Du coup, d'une scène à une autre, l'attachement n'est pas le même, ce qui a aussi tendance à créer quelques pertes de rythme, même si cela ne nuit jamais au plaisir global ressenti à la vision du film.

 

La conclusion de

Il était une fois l'histoire d'un jeune gars prénommé Norman. Le gosse assurait plutôt bien pour ce qui était de parler aux morts (Cole Sear du Sixième Sens ne faisait pas mieux). Tel un Goon en puissance, il savait garder son sang-froid alors que d'autres auraient déjà couru dans les jupettes de leurs mamans. Suivre ses aventures fut un moment aussi palpitant que riche en humour et en émotion. Mais surtout, outre d’avoir de bons goûts cinématographiques, Norman savait garder un esprit toujours ultra ouvert. Découvrir cet étrange pouvoir de Norman fut donc un réel plaisir, ce dernier - en cette même période estivale de 2012 - se montrant bien supérieur et surprenant qu'une certaine Rebelle.

Que faut-il en retenir ?

  • La qualité de la stop-motion.
  • L'univers de Norman.
  • Un scénario aussi drôle que touchant.
  • Il se dégage un vrai esprit Amblin de cette production.

Que faut-il oublier ?

  • Des personnages secondaires manquant de charisme.

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